
Réalisateur :
Christian Duguay
Scénaristes :
John Pielmeier
G. Ross Parker
Producteur :
John Ryan
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Acteurs :
Robert Carlyle (Adolf Hitler)
Stockard Channing (Klara Hitler)
Jena Malone (Geli Raubal)
Julianna Margulies (Helene Hanfstaengl)
Matthew Modine (Fritz Gerlich)
Liev Schreiber (Ernst Hanfstaengl)
Peter Stormare (Ernst Röhm)
Friedrich von Thun (le général Erich von Ludendorff)
Peter O'Toole (le président Paul von Hindenburg)
Zoe Telford (Eva Braun)
Terence Harvey (Gustav Von Kahr)
Justin Salinger (le docteur Josef Goebbels)
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Résumé de l'Histoire :
Le film centre son propos sur le personnage de l'opportuniste Hitler, à peine contrebalancé par ceux de Ernst & Helene Hanfstaengl (Liev Schreiber & Julianna Margulies) ou celui de Fritz Gerlich (Matthew Modine), en journaliste opposant. On y retrouve ou découvre les prémices de ce qui sera son terrifiant programme de pouvoir et de destruction, les principaux événements qui ont conduit, ou auraient pu éviter, cette inexorable montée en puissance du plus grand artisan du mal qu'ai connu le XXe siècle, au point d'en devenir un symbole. Sa personnalité trouble, la construction méthodique de son personnage et de son discours, qui puise dans le rêve mythique allemand pour mieux façonner le cauchemar d'une réalité à venir, sont assez bien dépeintes. Les relations ambiguës qu'il entretenait avec les femmes, Helene Hanfstaengl, sa nièce Geli Raubal et Eva Braun sont soulignées dans une parallélisme intéressant avec sa conception du pouvoir : séduire (en utilisant les faiblesses de l'autre), enfermer, bâillonner, pervertir et, finalement, détruire. Seule différence notable, sa relative impuissance dans la joute amoureuse.
La mise en scène, parfois un peu démonstrative, est bien rythmée, sans réel temps mort, élément primordial pour capter l'attention du spectateur pendant les plus de deux heures de la version courte du métrage. L'interprétation de Robert Carlyle (second rôle dans Trainspotting) est plus que convaincante, même si un comédien (et une distribution) allemand(e), de surcroît dans sa langue maternelle, aurait peut-être gagné en force et crédibilité. Les prestations, secondaires, de Matthew Modine et (du septuagénaire) Peter O'Toole ne sont pas déterminantes et apparaissent davantage comme des arguments marketing. Au final, un téléfilm, moins décisif que certains documentaires sur la période, mais réellement intéressant. Dommage que nous n'ayons pas droit à sa version intégrale de trois heures.





