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Chronique du Scatopode nº8

Le Scatopode nº8 - 3 ème trimestre 1997

Chroniques réalisées :

Single Engel et Album Sehnsucht

Auteur de l'article : Roger

Qualité de l'analyse : Bonne

Single Engel et Engel Fan edition

RAMMSTEIN s'assagissent quelque peu avec ce maxi, j'en veux pour preuve la pochette en digipack très classe (on y voit le chanteur en costume sur une chaise électrique) et le refrain de mélodies sur les 2 nouveau morceaux Engel avec ses cœurs féminins angéliques, donc de circonstance, et sa petite mélodie à la Ennio Moricone s'affirme d'emblée comme un tube imparable. Plus on l'écoute, plus on l'aime. Sehnsucht est quant à lui plus rapide, dans le style habituel (voix gutturale en schleu, riffs gras à la OOMPH!), la nouveauté étant ici les petites séquences dignes de KMFDM. A part cela, on retrouve le morceau Rammstein en version album et 1 version club fort remuante réalisée par les anglais d'ESKIMOS & EGYPT. En somme rien a jeter. Du tout bon sur la version (Fan Edition), on a droit en plus à 2 titres live datant de la période pre-Herzeleid, donc un peu plus Dark-wave dans l'âme. Saluons aussi la louable, initiative de XIII bis records qui a décidé de sortir l'excellentissime premier album de RAMMSTEIN en France. Même 2 ans après sa sortie, Herzeleid et son tanzmetal à la croisée de OOMPH! et LAIBACH resta toujours aussi puissant et irrésistible. A noter que l'édition française comprend 6 textes de chansons traduits dans notre langue et prouvant à leurs détracteurs que RAMMSTEIN pratiquent le second degré sans modération. Indispensable me semble être un bon qualificatif.

Album Sehnsucht

Avec Sehnsucht, RAMMSTEIN franchissent sans problème l'étape cruciale du deuxième album, étape toujours difficile lorsqu'on a sorti un premier album aussi fort et acclamé que le terrible Herzeleid. RAMMSTEIN restent fidèles à leur Tanzmetal mâle et brutal. La petite nouveauté étant ici un regain général de finesse, le chant reste germanique et guttural mais se fait parfois plus doux et il y a un peu plus de petits sons electro mélodieux, les riffs de grattes restent quant à eu carrés de carré. Les 6 premières chansons ont toutes la carrure de hits tant elles sont épiques et imparables, et même si l'album marque un peu moins une fois passé l'inévitable slow Klavier, force est de s'incliner devant la puissance et le savoir-faire de cette redoutable machine de guerre teutonne. Indispensable