Rammstein World - Multimédia - Presse
Interview du Hard Rock nº50
Après avoir passé deux ans sur les routes d'Europe et d'Amérique du Nord, nos Teutons on fire préférés lèvent enfin le pied et ponctuent le Sehnsucht Tour d'un Live aus Berlin (sorti le 31 août) de dix-huit titres, enregistré dans leur ville d'origine, album qui sera suivi quelques jours plus tard de sa version vidéo que l'on imagine déjà plus que fumante. Le claviériste SM. Flake Lorenz est venu nous parler de tout ça.
Flake, tout seul même si, au départ, le timide et introverti chanteur Till Lindemann devait se joindre au cirque promotionnel. "Devait" car le malchanceux a imité son compatriote Michael Schumacher à Silverstone et a été victime d'un très violent accident de voiture, l'empêchant de s'entretenir avec la presse européenne. C'est donc face à un Flake de très bonne humeur et à un traducteur de niveau très moyen que nous nous retrouvons en ce matin du mois de juillet à discuter le bout de feu. Car Rammstein a beau avoir passé un paquet de temps outre-Atlantique, les musiciens évitent toujours les interviews en anglais et s'expriment donc en Allemand. Excusez donc si certains des propos qui suivent peuvent parfois paraître laconiques, mais le jeune homme en charge de l'interprétation durant cette interview était à peu près aussi bon en allemand que votre serviteur en moldo-slovaque (cf. ghost-track de notre samplern1- 31)
Vous revenez juste d'une tournée de trois semaines aux Etats-Unis, en compagnie de Soulfly et Skunk Anansie. Comment s'est-elle passée ?
Très bien puisque, pour la première fois de notre carrière, nous jouions là-bas en tête d'affiche et le public venait pour nous. C'était plus facile cette fois car, des coulisses, on pouvait entendre la foule crier "Rammstein ! Rammstein !" et non "Korn ! Korn ! (rires)". Au niveau des relations avec les autres groupes, nous nous sommes très bien entendu avec Skunk Anansie. Avec Soulfly, ça a été un peu plus dur parce que leur musique est si violente que nous avions moins de connexions artistiques, mais ça s'est bien passé quand même.
Comment les fans allemands ont-ils perçu le fait que vous insistiez tant pour réussir aux Etats-Unis ?
Ils n'ont pas tellement apprécié, ce que, dans un sens, je peux comprendre. Mais d'un côté, quel choix avons-nous ? Celui de rester perpétuellement chez nous ?
Vous avez du succès aux Etats-Unis et dans toute l'Europe... A l'exception de l'Angleterre. Comment expliques-tu ça ?
Je ne sais pas vraiment. Je suppose juste qu'il y a une telle offre de groupes en Angleterre, et ils ont un passé si important dans la rock-music avec des gens comme les Beatles et les Rolling Stones, qu'ils doivent être devenus un peu chauvins avec le temps !
Pourquoi sortir Live aus Berlin aujourd'hui, après seulement deux albums ?
C'est un cadeau que nous avons voulu offrir à nos fans allemands, pour les faire patienter jusqu'au troisième disque. C'est un concert qui a été enregistré dans un stade de Berlin, en plein air, avec 25 000 personnes environ. Il s'agissait de deux concerts spéciaux que nous avons donné avec des effets spéciaux différents de ceux que nous avons utilisés sur nos tournées jusqu'à présent.
Est-ce qu'il faut considérer cet album comme la fin du premier chapitre de la carrière du groupe, et dire que celui-ci aborde aujourd'hui la suite avec un vrai statut d'über Star?
Des superstars, je ne sais pas, mais il est sûr que le groupe entame une nouvelle phase. Sans pour cela oublier ce que nous avons fait jusqu'à présent, car il est bien évident que nous continuerons à jouer des anciens titres lors de notre future tournée.
Quel bilan dresses-tu de ces quatre dernières années, celles durant lesquelles Rammstein a littéralement explosé ?
J'ai eu beaucoup de plaisir, et je peux même affirmer qu'il s'agit des plus belles années que j'ai vécues.
J'ai eu l'occasion de t'observer avant les concerts. Tu es l'un des plus calmes du groupe, souvent seul à bouquiner dans ton coin, mais sur scène, tu es le pitre de service, celui qui se fait éjaculer ou qui vogue sur la foule en Zodiac.
Parce que sur scène, j'ai le droit de faire le pitre ! Tu m'imagines ainsi dans la vie de tous les jours (rires) ?
Mais t'en n'as pas marre de te faire humilier tous les soirs ?
Oui. j'en ai marre ! A un moment, on a voulu changer, que ce soit Till qui se fasse éjaculer dessus ; mais ça n'a pas fonctionné : tu m'imagines, moi, gaulé comme je suis, dominer un monstre physique comme Till (rires) ? On laissera tomber ça à l'avenir, de toute façon, comme le bateau. Ce truc est trop dangereux, je me suis blessé un nombre incalculable de fois : à Toronto, je suis tombé et je me suis carrément ouvert le crâne tout en me faisant piétiner !
Avez-vous commencé à travailler sur le successeur de Sehnsucht ?
Oui, un peu avant de partir sur notre dernière tournée US. Nous n'avons rien enregistré, mais on a commencé à proposer des idées. Nous travaillons de la façon suivante : l'un de nous propose quelque chose, et si ça plaît à trois d'entre nous, en bien nous travaillons dessus. C'est un processus très démocratique mais tout cela prend beaucoup de temps. Nous devrons cependant commencer l'enregistrement en septembre.
Toujours avec Jacob Hellner à la prod' ?
Oui, nous bossons très bien ensemble et nous n'avons pas envie d'essayer quelqu'un d'autre. En plus. Jacob est suédois mais il parle allemand, et nous ne nous sentons pas capables de travailler avec un producteur non germanophone. Et comme il n'y a pas de producteur allemand qui nous intéresse...
J'ai lu quelque part que sur Sehnsucht ?, c'est le guitariste Richard Kruspe qui était majoritairement responsable du travail d'écriture...
Il est vrai que c'est lui qui a apporté la majorité des idées de base de Sehnsucht ?, les mélodies, mais j'insiste sur le fait que la musique de Rammstein est vraiment le fruit d'un travail commun.
Combien de temps pensez-vous rester en studio ?
Six semaines. Mais avant de passer au mixage, nous ferons un "break", donc l'album ne sortira pas avant 2000. Nous ne savons pas du tout combien de temps nous passerons à mixer, et comme en plus, la maison de disques, une fois qu'elle a le produit fini, a besoin de trois mois pour organiser la promotion, déterminer l'artwork, faire une vidéo pour le single et faire le pressage des CDs, je suis incapable de te donner une date de sortie !
Tu ne vas pas remonter sur une scène avant un bout de temps. Tu n'as pas peur que ça te manque d'ici peu ?
Je pense qu'avant d'aborder le mixage, nous ferons une tournée secrète, sous un faux nom, afin de tester les nouveaux titres et voir s'ils fonctionnent sur scène.
Vous sortez de deux années de tournée intensive. Comment vous entendez-vous les uns avec les autres aujourd'hui ?
Très bien, toujours. Il faut savoir que nous nous connaissons tous depuis quinze ans. Et la base de ce groupe, avant d'être la musique, c'est l'amitié.










News
Archives des news
Newsletter
Forum
Chat
Livre d'Or
Boutique
Coin des fans
Sondages
Histoire du groupe
Les membres
Chronologie
Matériel
Rammstein en live
Récompenses
FAQ
Tablatures
Albums
Singles
DVD et VHS
Vidéographie
Livres
BO
Compilations
Reprises
Remixes
Galerie
Fonds d'écran
Audio
Vidéos
Goodies
Presse
Versions originales
Traductions
Fiches paroles
Contact
L'équipe du site
Aide
Charte d'utilisation
Liens
Nous aider

















Contenu :
Interview donnée par Flake sur les tournées Sehnsucht, dont celle aux Etats-unis
Auteur de l'article : Olivier ROUHET