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Live report du Hard Rock nº75

Hard Rock nº75 - janvier 2002

Setlist :

5/4 (intro) | Mein Herz brennt | Links 2-3-4 | Sehnsucht | Feuer frei! | Rein raus | Adios | Mutter | Spieluhr | Zwitter | Weisses Fleisch | Asche zu Asche | Du hast | Buck dich | Rammstein | Sonne | Ich will | Stripped

Auteur de l'article : Sebastien BAERT

Zenith le 10 Novembre 2001

Durée : 1 h 35

Son : impeccable

Lights : géants

Ambiance : entendre tout un Zénith chanter les refrains en allemand, un grand moment !

Le moment fort : Buck dich avec sa chorégraphie pas fine !

Deuxième partie de la gigantesque tournée de Rammstein. La première était consacrée aux petits clubs (l'Elysée-Montmartre au printemps dernier), tandis que celle-ci est destinée aux salles plus grandes. Ce sont toujours les excellents Clawfinger qui sont chargés de chauffer la salle grâce à leurs hymnes imparables (Nigger, Truth, Do What I Say et le catchy Out To Get Me issu du petit dernier, A Whole Lot Of Nothing, entre autres).

C'est avec une impatience non dissimulée que nous attendions le retour des Teutons dans notre belle capitale, avec le son énorme, tous les moyens pyrotechniques et autres déployés, etc. Il en fut autrement. Pour on ne sait quelles raisons (ont été avancés le plan Vigipirate qui n'autorise pas les explosifs, et la sécurité du Zénith, avec son toit bâché...), les effets ne sont pas sortis des camions, et le show est resté assez "intime". Le terme est sans doute inadéquat étant donné que le chapiteau affichait complet. La setlist s'en est toutefois trouvée modifiée, puisque point de "Wollt ihr das Bett in Flammen sehen" avec son lance-flammes, etc. Pour en finir avec le plaisir des yeux, l'intro fut également bien sabrée puisqu'il n'y eut pas plus de fœtus géant pendu au plafond duquel tombent les musiciens que de docteurs pour les accueillir sur scène. Le tableau est bien noir, nous direz-vous... Eh bien, détrompez-vous. Musicalement Rammstein est irréprochable. Incarnant la rigueur allemande si souvent enviée, les six compagnons parviennent à prendre le public aux tripes. Till, frontman plus charismatique que jamais avec sa crête à l'iroquoise, dégage une aura terrible, à la limite du poignant. Un show qui a pu légèrement décevoir ceux qui ont déjà vu le groupe se produire sur une scène, à cause notamment de la reprise du dernier album en quasi-intégralité, comme à l'Elysée-Montmartre, mais un grand spectacle pour les autres. Vivement la prochaine fois !