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Rammschneider

Seemann

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La meilleure power ballade de Rammstein et sans doute l'une des meilleure que j'ai jamais entendu, Still loving you et Nothing else matter ne font clairement pas le poids. J'y voie personnellement une métaphore de la prostitution, mais j'ai franchement la flemme de commenter les paroles paragraphe par paragraphe, peut-être plus tard...

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Ce que j'y vois moi, c'est peut-être une métaphore sur la cruauté que peut avoir certaines fois les hommes avec leurs femmes.

Peut-être une relation avec les femmes battues, ils sont gentils, leur offre un abri (ce "vient dans mon bateau") et ce "à la fin je reste seul"...

Je sais pas comment expliquer..C'est une chanson assez difficile à cerner.

C'est pour ça que je vous demande votre avis.

Edited by Rammschneider

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J'adore Seemann , c'est vrai qu'elle aurais fait doublon avec Haifisch mais j'aurais adorer l'avoir au concert du MiG. Quand j'ai vu Ollie venir avec sa gratte acoustique j'ai eu un petit espoir même si c'étais évident que ce soit Frühling in Paris qui soit jouer. Pour moi c'est une magnifique balade , qui plus est , prouve que Rammstein dès le départ , possède une tendresse malgré la carapace écrasante des WIBDFS? , WF ou Rammstein. Enfin bref ,

C'est vrai que ton interprétations Rammschneider n'est pas bête .

C'est vrai que cette chanson est très mystérieuse, pour moi , c'est tout simplement une chanson d'amour désespéré qu'un homme chante à une femme qui vient de le quitter.

Viens dans mon bateau (Viens avec moi)

Une tempête se lève ( L'homme souffre)

Et la nuit tombe

Où veux-tu aller

Comme ça toute seule ( Ce qui suggère que la femme n'a pas trouver de nouveau compagnon et n'enchaine simplement que

À la dérive que les plans culs. )

Qui va te tenir la main

Quand tu seras

Entraînée vers le fond ( Finalement elle est aussi seule que lui et n'est pas heureuse)

Où t'en vas-tu

La mer glacée ( L'homme ne comprend pas pourquoi il est rejeter , il voit qu'elle n'est pas heureuse et qu'elle

N'a pas de rives l'aime encore )

Viens dans mon bateau ( Viens avec moi )

Le vent d'automne gonfle

Les voiles ( L'amour nous enmenera)

Et te voilà maintenant auprès du réverbère ( Te revoila seule)

Le visage plein de larmes ( Triste)

La lumière du jour décline ( Encore un flirt terminer)

Le vent d'automne balaie les rues ( L'amour est balayé )

Et te voilà maintenant auprès du réverbère

Le visage plein de larmes

La lumière du soir chasse les ombres

Le temps se fige et l'automne arrive

Viens dans ma barque

Le désir sera

Le timonier ( Viens avec moi , notre amour sera notre raison de vivre )

Viens dans mon bateau

Le meilleur marin

C'était bien moi ( Viens avec moi , le meilleur petit ami (ou mari) c'étais bien moi )

Et te voilà auprès du réverbère ( Et te revoila seule)

Le visage plein de larmes ( Triste )

Tu prends le feu de la bougie

Le temps se fige et l'automne arrive ( Peut être se suicide t'elle )

Ils n'ont parlé que de ta mère ( Je ne comprend pas cette phrase , elle renvoie à plein d'autres interprétations )

Seule la nuit est si impitoyable

À la fin je reste seul

Le temps se fige

Et j'ai froid

Froid

Froid

Froid

Froid ( A la fin je reste seul et triste)

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Merci Chimerya !

ça m'eclaire un peu plus cette fois-ci. C'est une bonne interprétation.

Sur scène cependant, on le voit je crois sur le Bizzare festival 97, Till simule des gestes impudiques.

Ce qui prouve que cette chanson, et Rammstein en général peut avoir de nombreuses interprétations.

Moi non plus, je n'arrive pas à découvrir ce qui se cache derrière ce "Ils n'ont parlé que de ta mère"

Qu'est ce que la mère: -> mère -> élement de douceur, de compréhension, une amitié unique...La famille

Et ce "ils", qui sont ils ?

Ils -> plusieurs personnes -> qui connaissent la mère -> des amis ? -> de la famille ?

Donc on pourrait tourner ça en: La famille a été perturbée par cette séparation brutale

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De rien =)

C'est ce qui rend la chanson beaucoup plus mystérieuse.

Je reste sur ton interprétation de cette phrase "La famille a été perturbée par cette séparation brutale".

Mais c'est sur que cette chanson doit renfermer plein de secret , seul connu par Till =) , avec tant d'interprétations inimaginable.

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Enfin je vais peut être dire un truc con, mais faire une analyse et une interprétation d'une traduction est-ce bien intelligent ?

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Cette chanson est magnifique, une de mes préferées avec Mutter,alors voici ma version si elle peut vous éclairer:

Si on fait abstraction de l'allégorie marine qui méne au support du voyage ou la volonté de donner un sens ou une direction à une situation (mer=voyage=but), je suis assez d'accord sur l'idée de la prostitution, ce qui colle bien à notre auteur! il se voit en sauveur de cette âme perdue dans le froid de la rue, il l'observe.

§2 "Treibst du davon" treiben peut se traduire par "baiser" (je vous laisse réfléchir ,c'est difficile à traduire!!...)

§3/4 Il veut lui faire prendre conscience de sa situation périlleuse

§5 Il veut l'aider, il s'identifie à l'automne(saison de changement/tritesse) il veut l'aider à changer, il est le changement.

§6 Le réverbére renvoie au cliché de la prostituée, elle pleure, elle a des regrets.

On peut voir également une évolution du temps (§6/7/10/11 ligne 3 pour chaque) elle reste longtemps dans la rue donc elle tapine!

"Die Zeit steht still und es wird Herbst" il arrête le temps en arrivant (si on garde l'idée de l'indentification à l'automne)

§8 Il la désire et il est le seul à pouvoir vraiment la sauver, il lui offre cette chance, il l'invite.

§9 "War doch ich" il parle au passé(le texte est au présent) on sait déjà qu'il a échoué!

§10 Elle est toujours là, la bougie symboliserait l'espoir, la chaleur?? elle se donne du courage ?(là, je séche ..)

§11 Cette fameuse premiére phrase , si on parle de prostituée pourrait trouver un sens, on la traite de fille de ..., ou peut être est elle fille de ...sinon je ne vois pas !

Par contre cela irait avec la suite ,car en fait, lui ne la juge pas ( "Ils parlent de ...,lui ne se sent pas concerné), puis il a peur pour elle, "la nuit est impitoyable", fin de l'histoire et de l'évolution du temps "am Ende.." il a échoué, le temps se fige, mais l'automne ne vient pas (il n'y est pas) et ne lui reste que le froid de la solitude.

Voilà,voilà, c'est ce que je ressens lorsque j'écoute Seemann (vous avez compris qq chose ?? tant mieux!!)

Edited by Die weiße Fee

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Je vous fais part une nouvelle fois de mes réflexions avec ces quelques remarques sur "Seemann".

 

 

Poétique et mélancolique, « Seemann » marque en quelque sorte une pause dans la dureté de l'album Herzeleid. Si on trouve toujours les riffs typiques de Rammstein, la voix de Lindemann se fait plus douce. Quant au texte, il semble lui aussi, au premier abord, moins brutal. Avec une très grande agilité et une maitrise des mots, Lindemann parvient ici à révéler avec subtilité, une fois encore, la complexité des sentiments humains.

 

En donnant le titre « Seemann » au texte, Lindemann pose d'emblée les thématiques auxquelles l'auditeur s'attend : solitude, froid et figures féminines. (J'écris ici « figures féminines » au pluriel à dessein, nous verrons cela plus loin.)

 

Le marin est ici le narrateur. Il s'adresse à une jeune fille : « Viens dans mon bateau […] Où veux-tu aller / Comme ça toute seule / À la dérive ». On pourrait penser, dans ce contexte, qu'il s'adresse à une prostituée : « Et te voilà maintenant auprès du réverbère / Le visage plein de larmes / La lumière du jour décline / Le vent d'automne balaie les rues ». On imagine ici le port solitaire et froid : le marin vient d'arriver et recherche une prostitué pour combler sa solitude. Nous pouvons d'ailleurs noter que tout le texte est emprunt de sous entendus sexuels exprimant le désir du marin. Si nous les prenons dans l'ordre, le narrateur exprime d'abord le désir qui est en lui, et cette envie est si forte qu'il la compare à une « tempête », « Une tempête se lève ». Il fait même référence à l'expression physique du désir, « Le vent d'automne gonfle / Les voiles », « les voiles » étant une métaphore pour désigner son sexe. Dans un second temps, il semble vouloir la convaincre ou lui plaire, expliquant que le désir guidera ses gestes, « Le désir sera / Le timonier », et qu'il est bon amant, « Le meilleur marin / C'était bien moi ». Enfin le vers « Tu prends le feu de la bougie » pourrait être interprété comme l'accomplissement de l'acte sexuel, le feu étant métaphore du désir et la bougie celle, encore une fois, du sexe.

On notera ici la subtilité dont fait preuve Lindemann en utilisant un vocabulaire de la navigation et du monde marin pour en faire des images du désir.

 

S'il y a bon nombre de sous entendus sexuels, le texte est surtout emprunt de mélancolie. Les références à la nuit et à l'automne parviennent à créer une atmosphère froide et solitaire : « La nuit tombe », « La mer glacée », « Le vent d'automne », etc. On note la volonté de Lindemann d'insister sur cette atmosphère : dans le texte le mot « automne » est répété quatre fois, il y a six références à la nuit ou à la fin du jour, et on trouve l'adjectif « glacée » ainsi que le mot « froid » répété à cinq reprises à la fin du texte.

 

Dans cette ambiance mélancolique et froide, Lindemann insiste sur la solitude des deux protagonistes. Il insiste surtout sur la solitude de la jeune femme : « Où veux-tu aller / Comme ça toute seule / À la dérive / Qui va te tenir la main / Quand tu seras / Entraînée vers le fond / Où t'en vas-tu / La mer glacée / N'a pas de rives ». Le narrateur s'inquiète pour elle et veut montrer une attitude bienveillante ici. « Qui va te tenir la main » demande-t-il dans une attitude bienveillante, presque en opposition avec toutes les images du désir sensuel que nous avons déjà relevé.

 

Le dernier couplet marque une rupture : « Ils n'ont parlé que de ta mère ». Lorsque l'on écoute pour la première fois les paroles de cette chanson, ce vers nous paraît très obscure. Pourquoi le marin qui va voir une prostituée lui parle-t-il se sa mère ? Nous pouvons alors nous demander pourquoi cet homme plein de désir lubrique après des semaines passées en mer s'inquiète-t-il autant pour cette prostituée ? Ce paradoxe que nous avons souligné précédemment est une clé d'interprétation du texte. Le marin ne va pas voir une prostituée, il va voir sa fille. Voilà pourquoi l'essentiel du texte repose sur l'inquiétude du narrateur pour cette jeune femme. Voilà également pourquoi Lindemann a fait tant d'effort pour faire transparaître de ce texte une mélancolie profonde. Le père est loin de sa fille, ils se sentent seuls et abandonnés l'un si loin de l'autre.

 

Dans ce contexte d'interprétation, nous pouvons mieux comprendre la vers : « Ils n'ont parlé que de ta mère ». En effet, le père ayant du partir, on a confier la garde de son enfant à sa mère, comme c'est très (trop?) souvent le cas lorsque un couple se sépare. Certaines métaphores sexuelles peuvent également s'interpréter autrement. « Viens dans mon bateau / Le vent d'automne gonfle / Les voiles » : le père demande ici à sa fille de prendre pour un moment la mer avec lui, de profiter d'être ensemble et de chasser la solitude le temps d'un voyage. C'est cela que signifie le vers « La lumière du soir chasse les ombres ». Ils se sont retrouvés et pour un soir ils ne sont plus seuls. « Tu prends le feu de ma bougie » est une manière de dire qu'il lui donne toute sa chaleur, tout son amour lors de ce trop bref instant partagé. Car, le marin doit reprendre la mer, le père doit repartir et la douce chaleur du moment passé laisse place à nouveau à la mélancolie : « À la fin je reste seul / Le temps se fige / Et j'ai froid / Froid... »

 

Peut-être serait-il juste de dire ici que Lindemann livre dans ce texte un peu de lui-même. Pour moi, ce texte fait écho à divers poèmes de son recueil Messer dont le sujet est sa fille Nele. On sent qu'il est proche d'elle et que leur relation est fusionnelle. On sait également que Lindemann s'occupait de sa fille avant que Rammstein rencontre le succès. Il a alors du la laisser à sa mère pour partir en tournée avec le groupe, etc. Dans ce contexte l'image du marin prenant la mer pour des longues périodes peut être celle du chanteur, du musicien qui doit laisser son enfant pour partir en tourner. Dès leur premier album, les membres de Rammstein sont déjà conscient des aléas de leur métier. Ils expriment cela dans « Seemann » avec beaucoup de poésie.

 

Toutefois, Lindemann ne peut s'empêcher de se monter provocateur. En effet, la seconde interprétation de la chanson n'annule pas la première. Il mélange à dessein ces deux sentiments paradoxaux : lubricité et bienveillance. Les deux figures féminines qui transparaissent dans ce texte, celle de la pute et celle de la fille, si on peut les distinguer, sont pourtant bel et bien réunies ici. C'est sans doute sa manière de montrer la force avec laquelle on peut aimer son enfant, un instinct si fort qu'il en devient presque du désir. Il y a de quoi être mal à l'aise face à la manière dont est traitée la thématique de l'inceste ici. Ce thème est très présent dans les deux premiers albums de Rammstein. Dans Herzeleid, il transparait dans « Seemann » et « Laichzeit », et dans Sehnsucht il en fera deux chansons : « Tier » et « Spiel mit mir ».

 

Au delà de l'aspect subversif de cette chanson, Lindemann montre encore et toujours sa capacité à saisir et à retranscrire la complexité des sentiments humains. Il est ici virtuose dans la capacité à faire passer à travers une seule métaphore, une seule image, une double réalité. Au centre de l'album Herzeleid, cette musique plus douce ne présente pas un thème moins dur que les autres chansons de cet opus et exprime aussi une autre « peine de coeur ».

 

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« Et te voilà maintenant auprès du réverbère / Le visage plein de larmes / La lumière du jour décline». 

Ce passage m'a toujours fait penser à l'acte de fellation; je pense que cela se passe de détailles.

Edited by BückstabuGO

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Ouais pas faux. J'y avait pas pensé mais ça se tient, c'est cohérent avec le reste.

Au fait, la photo de ta tignasse me manque déjà

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