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fidji

Waidmanns Heil

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vous allez dire que je suis un tantinet obsédée (ce qui n'est pas vrai) ou que j'ai l'esprit mal tourné (ce qui est souvent vrai :lol: (bonjour la réputation que je vais me faire au bout de 3 posts :rolleyes: )

mais encore une fois il y a metaphore sexuelle.

En fait je pense que ce chasseur est un serial killer /violeur ce qui expliquerait que la victime est dépersonnalisée "die Kreatur" .

je reprends la traduction du site et mets en gras ce qui prête à double sens:

Depuis des jours déjà, je suis en chaleur

Alors, je vais aller chasser du gibier femelle

Et je resterai à l'affût jusqu'au matin

Pour pouvoir épauler et tirer

Sur terre ou sur mer

La mort guette / est en embuscade

La créature doit périr

Périr

Une jeune daine (biche) vient à portée de fusil

Qui a pris le soleil dans les roseaux / les marais

Elle laisse de belles traces dans la profondeur du fourré

Le miroir scintille, je reste collé (au viseur)

La queue frétille comme une anguille

Le fusil surgit du fourreau

Bonne chasse (1)

J'enlève la filasse de mes cornes (en fait il est écrit vom Horn donc singulier, donc MA corne)

Et la vise plein pot

Bonne chasse

Sur terre ou sur mer

La mort guette / est en embuscade

La créature doit périr

Bonne chasse

Périr

Bonne chasse

Elle ressent l'énergie jaillie de la gueule du canon

Quelques gouttes de sueur tombent sur le genou

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Oui oui il y a plusieurs allusion sexuelle.

Moi, ça me fais penser au sketch de Bigard avec la chasse.... :lol:

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vous allez dire que je suis un tantinet obsédée (ce qui n'est pas vrai) ou que j'ai l'esprit mal tourné (ce qui est souvent vrai :lol: (bonjour la réputation que je vais me faire au bout de 3 posts :rolleyes: )

mais encore une fois il y a metaphore sexuelle.

En fait je pense que ce chasseur est un serial killer /violeur ce qui expliquerait que la victime est dépersonnalisée "die Kreatur" .

Absolument d'accord avec toi ! C'est aussi l'idée qui m'est venu ce matin en l'écoutant !

mais vu comment est écrit cette chanson, vu les mots qui sont employés, on peut lui donner plus d'une signification...

On pourrait y voir, par exemple, le sujet du mâle dominant / femelle dominée - chassée, de la société patriarcale..

Je sais c'est tiré par les cheveux, et je ne pense pas que ce soit ça, mais c'est pour montrer qu'en cherchant un peu, on peut trouver beaucoup d'explications ! ^_^

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Oui oui ! J'y ai pensé aussi... Mais de toutes façon, ils ont dit [il me semble] qu'ils n'expliqueraient pas leurs paroles, c'est pas trop mal, ça reste le mystère.

Sinon, pour la musique en elle même, je pense que c'est ma favorite.

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moi aussi je l'aime bien.

Je n'aime pas la chasse mais l'impression générale est très "Taïauuuuuut !!!!!!!!!!" = à l'assaut,on voit plein d'images, chasse à courre, forêt en automne, étangs, ça donne la pêche.

ya quand même un truc : est ce que je suis la seule à trouver un air orientalisant au passage "auf dem meer..."

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moi aussi je l'aime bien.

Je n'aime pas la chasse mais l'impression générale est très "Taïauuuuuut !!!!!!!!!!" = à l'assaut,on voit plein d'images, chasse à courre, forêt en automne, étangs, ça donne la pêche.

ya quand même un truc : est ce que je suis la seule à trouver un air orientalisant au passage "auf dem meer..."

ouais moi aussi,Till a une voix qui me fait penser à une chanson arabe

pour l'explication des paroles,dans la phrase "La créature doit périr":je pense que le violeur ne cosidère pas la victime comme une personne et plus comme un objet sexuel (d'ou "la crétaure")

qu'en pesez vous?

Edited by rammsteineuse

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moi aussi je l'aime bien.

Je n'aime pas la chasse mais l'impression générale est très "Taïauuuuuut !!!!!!!!!!" = à l'assaut,on voit plein d'images, chasse à courre, forêt en automne, étangs, ça donne la pêche.

ya quand même un truc : est ce que je suis la seule à trouver un air orientalisant au passage "auf dem meer..."

ouais moi aussi,Till a une voix qui me fait penser à une chanson arabe

pour l'explication des paroles,dans la phrase "La créature doit périr":je pense que le violeur ne cosidère pas la victime comme une personne et plus comme un objet sexuel (d'ou "la crétaure")

qu'en pesez vous?

C'est possible mais comment expliques tu le "Muss Sterben !" ? Je ne vois vraiment pas quel est le rapport avec le viol ou le sex à ce niveau là...

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Bah il faut reprendre la métaphore filée du chasseur. Le chasseur tue l'animal en tirant son coup, le psychopathe sexuel tue sa victime en tirant le sien (ah ok la phrase digne du sketch des inconnus qui apporte rien :ph34r: ). Disons que le fait qu'elle meurt veut dire dans les deux contextes que le type a atteint sa cible. L'une meurt réellement, l'autre non.

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moi aussi je l'aime bien.

Je n'aime pas la chasse mais l'impression générale est très "Taïauuuuuut !!!!!!!!!!" = à l'assaut,on voit plein d'images, chasse à courre, forêt en automne, étangs, ça donne la pêche.

ya quand même un truc : est ce que je suis la seule à trouver un air orientalisant au passage "auf dem meer..."

ouais moi aussi,Till a une voix qui me fait penser à une chanson arabe

pour l'explication des paroles,dans la phrase "La créature doit périr":je pense que le violeur ne cosidère pas la victime comme une personne et plus comme un objet sexuel (d'ou "la crétaure")

qu'en pesez vous?

C'est possible mais comment expliques tu le "Muss Sterben !" ? Je ne vois vraiment pas quel est le rapport avec le viol ou le sex à ce niveau là...

c'est peut etre lui qui pense qu'elle doit mourrir,c'est peut etre pas la vérité

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ya quand même un truc : est ce que je suis la seule à trouver un air orientalisant au passage "auf dem meer..."

moi je voyais plutot ce passage comme un peu hip hop ^^

bien rythmé et tout

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J'ai une autre interprétation, moi... Sexuelle aussi, mais ça me parait évident! ^^' Je pense juste que c'est le jeu du sexe... Réussir à faire jouir l'autre. Le fameux double sens de la mort, qui désigne l'orgasme. Donc la créature doit mourir, ben... Faudrait que je relise le texte, mais je crois que ça se tient! ^^

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Cela faisait un moment que je n'avais pas déterré de vieux sujets ! Alors voici un petit commentaire comparé de "Du riechst so gut" et Waidmanns Heil". 


 


 


 


Il me paraît intéressant de faire un commentaire comparé des ces deux textes qui présentent une même image, celle de la chasse, de la traque, pour évoquer le jeu de séduction et l'acte sexuel.


 


Dans ces deux chansons le point de vue adopté est celui du chasseur. On remarque tout de même un certaine nuance : dans « Du riechst so gut » le narrateur est un prédateur qui poursuit sa proie « je te sens / Comme une bête sauvage qui cire parce qu'elle à faim / Je te renifle à des lieues à la ronde », alors qua dans « Waidmanns Heil » il s'agit d'un chasseur tuant du gibier « je vais aller chasser du gibier femelle / Et je resterai à l'affût jusqu'au matin / Pour pouvoir épauler et tirer ».


 


Dans chacun des textes, c'est toujours l'instinct et la pulsion qui guide l'acte du narrateur, « Depuis des jours déjà, je suis en chaleur » (WH), « La folie / n'est qu'un mince passerelle / Entre deux rives que sont la raison et l'instinct ». Une force non maîtrisée pousse à chaque fois le personnage à partir en chasse. Cette notion d'instinct est mise en valeur par un champs lexical des sens, « un enfant aveugle », « il sent sa mère », « Je ne te vois pas », « Je te flaire seulement, je te sens », « Je te renifle à des lieues à la ronde », « Tu sens si bon », « ta peau moite » (DRSG), « à l'affût », « Elle ressent l'énergie », (WH). On remarquera une certaine différence entre les deux chansons puisque « Waidmanns Heil », du point de vue de l'être humain qui chasse fait surtout une description visuelle du gibier, alors que dans « Du riechst so gut » l'animal traque grâce à son odorat.


 


Cette mise en valeur des sens a une évolution identique dans les deux textes : on passe d'une description olfactive (DRSG) ou visuelle (WH) à celle du toucher. Tous ces éléments tendent vers une métaphore filée : celle de la chasse/la traque pour décrire le jeu de séduction et l'acte sexuel. À chaque fois le rapport physique est décrit par la « peau moite » (DRSG) et la « sueur ». Comme souvent dans les textes de Lindemann, la violence est très présente et les deux textes tendent à décrire un viol. Ceci est assez clair dans la première chanson : « Arrête de crier et de te débattre », la victime n'est pas consentante. Ceci est moins évident dans « Waidmanns Heil » où il n'est pas question de résistance de la par de la proie.


 


Ainsi malgré ses points communs entre les deux textes, on commence à percevoir une certaine nuance. Dans la chanson de 1994 le plaisir éprouvé par le narrateur est la traque elle-même : les couplets insistent particulièrement sur les sens à l'affût, l'excitation provoquée par la course, par la peur de l'autre. Lorsqu'il s'agit d'évoquer le rapport sexuel lui-même le narrateur parle déception. « Oh, ne vois-tu pas le pont brûler / Arrête de crier et de te débattre / Sinon le pont va s'effondrer » : ici l'image du pont et du feu évoque explicitement le désir. Si le prédateur brûle de désir pendant qu'il poursuit la créature, au moment de passer à l'acte il s'éteint, ce sont les dernières flammes. On peut remarquer ici que si le « pont » est l'image du désir abstrait il peut aussi désigner le sexe de l'homme qui « s'[effondre] » lorsque le désir disparaît.


 


« Waidmanns Heil » se concentre autant sur la traque, le chasseur en embuscade, que sur l'acte physique. « La queue drétille comme une anguille / le fusil surgit du fourreau / [...] / J'enlève la filasse de mes cornes / Et la vise plein pot » : Lindemann décrit ici, avec un second degré certain, le sexe de l'homme en érection puis la pénétration. L'utilisation de termes de chasse très techniques ajoute effectivement un ton humoristique au texte, ton qui n'est absolument pas présent dans « Du riechst so gut ». On reste dans ce ton décalé au couplet suivant pour décrire la conclusion de l'acte sexuel : « Elle ressent l'énergie jaillie de la gueule du canon / Quelques gouttes de sueur tombent sur le genou ». Lindemann se montre riche de métaphores pour décrire le sperme, ici les « gouttes de sueurs », le « miel » dans « Bück dich », le « rêve blanc » dans « Spiel mit mir » et j'en passe.


 


Je me permets d'avancer un peu plus dans l'interprétation et de faire toujours le même constat : chez Rammstein le rapport homme-femme n'est jamais simple. Il s'agit toujours un rapport de force. L'homme doit se montrer plus fort, doit dominer la situation, doit blesser aussi. Il suffit de regarder des textes comme « Wollt Ihr das Bett in Flammen sehen », « Weißes Fleisch », « Klavier », « Rein raus », « Rosenrot », « Feuer und Wasser » ou encore « Liebe ist für alle da » pour voir une profonde incompréhension mutuelle. Il serait d'ailleurs intéressant de comparer ces chansons et d'écrire un article sur les relations homme-femme chez Rammstein. Peut-être trouverais-je un jour le courage de la faire.


 


Ainsi les deux chanson renouent avec un univers commun, toutefois, à quinze année d'intervalle, la comparaison montre une évolution dans l'écriture de Lindemann. « Do riechst so gut » semble plus grave, plus sérieuse : on parle d'un viol, le narrateur prend possession totale de la parole, c'est à dire qu'on ne voit aucune marque de l'auteur qui mettrait une certaine distance. Ceci va être le cas dans « Waidmanns Heil ». En effet, lorsque je soulignais le fait qu'il y avait un second degré dans la description de l'acte sexuel, je voulais montrer que Lindemann, en tant qu'auteur, se détache du narrateur. Il rit de l'action qui se produit, et il rit sans doute de lui-même. Les deux textes, si proches sont intéressants à mettre l'un en face de l'autre, ils sont à l'image de l'évolution d'une jeunesse qui se prend au sérieux, vers une certaine maturité donnant la capacité de rire de soi-même. 


Edited by CyrBrennt
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