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Je me permets d'ouvrir (encore) un nouveau sujet (en essayant d'écrire le titre sans faut cette fois-ci !) pour vous faire part de mes réflexions sur ce texte.

 

C'est à travers cette chanson que Rammstein s'adresse pour la première fois de manière directe à ses auditeurs : « Nous » (les membres du groupes) s'adressent à « Vous » (le public). Le groupe s'adressera à nouveau directement à ses admirateurs à travers « Rammlied », les deux textes ayant une parenté assumée, rien qu'à travers la lecture des titres : « Lied » (chanson). Le traitement de la thématique est elle aussi commune, puisque Lindemann va à la fois exprimer le dévouement du groupe pour ses auditeurs, tout en laissant un goût amer et presque ironique, alliance témoignant d'une véritable sincérité et d'une capacité d'analyse.

 

Ce qui me semble à prendre, dans un premier temps, au premier degré, et qui est touchant de sincérité, ces sont d'abord les mots du refrain : « Nous sommes nés pour la musique / Nous sommes les serviteurs de vos oreilles / Chaque fois que vous êtes tristes / Nous jouons pour vous ». Rammstein n'a de cesse d'exprimer dans un premier temps son amour pour la musique, ils ont été créé pour cela, c'est leur but, leur destin. Et à travers la musique, leur vocation est de panser les plaies intérieures, à la fois les leurs mais aussi celles des auditeurs. Cette chanson, on le comprend dès le titre, est alors un éloge de la musique, car elle est capable de guérir les blessures à la fois de ceux qui la jouent et de ceux qui l'écoute : « Quand vous ne pouvez pas dormir / Une chanson vous sera offerte / Et quand le ciel se brise / Une chanson tombe doucement de la lumière du ciel ». On trouve dans ce couplet le double aspect bénéfique de la musique : qui guérie ceux qui l'écoutent, nous pouvons ici souligner que la première moitié de ce couplet fait référence à l'enfance, puisque qu'on chante pour bercer ceux qui ne parviennent pas à s'endormir ; musique qui naît également du mal et des angoisses profonde, l'image du ciel qui se déchire est à l'image du cœur qui saigne, et de ce mal va naître une chose belle et bénéfique. Lindemann définit ici la musique comme une véritable fleur du Mal.

 

Lorsque j'ai fait l'analyse de « Rammlied » j'ai fait une faute de frappe en intervertissant les deux voyelles du mot « lied ». On remarque alors ici qu'en allemand les termes « chanson » et « mal » sont très proche, puisque « leid » se traduit « mal ». Ce lapsus que j'ai fait semble assez révélateur et prend un sens intéressant à la lecture de ce texte, dans lequel Rammstein souligne se lien étroit entre la musique qui naît du mal et qui en est à la fois le remède. On pourra d'ailleurs faire le même genre de remarques concernant « Rammlied ».

 

Il faut maintenant remarquer le champ lexical prédominant dans ce texte, il s'agit d'un vocabulaire religieux (« pardon », « serviteurs, « péché ») et plus précisément celui du « bien » (« bons », « sagement »). Le message des deux premiers couplets est clair, il faut être bon pour avoir droit à une chanson : « Qui fait le bien sera pardonné / Ainsi soyez bons comme il faut sur tous les chemins/ […] / Si vous vivez sans péché / Donnez sagement votre petite main les unes aux autres / Si vous ne lorgnez pas vers le soleil / Une chanson sera jouée pour vous ». Ces paroles font explicitement écho à la religion, il faut être un bon chrétien, renoncer au péché, ne pas céder à la tentation afin de pouvoir accéder au royaume de Dieu.

 

Ça y est, le mot est écrit. Dieu.

Dieux.

Oui, dans cette chanson ce sont bien nos six musiciens qui tiennent le rôle de la divinité. Ce sont eux qui ont le pouvoir de nous récompenser ou non par une chanson.

 

On touche alors ici l'aspect ironique et paradoxal du texte : les membres de Rammstein sont sincèrement heureux de composer et jouer, que leurs chansons trouvent un écho chez leurs admirateurs, d'avoir un lien si particulier avec eux. Mais voilà, arrive le revers de la médaille : ce qui devait être une relation égale et mutuelle s'est transformée en une relation d'admiration dans laquelle le groupe se trouve sur un piédestal dont il ne veut pas.

 

Nous comprenons alors que tout le champ lexical du bien est chargé d'ironie, parce qu'il prend le contre pied de toutes les thématiques du groupe, et plus particulièrement de Rosenrot. En effet, cet album présente des narrations dans lesquelles les personnages ne sont pas sages et se laissent aller à leurs pulsions.

 

Lindemann fait ici preuve d'une capacité analytique exceptionnelle. En effet, il ne se contente pas de se plaindre de ce statut de divinité, mais il est capable d'en jouer. Cette chanson dit aux admirateurs : « vous souhaitez faire de nous des dieux, alors nous allons être vos dieux ! ». La finesse avec laquelle il a écrit ce texte montre à quel point le groupe prend du recul sur ce qu'il est. C'est sans doute ça qui fait leur valeur : s'ils jouent de leur statut, ils semblent aussi savoir où est leur place, et ont conscience qu'il ne sont rien de plus que de simples êtres humains, tout comme cette foule qui les acclame.

 

« Ein Lied » est bien la chanson d'un véritable paradoxe : elle fait l'éloge de l'acte de création, rend hommage aux fans, toutefois elle décrit aussi les aspects négatifs de la notoriété du groupe et cette déification qui creuse un véritable gouffre entre eux et leurs fans. Ce qui unie, la musique et les textes, finie par éloigner. C'est pour cela que cette chanson est véritablement touchante : Rammstein se met à nu et fait preuve de sincérité envers son public. On retrouvera ce paradoxe dans « Rammlied », texte dans lequel les mêmes thématiques, seront abordées. Les deux chansons se font alors véritablement écho : alors que « Ein Lied » conclu Rosenrot, « Rammlied » ouvrira Liebe ist für alle da.

Edited by CyrBrennt
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La chanson parle d’un groupe qui sera toujours là pour jouer des chansons meme quand ça ne va pas. D’ailleurs Ein Lied est l’anagramme de Die Line qui veut dire Ligne de la Mort

Cette version laisse la porte ouverte à énormément d'interprétations :   - un toxicomane repenti, qui en veut à la cocaïne,   - un conducteur bloqué derrière un véhicule lent, qui ne peut do

Ta version est intéressante, mais un peu légère, je le crains...   On a oublié quelque chose : l'anagramme latin. Ein Lied, ça donne Line Dei. "Line", c'est le verbe "oindre" (c'est-à-dire "

J'aime énormément tes analyses, mais dans celle-ci il y à un point qui me laisse perplexe et qui du coup me met en désaccord.

Je ne comprend pas vraiment le paradoxe.

 

Ein Lied traite de la même thématique que Rammlied, le pouvoir de la "chanson" et la "déïfication" de Rammstein, même si les deux opte pour des directions différentes. Mais je ne vois pas le paradoxe entre le bonheur de jouer et d'avoir été mis sur un piédestal dont il ne veut pas.

 

Pour moi Rammstein assume complètement ce rôle, de se positionner en tant que Dieu, en tant que guide. Ils prennent conscience de l'impact de leurs arts, de leurs univers. Et pour moi, c'est ce qu'ils veulent.

 

Ein Lied reste la seule chanson parlant seulement de la relation de Rammstein et de son public, au contraire de Rammlied où certain vers peuvent faire échos au fonctionnement du groupe ( cf ton analyse :P ), ou alors à Los ou Haifisch qui parle du groupe en lui même.

 

Ein Lied se présente musicalement comme une berceuse ( c'est comme ça que je l'interprète ), et la façon de chanter de Till, presque en chuchotant à certain moment fait penser à un père, rassurant et berçant son enfant avant qu'il ne s'endorme. Dieu, figure Paternelle, Protectrice. On peut se dire mais quel culot ! D'où Rammstein ose prétendre être des Dieus, être une figure Paternel ou un quelconque modèle ? Et alors que Rammlied par dans cet énorme délire d'ambition, Ein Lied est beaucoup plus calme, et pour moi se veut juste sincère.

 

Nous sommes nés pour la musique
Nous sommes les serviteurs de vos oreilles
Chaque fois que vous êtes tristes
Nous jouons pour vous

 

Ils sont nées pour ça, ils l'ont dans leurs sang, c'est leur destinée pour ainsi dire. C'est pour eux leurs dévotions de jouer pour nous. C'est ce qu'ils voulaient et se rendent compte que c'est maintenant le cas, ils ont un public.

 

Qui fait le bien sera pardonné
Ainsi soyez bons comme il le faut sur tous les chemins
Puis vous recevrez bientôt de la visite
Nous arrivons avec le recueil de chansons

-

Si vous vivez sans péché
Donnez sagement votre petite main les uns aux autres
Si vous ne lorgnez pas vers le soleil
Une chanson sera jouée pour vous

 

 

 

"Qui fait le bien sera pardonné/Ainsi soyez bons comme il le faut sur tous les chemins", pour moi ce n'est pas Rammstein qui le dit, mais les "autres". Je me demandais comment interpréter ce vers, est-ce Rammstein qui demande de vivre sans pêché ? De faire le bien pour être pardonné ? Alors que les chansons de Rammstein aborde des sujets très sombre ou tabou comme l'inceste ou le viol, sans jamais émettre de jugement... Qu'elle est la notion de mal ? Et un des vers de Rammlied m'a éclairer " Si vous n'avez aucune réponse/Est juste ce qui est juste", ce que j'en déduit c'est que, ce que JE trouve juste, devient juste et que je dois alors me référer à moi et non à des règle établi par d'autre... Dieu ?

 

Dans Rammlied , Rammstein se présente comme une sorte de Dieu, de secte, de communauté mais les non-paria non pas besoin de se retrouver dans une communauté puisqu'ils en font déjà partie d'une plus grande ( religion, société...) .

 

Pour moi Rammstein s'adresse au paria, aux incompris, qui justement ne trouve pas de "remède" ( dans la religion par exemple ou dans la société en général ).

 

Du coup, j'interprète "Qui fait le bien sera pardonné/Ainsi soyez bons comme il le faut sur tous les chemins" comme des dictons qu'on nous rabâche pour qu'on entre dans le moule, puis vint ensuite "Puis vous recevrez bientôt de la visite/Nous arrivons avec le recueil de chansons", Rammstein entre dans notre vie avec leurs chansons, qui expose les sujets tabou sans jugement, parle de chagrins d'amour etc... Puis arrive le reffrain, qui vient nous expliquer les raisons de Rammstein, jouer pour panser nos tristesses.

 

"Si vous vivez sans péché/Donnez sagement votre petite main les uns aux autres", si vous vivez comme les autres, conformément aux règles, vous n'avez pas besoin de Rammstein, vous n'êtes pas seul, par contre "Si vous ne lorgnez pas vers le soleil/Une chanson sera jouée pour vous" , j'interprète le soleil > ciel > Dieu, si vous n'êtes pas envieux de leurs religion, de leurs morales et leurs codes, une chanson sera jouer pour vous, Rammstein sera là pour vous. 

 

Pour moi il y a cette répétition que Rammstein seras présent à nos côté, et qu'on est pas seul.

 

En fait... J'ai l'impression que Ein Lied est la chanson qui vient nous "recruter" dans la secte Rammstein.

Et que Rammlied est la consécration de se recrutement et que la secte Rammstein est créer.

 

Enfin voilà c'était mon point de vue, c'est mon interprétation je ne prétend absolument pas qu'elle est bonne x) , en fait c'est surtout que je ne comprends pas pourquoi tu dis que Rammstein ne voulait pas de ce rôle :/

 

 

 

 

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Cela fait un bout de temps que j'ai écrit cette analyse... J'avoue que c'est un peu difficile de te répondre là !

En tous cas je vois de l'ironie dans l'utilisation du champ lexical du Bien, et plus généralement en lien avec la religion. Pour moi, lorsque Lindemann décrit Rammstein comme une espèce de divinité il y a du paradoxe.

(Et c'est là que je me paraphrase.)

Comme je l'ai écrit je pense que cette chanson est à la fois très sincère, qu'elle décrit la relation privilégiée du groupe avec son public. Il    y a en quelque sorte un lien invisible, une compréhension mutuelle : les paroles, la musique parlent à l'auditeur. Il y a une émotion, un sentiment, une expérience partagés entre ceux qui créé et ceux qui écoutent.

La paradoxe je le vois dans cette profusion de vocabulaire religieux. Lindemann ne peut définitivement pas, selon moi, se prendre au sérieux lorsqu'il écrit : "Donnez sagement votre petite main les uns aux autres" ! Ce vers est ironique me semble-t-il, parce que Rammstein n'a pas pour ambition d'être un modèle. Le groupe ne cesse de mettre en scène des anti-héros, des personnages violents, des sentiments extrêmes (ce qui a une fonction cathartique). Et surtout, il me semble que le message de Rammstein (du moins il y a quelques années de ça) était d'être soi en dehors des limites de la société (cf. toutes les provocations...). Alors je n'imagine pas autre chose que de l'ironie lorsque qu'ils demandent d'être sage!

Ça c'est le premier degré de paradoxe. Mais il y en a un deuxième. Il réside dans le fait que la chanson est à la fois très sincère ("Nous sommes nés pour la musique...") mais que soudain le groupe endosse un rôle de "gourou". Les deux notions sont totalement en opposition. 

Pour aller plus loin et replacer cette chanson dans son contexte, il me semble aussi important de souligner que la période Reise, Reise et Rosenrot marque un tournant particulier pour le groupe : c'est là que le succès se fait vraiment ressentir et qu'une solide communauté de fans se construit. Et je voudrais souligner le vocabulaire utilisé ici : à cette période, les auditeurs (ou le public) cessent d'être "que" des auditeurs pour devenir des "fans". Et c'est là que quelque chose se joue pour le groupe. Quelque chose d'assez palpable dans les textes, et notamment dans LIFAD : ils semblent assumer totalement leur rôle de "secte Rammstein" tout en le subissant. Ils aiment se statut qui donne un sentiment de (toute) puissance et d'un autre côté ce n'est pas eux, pas véritablement ce qu'ils sont.

Si on regarde en arrière, Herzeleid est un album qui est né dans la sincérité, de leurs êtres "réels" (voir les interviews où ils expliquent le titre de l'album). LIFAD n'est rien d'autre que la création du "personnage Rammstein", de ce que les fans ont fait d'eux (n'y voyez pas ici un jugement de valeur, c'est un simple constat qui n'enlève en rien les quantités de cet album).

Encore une fois, pour revenir  à cette notion de paradoxe dans "Ein Lied", il réside dans une sorte de glissement entre la sincérité du groupe, véritablement fait pour la musique, et le rôle de dieux/gourous qu'ils ont été obligés d'endosser. Et, aussi ironique que cela puisse paraître, le succès qui les oblige désormais à tenir ce rôle est du à leur sincérité artistique !

 

Au final, je ne suis pas sûre que ce soit plus clair maintenant ! :blink::lol:

 

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  • 4 years later...
Il y a 3 heures, TheKeyboardfucker a dit :

La chanson parle d’un groupe qui sera toujours là pour jouer des chansons meme quand ça ne va pas. D’ailleurs Ein Lied est l’anagramme de Die Line qui veut dire Ligne de la Mort


Die Line, c’est pas « La ligne » en allemand ? En référence à la ligne de démarcation entre Berlin Est et Berlin Ouest ? Il y a un côté autobiographique dans le morceau. 
 

(Enfin, ça peut être les deux, Till étant fan des jeux de mots bilingue, comme le prouve le Yes it’s mein Teil/ Jetzt isst mein Teil). 

Edited by Herzwerk R.o.D
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Guest Im Namen des Herren

Cette chanson est un hommage de Rammstein à leur fan, ils déclarent être nés pour la musique et jouer pour nous.  Sans nous, les fans ils ne seraient rien. Cette chanson peu rappeler une petit anecdote sur Flake, il déclare que lui voulant à la base être médecin est très heureux lorsque le groupe reçoit des lettres de remerciement des fans. Rammstein a aidé beaucoup de personnes dépressives, malades, ect... Après avoir reçue de telles lettres, c'est leur tour de nous remercier à travers cette chanson.

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Le problème ici c’est l’inutilité, en plus sur un forum de die-hard fans comme celui-ci. C’est comme si tu allais écrire sur la fiche de Harry Potter sur Allociné que c’est un garçon qui a survécu à un sortilège puissant et qui fait de la magie dans une école de sorciers

 

Enfin... je me range du côté de @Till_Lindemann pour le coup

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il y a une heure, Armando a dit :

C'est une mauvaise chose que je donne mes avis sur les chansons du groupe ?

 

Le problème c'est que c'est des trucs que tout le monde sait déjà et qui ont été déjà dits en plus détaillé et fouillé sur les topics dédiés.

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Il y a 18 heures, Armando a dit :

Cette chanson est un hommage de Rammstein à leur fan, ils déclarent être nés pour la musique et jouer pour nous.  Sans nous, les fans ils ne seraient rien. Cette chanson peu rappeler une petit anecdote sur Flake, il déclare que lui voulant à la base être médecin est très heureux lorsque le groupe reçoit des lettres de remerciement des fans. Rammstein a aidé beaucoup de personnes dépressives, malades, ect... Après avoir reçue de telles lettres, c'est leur tour de nous remercier à travers cette chanson.


Du fond du cœur, merci. 
 

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Le 15/12/2020 à 17:44, TheKeyboardfucker a dit :

D’ailleurs Ein Lied est l’anagramme de Die Line qui veut dire Ligne de la Mort

 

En allemand, c'est die Linie avec un 'i' qui signifie juste "la ligne".

 

Et en anglais, ça marche pas au niveau grammatical (c'est une règle des noms composés en anglais: "die line" ne peut pas se traduire par "ligne de la Mort", ce serait plutôt "death line"* qu'il faudrait dire - à distinguer bien sûr de "deadline" qui signifie "date limite" ou "dernier délai")

 

[dieline existe mais n'a pas ce sens-là, on utilise ce mot pour parler d'un schéma spécifique, la représentation en 2D d'un objet en 3D]

 

Edit:

* D'ailleurs, il y a un film d'horreur de ce titre. ^_^

 

Il y a 12 heures, TheKeyboardfucker a dit :

Le problème ici c’est l’inutilité, en plus sur un forum de die-hard fans comme celui-ci.

 

Je trouve ça un peu abusé franchement. Si toi tu as le droit d'avancer ta propre théorie, alors qu'elle ne marche pas, je vois pas pourquoi il n'aurait pas le droit de balancer l'évidence ou un post à la limite du trollesque. Franchement, à mes yeux, c'est du même niveau. Je blâme aucun de vous deux et je réponds quand j'ai un truc à dire. La base sur un forum.

Edited by LudicrousC
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il y a 11 minutes, LudicrousC a dit :

 

En allemand, c'est die Linie avec un 'i' qui signifie juste "la ligne".

 

Et en anglais, ça marche pas au niveau grammatical (c'est une règle des noms composés en anglais: "die line" ne peut pas se traduire par "ligne de la Mort", ce serait plutôt "death line"* qu'il faudrait dire - à distinguer bien sûr de "deadline" qui signifie "date limite" ou "dernier délai")

 

[dieline existe mais n'a pas ce sens-là, on utilise ce mot pour parler d'un schéma spécifique, la représentation en 2D d'un objet en 3D]


C’était une blague 😶

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il y a 25 minutes, LudicrousC a dit :

 

En allemand, c'est die Linie avec un 'i' qui signifie juste "la ligne".

 

Et en anglais, ça marche pas au niveau grammatical (c'est une règle des noms composés en anglais: "die line" ne peut pas se traduire par "ligne de la Mort", ce serait plutôt "death line"* qu'il faudrait dire - à distinguer bien sûr de "deadline" qui signifie "date limite" ou "dernier délai")

 

[dieline existe mais n'a pas ce sens-là, on utilise ce mot pour parler d'un schéma spécifique, la représentation en 2D d'un objet en 3D]

 

Edit:

* D'ailleurs, il y a un film d'horreur de ce titre. ^_^

 

 

Je trouve ça un peu abusé franchement. Si toi tu as le droit d'avancer ta propre théorie, alors qu'elle ne marche pas, je vois pas pourquoi il n'aurait pas le droit de balancer l'évidence ou un post à la limite du trollesque. Franchement, à mes yeux, c'est du même niveau. Je blâme aucun de vous deux et je réponds quand j'ai un truc à dire. La base sur un forum.

Désolé j’avais oublié la virgule :

 

Die, Line signifie « Meurs, ligne ». Un homme fâché contre une ligne lui ordonne de mourir, à l’impératif donc.

 

Pardon Mme Ludicrous Climax Of The Devil, je ne ferai plus d’erreur grammaticale en anglais

Edited by TheKeyboardfucker
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il y a 2 minutes, TheKeyboardfucker a dit :

Die, Line signifie « Meurs, ligne ». Un homme fâché contre une ligne lui ordonne de mourir, à l’impératif donc.

 

Cette version laisse la porte ouverte à énormément d'interprétations : 

 - un toxicomane repenti, qui en veut à la cocaïne, 

 - un conducteur bloqué derrière un véhicule lent, qui ne peut doubler à cause de la ligne continue, 

 - un type qui a été humilié à l'école par un professeur, tout ça parce qu'il n'arrivait pas à écrire droit sur les lignes, 

 - n'importe quel tennisman ayant perdu une compétition importante parce que la balle a atterri sur la ligne, mais un peu trop du mauvais côté (valable pour plein d'autres sports, ceci dit), 

 - un pêcheur, qui a raté le brochet de la décennie, tout ça parce que sa ligne s'est emmêlé, 

 - un type qui s'est fait virer par une compagnie aérienne (airline, en anglais). 

 

Sinon, il reste un anagramme que tu n'as pas pris en compte : Die, Neil (Crève, Neil). Est-ce que Till souhaite la mort de ce Neil ? Si oui, lequel ?

Neil Armstrong ? À cause du clip d'Amerika ? 

Neil Young ? Par opposition à Alter Mann ? 

Neil Diamond ? Et il finit par s'excuser 15 ans après avec Diamant ? 

Neil Patrick Harris ? Ça serait une suite à Mann Gegen Mann ? 

La saint Neil a lieu le 18 août, le lendemain de mon anniversaire. Est-ce une tentative pour m'atteindre ?

 

Je crains que cette chanson ne recèle une énorme part de mystère, pourtant inattendue, de prime abord...

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il y a 3 minutes, Adios234 a dit :

 

Cette version laisse la porte ouverte à énormément d'interprétations : 

 - un toxicomane repenti, qui en veut à la cocaïne, 

 - un conducteur bloqué derrière un véhicule lent, qui ne peut doubler à cause de la ligne continue, 

 - un type qui a été humilié à l'école par un professeur, tout ça parce qu'il n'arrivait pas à écrire droit sur les lignes, 

 - n'importe quel tennisman ayant perdu une compétition importante parce que la balle a atterri sur la ligne, mais un peu trop du mauvais côté (valable pour plein d'autres sports, ceci dit), 

 - un pêcheur, qui a raté le brochet de la décennie, tout ça parce que sa ligne s'est emmêlé, 

 - un type qui s'est fait virer par une compagnie aérienne (airline, en anglais). 

 

Sinon, il reste un anagramme que tu n'as pas pris en compte : Die, Neil (Crève, Neil). Est-ce que Till souhaite la mort de ce Neil ? Si oui, lequel ?

Neil Armstrong ? À cause du clip d'Amerika ? 

Neil Young ? Par opposition à Alter Mann ? 

Neil Diamond ? Et il finit par s'excuser 15 ans après avec Diamant ? 

Neil Patrick Harris ? Ça serait une suite à Mann Gegen Mann ? 

La saint Neil a lieu le 18 août, le lendemain de mon anniversaire. Est-ce une tentative pour m'atteindre ?

 

Je crains que cette chanson ne recèle une énorme part de mystère, pourtant inattendue, de prime abord...

Tes hypothèses sont extraordinaires ! Mais je crains que nous ne puissions retirer le véritable sens de cette chanson pour le moment, hélas !

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J'ai l'impression que vous partez dans des hypothèses extravagantes alors que c'est juste à cause de la dysorthographie de Till : il a écrit Lied (chanson) au lieu de Leid (douleur).


Donc dans :

Und der Himmel bricht / Et quand le ciel se brise
Ein Lied Leid fällt weich von Himmelslicht / Une chanson douleur tombe doucement de la lumière du ciel

 

Till parle de la fin du monde (c'est pour ça que c'est la dernière chanson de l'album), qui prend la forme d'une météorite (d'où les vers "Wer Gutes tut dem wird vergeben" et "Wenn ihr ohne Sünde lebt" qui font référence au Jugement dernier).

Edited by Herzwerk R.o.D
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il y a 5 minutes, Herzwerk R.o.D a dit :

J'ai l'impression que vous partez dans des hypothèses extravagantes alors que c'est juste à cause de la dysorthographie de Till : il a écrit Lied (chanson) au lieu de Leid (douleur).

 

Ta version est intéressante, mais un peu légère, je le crains...

 

On a oublié quelque chose : l'anagramme latin. Ein Lied, ça donne Line Dei. "Line", c'est le verbe "oindre" (c'est-à-dire "frotter, masser à l'aide d'un corps gras", genre de l'huile, ou du beurre si on est en Bretagne), et "Dei", c'est-à-dire dire "Dieu". Et vous m'excuserez, mais "le Dieu du Frottage", ça ressemble amplement à un thème qui intéresserait Till pour une chanson. D'autant que depuis Zeig Dich, on sait qu'il est bilingue allemand-latin (et vu le niveau de latin dans Zeig Dich, ça fait un moment...) !

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il y a 18 minutes, Adios234 a dit :

 

Ta version est intéressante, mais un peu légère, je le crains...

 

On a oublié quelque chose : l'anagramme latin. Ein Lied, ça donne Line Dei. "Line", c'est le verbe "oindre" (c'est-à-dire "frotter, masser à l'aide d'un corps gras", genre de l'huile, ou du beurre si on est en Bretagne), et "Dei", c'est-à-dire dire "Dieu". Et vous m'excuserez, mais "le Dieu du Frottage", ça ressemble amplement à un thème qui intéresserait Till pour une chanson. D'autant que depuis Zeig Dich, on sait qu'il est bilingue allemand-latin (et vu le niveau de latin dans Zeig Dich, ça fait un moment...) !

 

Hum, mon latin remonte à un moment, mais ça ne serait pas justement l'acte d'oindre Dieu (salé, le beurre) ? Justement pour obtenir la salvation ? Ca rejoint ainsi ma théorie sur le Jugement dernier. @Armando, tu en penses quoi ? 

Il y a tant de niveau de lecture avec Lindemann, c'est assez fou. Surtout quand il faut manier quatre langues dont une morte pour tout comprendre. Till, c'est le Nostradamus des temps modernes.

Edited by Herzwerk R.o.D
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il y a 45 minutes, Adios234 a dit :

Cette version laisse la porte ouverte à énormément d'interprétations : 

 - un toxicomane repenti, qui en veut à la cocaïne, 

 - un conducteur bloqué derrière un véhicule lent, qui ne peut doubler à cause de la ligne continue, 

 - un type qui a été humilié à l'école par un professeur, tout ça parce qu'il n'arrivait pas à écrire droit sur les lignes, 

 - n'importe quel tennisman ayant perdu une compétition importante parce que la balle a atterri sur la ligne, mais un peu trop du mauvais côté (valable pour plein d'autres sports, ceci dit), 

 - un pêcheur, qui a raté le brochet de la décennie, tout ça parce que sa ligne s'est emmêlé, 

 - un type qui s'est fait virer par une compagnie aérienne (airline, en anglais). 

 

Sinon, il reste un anagramme que tu n'as pas pris en compte : Die, Neil (Crève, Neil). Est-ce que Till souhaite la mort de ce Neil ? Si oui, lequel ?

Neil Armstrong ? À cause du clip d'Amerika ? 

Neil Young ? Par opposition à Alter Mann ? 

Neil Diamond ? Et il finit par s'excuser 15 ans après avec Diamant ? 

Neil Patrick Harris ? Ça serait une suite à Mann Gegen Mann ? 

La saint Neil a lieu le 18 août, le lendemain de mon anniversaire. Est-ce une tentative pour m'atteindre ?

 

Je crains que cette chanson ne recèle une énorme part de mystère, pourtant inattendue, de prime abord...

 

Tant de don de soi au profit de la gaudriole, ça force vraiment le respect !

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