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Platz eins!


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Jaaaa !

ALLES, ODER NICHTS ! ☝️
 🍑

Meilleur clip de Lindem... Bon, okay, peut-être pas cette fois-ci. 


L'interprétation narrative est, comme à son habitude, une superposition de filtres. 

Layer#0 : Ceux qui veulent une référence comme ce le fut pour Ach so Gern H. H. Holmes & l'hôtel de Chicago + Wikipedia. 
Layer#1 : Un comateux/ampuTill qui ne peut plus baiser, et qui grâce à la drogue peut halluciner en faisant son élevage de putes, tout en reprenant des codes d'Ach so Gern (voire à être la continuité narrative de ce morceau), de Knebel, etc. Du déjà-vu des autres clips, de Steh Auf à Fish On, en moins symbolique, et beaucoup plus explicite. Personnellement, je trouve qu'il y a aussi quelques ressemblances avec l'aspect "vivier de victimes" dans les RedRooms (cet aspect me rappelle par ailleurs le clip Babalon A.D de Cradle of Filth), du brainwashing et de la perte d'individualisme des esclaves sexuels /imo. 
Layer#2 : C'est l'histoire habituelle de la dualité entre la personnalité histrionique de Till, et son monde pathologico-fantaisiste intérieur. Ainsi serait-il le dégénéré atteint d'addiction sexuelle qui, en l'absence de sens (sans toucher, sans vue, sans odeur), et de sexe, ne pourrait tout de même s'empêcher de rêver de ça. C'est une sorte de représentation de la vieillesse chez l'homme : toute notre vie, nous avons été l'objet pénétrant, la symbolique du dominant, du meneur de la danse, du capitaine du bateau. Lorsque la vieillesse arrive, nous ne pouvons plus assumer ce rôle, et cette stature nous échappe. Difficile de se résigner aussi facilement à une telle fatalité (d'où le fait de continuer à en rêver). Etant donné l'âge de Till, il est probable qu'il se pose cette interrogation (sans être forcément pour autant aussi défaitiste que son personnage dans le projet Lindemann, bien qu'il ait totalement perdu sa carrure d'antan et qui musculairement se ramollit à vue d’œil), et sa future impuissance est traduite dans l'amputation de son corps. En parallèle, conscient de l'aspect toxique qu'entraine en lui son addiction au sexe, il nous propose de visionner cela dans un lieu parfait, un site pornographique, comme un pied de nez face à un media qui, entre les lignes, serait pointé du doigt comme néfaste pour la sanité d'esprit (un message en substance quasi-similaire à Pussy). 



...Layer#3 :

 

Passé la narration (plutôt moyenne, dans l'ensemble), voici ce qu'il me reste :


Premièrement : Concernant le questionnement autour de l'authenticité de sa bite, j'imagine qu'il n'y a pas mieux que de faire jaser Internet et sa troupe de mongoliens avec des "mais siiii c'est sa bite" et des "mais non rofl il va pas jusqu'au bout #germainfragile" pour pouvoir faire la promotion de Till the End. C'est à croire que si tous les commentateurs de ce style avaient acquis le coffret de sextoys Rammstein, ils seraient déjà en train de comparer le gode de Till à sa bite dans le clip pour savoir. Savoir si c'est son sexe ou non.

Il y a également celles & ceux qui s'offusquent et/ou sont sceptiques. Celles & ceux qui oublient que Till a chanté des Buck Dich, des Waidmann's Heil, des Pussy. Des Rein Raus. Des Bestrafe Mich, Spiel mit Mir, ITDW, Te Quiero Puta, et toutes celles que je ne cite pas, en plus de toutes celles qui ont toujours eu un double sens, de la métaphore du désir par le feu ou par le soleil, du tunnel ou des feux d'artifice entre les jambes. Celles & ceux qui ont ignoré les effets scéniques de Rammstein, des plus symboliques (ITDW) aux plus explicites (Pussy). Qui ne sont peut-être pas au courant que cet album fut précédé par SIP, dont les trois-quarts de l'album traitent de cul sous toutes les dimensions (une sorte de niveau -1 "sous-sol" de l'Hotel LIFAD), de Dr Dick, du "les paroles dégueulasses me viennent en tête naturellement", jusqu'à Nymphomaniac, etc.

 

A tout ce beau monde :


Lindemann est un projet solo d'un type qui a toujours été le symbole sexuel du groupe dans lequel il est le frontman. Il a toujours été l'élément viril & dégénéré (tandis que Flake est la frêle victime, Paul est le joyeux, et Richard le BCBG américain, suivi par Schneider - tandis qu'Ollie n'existe toujours pas). Il est donc parfaitement normal qu'en tant que projet solo, ce soit cet univers-ci, qu'il soit fictif et/ou personnel, qui soit mis en avant. Dénué de ses cinq comparses habituels, l'équilibre habituel est rompu, mais cela fait déjà un moment que c'est ainsi. Je ne comprends alors pas le dégoût ou le scepticisme de certains alors que Platz Eins est seulement... la continuité logique de son projet solo habituel. Par ailleurs, le 14 février sera à nouveau la suite normale de sa dynamique actuelle. Car sans Rammstein, voici ce qu'est Lindemann : Un trou de gloryhole dans In Stillen Nächten. Et je comprends la liberté que cela offre - vous avez déjà tenté de baiser avec cinq potes dans la même pièce ? - lorsque l'on observe Till Lindemann en tant que Gesamtkunstwerk authentique.

Cela ne sonne donc pas comme du Rammstein. C'est clairement une sorte de monde plus dur, plus dégénéré, beaucoup plus sexuel, beaucoup plus pathologique. Soit vous décidez de vous laisser pénétrer par cet univers sans attendre de sursaut thématique particulier, et vous pourrez prendre du plaisir à laisser parler cette part Lindemannesque qu'il y a aussi en vous (si, si, pour toi aussi) ; soit vous hésitez, parce que vous préfériez lorsque c'était plus doux (et vous vous êtes trompés de groupe), et à force d'être réfractaires, cela finira par devenir douloureux pour vous. C'est de l'exhibitionnisme "artistique". Si vous n'êtes pas voyeuristes, ce n'est tout simplement pas pour vous. En outre : il ne fera jamais tâche dans Rammstein (sigh..), puisqu'il en est l'une des couleurs de la palette. Et lorsque l'on isole une couleur, le tableau devient naturellement... unicolore. S'en étonner sonne un brin à mes oreilles comme de la naïveté. 

Le rapport avec le clip ? 
Sa réception par le public, les threads, les commentaires, car...

...Les putains enfermées dans son monde, ce sont ses fans. Qui se vendraient pour lui, à avaler jusqu'à la gorge profonde. Qui n'auraient jamais porté de bites autour de leur cou, "mais puisque cela vient du LindemannShop"... Qui se trémousseraient devant lui pour avoir un autographe. Qui s'offusquent de voir "encore un clip de cul", tout en étant les premiers à chercher sur Reddit la version non-censurée. Et ils seront également les premiers, le 14 février, à vouloir chercher sur un site de l'Est la vidéo de Till the End, malgré l'idée que tout soit beaucoup trop focalisé sur la thématique sexuelle-bizarre. Et tout cela est tellement facile pour lui qu'il nous (Vous ? Eux ? Assurément moi ?) baise sans même prendre de plaisir. Alors clairement, je fais partie de ce cercle de putains, et aujourd'hui, j'avale encore (et sans dégoût) en tentant la justification de ce qui est assez moyen, en première apparence. Mais comme vous, je serai en première position le 14 février, à vouloir tout avoir de lui...

..sinon rien. ♡




Tout ce dont je rêve à présent est d'un dernier clip. Avec WWDS, l'univers sera entier. 
 

 

 


HS : La meilleure partie est celle où il lui prend sa salive après la gorge profonde. Points bonus pour le tableau de Coupe dans le couloir de l’hôtel que personne ne semble avoir relevé, et la colonne d'étages allumés de la première image en forme de phallus volkerballesque qui annonce pourtant la couleur (noire&rose) dès les premières secondes. Enfin : il baise vachement mal. Rien ne vaut Gummi pour cet exercice, de toutes manières !

Edited by Kisei
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@Pierrick : merci d’éviter les double-posts à l’avenir 😏  

La boîte mail de Bihac a été piratée. En avant première, le scénario du clip de Wer weiss das schon : Till sodomise une chèvre en faisant des grimaces comme s’il était fou, et Peter joue de la batte

Je vais finir par passer chez Emigrate. 

Merci @Kisei pour cette analyse qui donne du sens au clip.

 

Et je pense que tu as raison, apprécier l'art de Lindemann c'est accepter de rentrer dans un monde de dégénérés. Après, cela peut être plus ou moins facile suivant nos goûts, nos peurs, nos convictions voire notre vécu.

 

De même Rammstein, ce sont 6 personnalités différentes qui font ce groupe et non une plus que les autres. Donc, il faut les accepter tel quel. Et là encore, on peut se retrouver à l'opposé d'une des personnalités, donc avoir du mal à apprécier.

 

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Pour moi, ça devient un peu trop "pipi-caca". 

Pour moi, ça s' éloigne de la qualité de la vidéo de Mein Herz brennt, Haifisch...

Zoran Bihac est bon, j' avais aussi aimé Praise abort et Fish on. Les dernières vidéos pour Lindemann sont bonnes aussi, mais ces "versions non-censurées", où il faut même payer pour les voir, ça me fait un peu trop. Je n' ai rien contre un certain érotisme ou de la provoc dans les vidéos -c' est ça qui donne un peu plus de piment au truc- mais là je trouve qu' il en fait un peu beaucoup.

Edited by Lina-Tillina
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Franchement ce mec est devenu pitoyable, c'est affligeant. C'est incroyable de faire autant de la merde sous couvert de l'art. Alors oui, on sait depuis longtemps que c'est un chaud lapin qui baise tout ce qui bouge, mais au bout d'un moment faut arrêter le massacre. Pussy ça allait, c'était plutôt drôle et bien fait, ça créait la surprise. La boîte à gode, poussait le délire à fond et on sentait la touche Rammstein au tout. Mais là... C'est le niveau zéro quoi. Le mec a près de 60 balais, a des enfants et fait un clip où il fait une gorge profonde à une groupie (truquée ou non). Ce que je comprends pas, c'est cette soudaine descente dans la vulgarité. L'album est moins gras et beauf que SIP, les précédents clips étaient plutôt cool et là il part en roue libre. Vraiment décevant.

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Le sexe sale a toujours fait parti du programme. C'est juste dommage de voir qu'il n'a plus l'inspiration pour en faire quelque chose d'autre que du vulgaire bas du front et consensuel (et c'est pas avec Bihac que ça va s'améliorer).

 

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il y a 7 minutes, mad max a dit :

Vu ce clip et le fait que celui de ZD ait été jugé comme too much, ça renforce la curiosité de voir le machin.

J'y pensais. Mais je doute que ce soit plus vulgaire et mauvais gout que ce que propose Till. La différence est probablement que les autres membres, plus décents, font contre-poids artistiquement (et tant mieux).

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Le charisme a fait place à la degueulasserie. Mais si ça concernait un seul clip, pourquoi pas. Mais là c'est tous les mêmes. On revoit la même chose en boucle. Ça me fait penser à ses rappeurs sans talents qui dansent sur la plage avec des meufs à poil dans chacun de leur clip. C'est mathematik. 

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@Kisei C'est un beau commentaire. Mais je ne suis pas complètement d'accord, voire pas d'accord du tout avec certaines des choses que tu as dites. :ph34r:
J'aime beaucoup ton analyse (Layer 2) !! Tu permets au clip de remonter un petit peu dans mon estime. Mais, Layer 3

 

Le 06/02/2020 à 13:49, Kisei a dit :

l y a également celles & ceux qui s'offusquent et/ou sont sceptiques. Celles & ceux qui oublient que Till a chanté des Buck Dich, des Waidmann's Heil, des Pussy. Des Rein Raus. Des Bestrafe Mich, Spiel mit Mir, ITDW, Te Quiero Puta, et toutes celles que je ne cite pas, en plus de toutes celles qui ont toujours eu un double sens, de la métaphore du désir par le feu ou par le soleil, du tunnel ou des feux d'artifice entre les jambes. Celles & ceux qui ont ignoré les effets scéniques de Rammstein, des plus symboliques (ITDW) aux plus explicites (Pussy). 

 

Justement, c'est peut-être bien ça le problème : on n'a pas oublié la manière dont Till aborde le sexe chez Rammstein. Qu'il soit explicite ou métaphorique, l'érotisme chez eux conserve toujours (dans ma vision du moins) quelque chose d'impérieux qui n'en fait jamais une provocation bête et gratuite (à l'exception dans ta liste de Pussy, qui est une blague, et de Te quiero puta !, qui est précisément une chanson de merde). On est plutôt habitués à le voir en imposer, forcer le respect, même quand il psalmodie le très prosaïque Rein Raus.
La provocation facile, elle est là aussi évidemment, mais je ne sais pas ce qu'on en penserait si à chaque concert on se faisait asperger pendant deux heures par un canon-bite. La force de Till chez Rammstein, c'est justement de parler de sexe, d'en parler même vulgairement, d'évoquer nos instincts les plus basiques ... sans jamais se vautrer dans une vulgarité gratuite et forcée.
À partir de là, il est normal qu'on "s'offusque", qu'on se crispe quand il commence à ne proposer que ce qui finalement est proposé partout et tout le temps : des meufs à poil, des fluides, et aucune recherche, ou très peu.

 

Le 06/02/2020 à 13:49, Kisei a dit :

Il est donc parfaitement normal qu'en tant que projet solo, ce soit cet univers-ci, qu'il soit fictif et/ou personnel, qui soit mis en avant. Dénué de ses cinq comparses habituels, l'équilibre habituel est rompu, mais cela fait déjà un moment que c'est ainsi. Je ne comprends alors pas le dégoût ou le scepticisme de certains alors que Platz Eins est seulement... la continuité logique de son projet solo habituel.

 

Oui évidemment, Lindemann n'est pas Rammstein. Mais pas de chance pour Till, on l'a connu chez Rammstein, on a connu la personnalité qu'il montre chez Rammstein. On peut dire qu'on était prévenus. Le problème est qu'on était prévenus en bien. Pour être honnête, ce n'est pas la débauche de sexe et/ou de violence qui m'étonne ou me gêne ; c'est le manque d'inspiration lié à cette débauche. Le manque de piment, d'émotions fortes. Cette "continuité logique" l'est beaucoup trop, il n'y a plus aucune surprise, et c'est ça qui me sidère. 
Encore une fois, je ne confonds pas Rammstein et Lindemann, mais le type est le même, et artistiquement, je pense que j'attendais mieux de lui (je parle donc de ses clips). Sur F&M en plus, il y avait tellement mieux à faire, la variété de l'album se prêtait justement à ça.

 

Le 06/02/2020 à 13:49, Kisei a dit :

En outre : il ne fera jamais tâche dans Rammstein (sigh..), puisqu'il en est l'une des couleurs de la palette. Et lorsque l'on isole une couleur, le tableau devient naturellement... unicolore. S'en étonner sonne un brin à mes oreilles comme de la naïveté. 


Le tableau unicolore, c'est Lindemann. Seulement celui de Rammstein ne l'est pas (unicolore), et penser que Till "fera tache" un jour chez Rammstein, c'est se dire qu'à force de barbouiller de sa couleur partout autour de lui, il va finir par dégueulasser l'ensemble. Ce n'est pas une pensée réaliste pour le moment, mais ce n'est pas naïf non plus de commencer à se poser la question. 

 

Le 06/02/2020 à 13:49, Kisei a dit :

...Les putains enfermées dans son monde, ce sont ses fans. Qui se vendraient pour lui, à avaler jusqu'à la gorge profonde. Qui n'auraient jamais porté de bites autour de leur cou, "mais puisque cela vient du LindemannShop"... Qui se trémousseraient devant lui pour avoir un autographe. Qui s'offusquent de voir "encore un clip de cul", tout en étant les premiers à chercher sur Reddit la version non-censurée. Et ils seront également les premiers, le 14 février, à vouloir chercher sur un site de l'Est la vidéo de Till the End, malgré l'idée que tout soit beaucoup trop focalisé sur la thématique sexuelle-bizarre. Et tout cela est tellement facile pour lui qu'il nous (Vous ? Eux ? Assurément moi ?) baise sans même prendre de plaisir. Alors clairement, je fais partie de ce cercle de putains, et aujourd'hui, j'avale encore (et sans dégoût) en tentant la justification de ce qui est assez moyen, en première apparence. Mais comme vous, je serai en première position le 14 février, à vouloir tout avoir de lui...

 
Et pourtant, il y a des "fans" (j'aime pas le mot mais ok), de ceux qui écoutent souvent ses albums et se déplacent pour aller le voir, qui ne dépenseront pas un centime pour son clip non censuré ou son porno. Et qui donc, ne sont pas ses putains. J'ai personnellement encore trop de respect pour lui pour l'encourager dans cette voie de ratage artistique et de foutage de gueule total. Et je ne pense pas être la seule.

Edited by Ein kleiner Mensch
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il y a 8 minutes, FrenchKoala a dit :

comme je l'avais prédit y'a quelques temps : on est passé de mathematik à " matez ma trique" , mais c'est même pas une vraie...

 

Tu prédis des trucs toi maintenant ? Ben on n'est pas dans la merde. :ph34r:

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il y a 15 minutes, Ein kleiner Mensch a dit :

Justement, c'est peut-être bien ça le problème : on n'a pas oublié la manière dont Till aborde le sexe chez Rammstein. [...] On est plutôt habitués à le voir en imposer, forcer le respect, même quand il psalmodie le très prosaïque Rein Raus.
La provocation facile, elle est là aussi évidemment, mais je ne sais pas ce qu'on en penserait si à chaque concert on se faisait asperger pendant deux heures par un canon-bite. La force de Till chez Rammstein, c'est justement de parler de sexe, d'en parler même vulgairement, d'évoquer nos instincts les plus basiques ... sans jamais se vautrer dans une vulgarité gratuite et forcée.
[...] À partir de là, il est normal qu'on "s'offusque" [...]


Lorsque j'évoquais le background de Till, c'était surtout pour vous expliquer que l'on ne fait pas pousser de fleurs dans de la terre brûlée (et non à titre de comparatif). Nous sommes bien d'accord que le Till se veut plus métaphorique, tandis que Lindemann est plus brutal. Le premier incarne effectivement le charisme & quelque chose qui, à mon sens, relèverait presque d'une force transcendantale, alors que Lindemann est au contraire au fond du caniveau dans la vulgarité crasse la plus totale. Partant de là :

Le Lindemann des bas-fonds peut également évoquer les instincts de certains, ne te méprends pas. Peut-être pas les tiens, qui préfèrent alors peut-être lorsque le thème est suggéré, ou assez grossièrement amené pour que ce soit drôle, excitant mais fun, quasi-burlesque. Pour ma part, j'aime lorsque ça fait mal, lorsque cela saigne, lorsque l'on est sur le fil du rasoir, au bord du précipice (pendant que vous lui direz de sauter en cœur parce qu'il ne vous convient apparemment plus - "Spring für mich.."), dans le froid. Cela me parle bien plus que de savoir si on captait la Radio ou non à l'époque en Allemagne de l'Est.
J'adore Platz Eins. Car certains ont été longs à comprendre que les publics de Rammstein & de Lindemann ne seront clairement pas les mêmes. 
 

 

il y a 35 minutes, Ein kleiner Mensch a dit :

Le tableau unicolore, c'est Lindemann. Seulement celui de Rammstein ne l'est pas (unicolore), et penser que Till "fera tache" un jour chez Rammstein, c'est se dire qu'à force de barbouiller de sa couleur partout autour de lui, il va finir par dégueulasser l'ensemble.


Nous sommes d'accord sur le côté "unicolore", c'est bien ça que je voulais dire.

Mais dire qu'il fera tâche est une fausse idée. J'en prends pour exemple ce clip de Zeig Dich qui a été annulé (je pense qu'il était, pour le coup, trop Lindemannesque, à base de crucifix dans le vagin, et d'osties-LSD distribuées à des enfants). Et comme nous le disions, Rammstein n'étant pas Lindemann, ce sont bien deux tableaux différents ; ne t'inquiète donc pas pour celui que tu sembles affectionner le plus, les couleurs seront toujours parfaitement harmonisées...
...Sinon elles ne seront plus. Plus aucun tableau. Et là encore, l'histoire, bien que tragique, me paraîtra belle.
Il n'empêche que vous me paraissez tous aussi défaitistes que lors de l'épisode du mausolée Rammstein (le fameux délire de "la fin du groupe"...), et qu'aucun semble ne comprendre cette chose pourtant très simple : 

Rammstein, c'est la femme ; Lindemann, c'est l'amante. On ne mélange pas les deux. On n'y jouit pas au même endroit (*).

 

 

il y a 47 minutes, Ein kleiner Mensch a dit :

J'ai personnellement encore trop de respect pour lui pour l'encourager dans cette voie de ratage artistique et de foutage de gueule total. Et je ne pense pas être la seule.

 

Et bien, c'est faire fausse route. 
Pas concernant ton jugement de ces récentes productions (chacun y verra le niveau qualitatif qu'il souhaite), mais sur le fait que lui permettre de faire ça à côté de manière aussi cathartique assure qu'il n'aura pas besoin de le faire... à travers Rammstein. (*) Tu n'as pas besoin d'aimer les deux.
De plus, le ratage est plutôt lié à son partenariat avec Zohan, puisque qu'il s'agit en soi de sa production visuelle, et non musicale ; car passé cela, F&M reste un très bon album, surplombant le précédent (et je rejoindrai presque ceux qui le trouvent également meilleur que L'Albumette). 

(A titre personnel : Je te conseille de revoir Steh Auf, à présent).

 

 

il y a une heure, Ein kleiner Mensch a dit :

Et pourtant, il y a des "fans" [...] pour son clip non censuré ou son porno.

 

Je ne parlais pas de ceux qui allaient payer, justement ; mais qui feront tout pour trouver la vidéo.

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il y a une heure, Kisei a dit :

Nous sommes bien d'accord que le Till se veut plus métaphorique, tandis que Lindemann est plus brutal. Le premier incarne effectivement le charisme & quelque chose qui, à mon sens, relèverait presque d'une force transcendantale, alors que Lindemann est au contraire au fond du caniveau dans la vulgarité crasse la plus totale. Partant de là :
Le Lindemann des bas-fonds peut également évoquer les instincts de certains, ne te méprends pas. Peut-être pas les tiens, qui préfèrent alors peut-être lorsque le thème est suggéré, ou assez grossièrement amené pour que ce soit drôle, excitant mais fun, quasi-burlesque. Pour ma part, j'aime lorsque ça fait mal, lorsque cela saigne, lorsque l'on est sur le fil du rasoir, au bord du précipice (pendant que vous lui direz de sauter en cœur parce qu'il ne vous convient apparemment plus - "Spring für mich.."), dans le froid.

 

Oui, enfin Rein Raus ou Bück Dich, dans le genre douceur métaphorique, on a vu mieux. Et c'est à ces chansons que je pensais quand je parlais du sexe chez Rammstein, pas à Feuer und Wasser.
Sans évoquer mes instincts qui ne regardent que moi, encore une fois, ce n'est pas ce dont parle Lindemann qui me heurte, c'est le traitement au rabais qu'il en fait dans ses derniers clips, et surtout dans Platz Eins. 
Et ce qui est surprenant aussi, c'est que pour moi, le "assez grossièrement amené pour que ce soit drôle, excitant mais fun, quasi-burlesque", c'est Lindemann. Et ce qui peut "faire mal", le "bord du précipice", c'est Rammstein dans une certaine mesure. Je perçois l'inverse de toi.

 

il y a une heure, Kisei a dit :

F&M reste un très bon album


Mais c'est justement ça qui m'emmerde ! J'aime F&M, pas tout mais dans l'ensemble cet album me plaît vraiment, et c'est bien pour ça que j'aurais aimé voir un traitement différent des morceaux qui le composent ! Si j'en avais rien à foutre de Lindemann ça ne me ferait ni chaud ni froid de voir ces clips se répéter comme un plat qu'on nous force à manger encore et encore !
On peut faire de l'art avec du cul, du bas, du violent. Ça existe. Et j'aurais voulu avoir l'impression que ces mecs se donnaient vraiment la peine d'en faire. Si ce n'est pas possible, si la seule issue possible est la répétition jusqu'à la nausée des mêmes images, dans ce cas on va voir un psy, et on ne rend pas ses séances publiques.

 

il y a une heure, Kisei a dit :

Mais dire qu'il fera tâche est une fausse idée.

 

J'espère sincèrement que tu as raison ! 

 

il y a une heure, Kisei a dit :

Je ne parlais pas de ceux qui allaient payer, justement ; mais qui feront tout pour trouver la vidéo.

 

En attendant il y en a plein qui vont payer, et c'est bien ce qu'espère Till j'imagine.

Et j'aime beaucoup Steh Auf, btw. 

Edited by Ein kleiner Mensch
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Dans R+, il y a toujours eu effectivement des chansons bien grasses, à l'image de Lindemann. Mais elle faisaient parties d'un tout artistiquement réussi. 

Avec Lindemann, le problème ne vient même pas des chansons de l'album, mais plutôt des clips qui montrent la même bassesse les uns après les autres. Et à partir d'un certain nombre, la quantité devient une qualité .

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Après réflexion, cette vidéo et la manière dont elle est sortie me donne surtout une impression de "regardez ce que vous êtes prêts à faire pour moi". Les nanas qui sont dedans sont prêtes à se faire filmer à poil, certaines à se faire défoncer même pas par lui, dans ceux qui n'ont pas participé, certains vont payer pour la voir, d'autres vont chercher partout pour la voir gratos. Finalement, du coup, je trouve ça plus ironique et plus drôle qu'à première vue. Le côté égocentrique de Till, ça fait partie de son charme.

Merci @Kisei de m'avoir fait regarder cette "chose" sous un autre angle.

Edit : par contre, je persiste à trouver que la vidéo en elle-même est assez moisie : c'est juste la démarche que je trouve un peu moins pire...

Edited by Chris A.
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Le 06/02/2020 à 21:35, Deminion a dit :

J'y pensais. Mais je doute que ce soit plus vulgaire et mauvais gout que ce que propose Till. La différence est probablement que les autres membres, plus décents, font contre-poids artistiquement (et tant mieux).

 

Je préférais de loin le coté symbolique, suggéré de l’époque qui avait un réel intérêt, au full porn putaclick de maintenant... Je veux dire, franchement Platz Eins aurait été un clip correct sans ce passage la... Pour Knebel, on va dire qu'il y'avait une petite symbolique quand même mais bon... Ach So Gern m'a déçu aussi, j'aime la chanson, mais le clip de base est franchement dégueulasse.

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Le 06/02/2020 à 20:45, Gros Porc Blond a dit :

Franchement ce mec est devenu pitoyable, c'est affligeant. C'est incroyable de faire autant de la merde sous couvert de l'art. Alors oui, on sait depuis longtemps que c'est un chaud lapin qui baise tout ce qui bouge, mais au bout d'un moment faut arrêter le massacre. Pussy ça allait, c'était plutôt drôle et bien fait, ça créait la surprise. La boîte à gode, poussait le délire à fond et on sentait la touche Rammstein au tout. Mais là... C'est le niveau zéro quoi. Le mec a près de 60 balais, a des enfants et fait un clip où il fait une gorge profonde à une groupie (truquée ou non). Ce que je comprends pas, c'est cette soudaine descente dans la vulgarité. L'album est moins gras et beauf que SIP, les précédents clips étaient plutôt cool et là il part en roue libre. Vraiment décevant.

Père oui grand père oui .......voir bientôt arrière grand père !!!

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