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Jack

Rammstein - Inspirations & Influences

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En même temps c'est mentionné au dessus le nom de l'artiste.

mais la deuxième aussi ?

Oui la deuxième est aussi de Gottfried Helnwein. Titre "Epiphany III (Presentation at the Temple)"

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groupegottfried2.jpg

groupegottfriedinspirat.jpg

La première est de Gottfried Helnwein, mais la deuxième aussi ?

Au fait, les mecs sur la deuxième photo, ce serait pas des gueules cassées ?

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Pourtant j'étais quasi certaine que c'est elle (sur la seconde photo, évidemment... :rolleyes: ) pour des raisons bien obscures par contre. :lol:

Sinon, pour confirmer que la seconde photo est bien de Helnwein: http://www.helnwein.com/werke/photo/bild_34.html

Et elle date de la même période que la session avec Rammstein, où ils adoptent aussi des "gueules cassées" façon scotch à gogo... Je vous dis que c'est Khira. :P

(Par lien, c'est mieux? http://www.helnwein.com/werke/photo/tafel_13.html )

Edited by LudicrousC

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Je voulais dire que sur la photo ce sont de véritables gueules cassées, tandis que Rammstein n'a fait qu'imiter.

Et je vois pas pourquoi ils iraient photographier Khira Li au beau milieu d'inconnus...avec Rammstein je pourrais comprendre mais pas avec les autres mecs.

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Hey! moi non plus je ne comprends pas! :lol:

Je dis juste ce que je pense - pour le coup, j'en étais quasiment sûre, mais comme je ne retrouve plus ma source, j'ai un petit doute - mais infime: elle ressemble à Khira au même âge (suffit de comparer avec LaB). De plus, la photo est bel et bien présentée comme faisant partie de la même session par Helnwein.

Et le fait que Rammstein reprennent le même thème (table, fille/femme allongées dessus, les hommes autour) pour la promo Mutter 3 ans plus tard me fait penser que c'est un petit jeu (après la photo avec la fille, ils apparaissent eux-mêmes sur une photo avec une "mère"...

Bref! j'approfondirai ça si j'ai le temps. Mais je dirais que je suis sûre à 90% pour le coup. ^_^

Edited by LudicrousC

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Bon sinon, truc assez... Bisard :

L'album d'ou est tiré cette musique, beaucoup disent "Ouais musicalement Rammstein a pompé Laibach a fond sur cet album ! :lol:"

God is God et Message from the Black Star ont c'est vrai quelque chose d'assez... Rammstein ^_^

...Sauf que l'album en question (Jesus Christ Superstar) est sorti 1 an après Herzeleid :lol:

Et surtout qu'avant, Laibach n'avait jamais rien fait de "metal" ou de "rock", c'etait de l'espece de techno industriel.

ça me fait juste sourire quand on sort que R+ a pompé Laibach en msortant God is God comme exemple :lol:

La provoque : Ok, la croix de malevich, Ok aussi, mais niveau musique R+ et Laibach n'ont rien de commun a par une grosse voix :ph34r:

Edited by Reiselied

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Je confirme que c'est bien Khira sur la seconde image, qui est en fait une peinture huile/acrylique et non une photo.

En réalité, ce qui s'est passé, c'est que Helnwein a commencé une série de peinture Epiphany, sur le thème du nazisme et de la seconde guerre mondiale (dont l'ensemble de son oeuvre s'inspire, plus ou moins). Il en a fait deux, jusqu'à rencontrer Rammstein pour une séance de photoshoot, où il a eu l'idée des "gueules cassées", qu'il a quasi-simultanément exploitée dans sa troisième peinture Epiphany, pour laquelle Khira lui a servie de modèle.

Par contre aucune idée de pourquoi Khira n'est pas présente sur la photo promo de Rammstein. Sûrement que Richard a accepté qu'elle serve de modèle à une peinture, mais pas qu'elle soit photographiée.

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Bon sinon, truc assez... Bisard :

(...)

Laibach "de l'espece de techno industriel." Hum... Je ne sais pas ce que tu prends... Mais ça à l'air d'être puissant.

Jesus Christ Superstars est peut être l'album le plus accessible de Laibach. Mais c'est aussi un album de cover hein. Pour le coup je ne vois pas tellement (du tout?) l'intérêt de rapprocher cet album de Herzeleid.

Et limiter Laibach à la provocation c'est être réducteur.

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J'ai rien limité du tout, si jparle de toute l'oeuvre de Laibach j'en ai pour 2 semaine.

Les percus utilisés par Laibach sont des percus de type Industriel donc, mais les kick, les snare, et d'autres trucs sont du domaine de la percussion electro voir techno !

Suffit d'ecouter War. Ou encore Tanz mit laibach ou les percus sont composé en majorité d'electro -_-

Laibach a plusieurs style. Tprend Dravza qui est le summum de l'experimental, Sympathy for the Devil et Geburt einer Nation (One vision), sans oublier Opus Dei (life is life) qui est plus du style industrialo militaire.

Laibach est Laibach, tout betement.

Edited by Reiselied

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ça me fait juste sourire quand on sort que R+ a pompé Laibach en msortant God is God comme exemple :lol:

La provoque : Ok, la croix de malevich, Ok aussi, mais niveau musique R+ et Laibach n'ont rien de commun a par une grosse voix :ph34r:

Ah si, désolé, mais ils ont eux-mêmes dit qu'ils s'en étaient inspirés je crois, et même au-delà de la provocation (domaine dans lequel Laibach est d'ailleurs bien supérieur à Rammstein, vu qu'ils ne font pas ça à mi-temps, eux^^), ça s'entend, tout le côté électronique industriel se retrouve chez Rammstein si on oublie un instant les guitares et la batterie; c'est encore plus vrai depuis Mutter, je trouve, car le son de R+ devient moins taillé au couteau, et il acquiert par-là une profondeur qui a toujours existé chez Laibach, même si elle est plutôt mise en scène pour obtenir un effet inquiétant et dérangeant dans la musique des Slovènes. Les ressemblances se sentent sur certaines chansons en particulier: Links 234 (période Opus Dei, bien sûr^^), Reise, Reise, Moskau, Wo bist du? ou Rammlied sont les chansons de R+ qui m'évoquent le plus Laibach.

Mais sur le fond, je suis tout à fait d'accord avec toi, j'ai toujours trouvé ça ridicule qu'on puisse accuser Rammstein d'avoir pompé Laibach (ce que les Slovènes nient véhément, d'ailleurs) alors que ces derniers jouaient de l'électro-indus (et toutes sortes de trucs qui n'ont rien à voir avec les uns avec les autres, d'ailleurs :ph34r: ) jusqu'à la deuxième moitié des années 90... Par contre, faut quand même dire que Laibach était en avance sur Rammstein pour ce qui est de jouer du métal industriel avec un aspect très mélodique, parce que Jesus Christ Superstars était pour moi bien plus proche de Reise, Reise que de Herzeleid ^_^

Enfin, ça ne mène à rien, arrêtons de comparer ces deux grands groupes ;)

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(Oui c'est sur qu'on verra jamais Rammstein dans un super marché avec les uniformes du NSK :lol:)

Pour en revenir au sujet, le riff d'Heirate Mich et de God is God est basé sur le même squelette rythmique, la même façon de jouer le riff. Même si les notes ne sont pas les mêmes elles s'en rapprochent et ont des mouvement similaires.

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(Oui c'est sur qu'on verra jamais Rammstein dans un super marché avec les uniformes du NSK :lol:)

Uniformes SS/Wehrmacht. Ils ont juste remplacés les brassards.

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T'est pas commercial, j'ai dit ça pour pas dire "habillé en nazis" :ph34r:

(et c'est fun d'essayer de ne pas atteindre le point Godwin en parlant de Laibach)

Edited by Reiselied

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Je confirme que c'est bien Khira sur la seconde image, qui est en fait une peinture huile/acrylique et non une photo.

Merci pour l'explication. :) Je cherchais encore où j'avais lu ça...

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Oui, je me disais aussi que ça faisait plus peinture que photo. Étonné qu'ils aient choisi Khira Li en tout cas !

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Dans ce post, je vais surtout parler des influences « littéraires » de Till. Dans ses textes, on peut aussi trouver des références religieuses/bibliques (comme dans Asche zu Asche, où le refrain nest rien dautre que la traduction de « Poussières, tu redeviendras poussières ») ou politiques (comme dans Links 2 3 4, où le slogan du SPD, Parti Social-Démocrate allemand, „Mein Herz schlägt links est étoffé). Mais je ne mattarderai pas là-dessus.

Je vais plutôt passer en revue les chansons dont les paroles ont été en partie tirées ou inspirées dun autre texte "littéraire", que ce soit une comptine pour enfants, un poème, ou un opéra. La liste qui suit nest sûrement pas exhaustive et se contente de compiler ce qui a été déjà dit ailleurs.

Spieluhr :

La partie du refrain chantée par Khira reprend un vers dune chanson pour enfant (Hoppe Hoppe Reiter).

La chanson est assez humoristique bien que cruelle (cest lhistoire dun cavalier qui tombe et probablement meurt dans sa chute manière subtile de parler de la guerre aux enfants). Spieluhr, à linverse, est lhistoire dun enfant qui joue un tour aux grands et finit enterré vivant un peu malgré lui. Le cavalier de Spieluhr semble intervenir plutôt comme un symbole de la mort (dailleurs, chez les celtes, la Mort est un squelette monté sur un cheval et porte le nom dAnkou).

Dalai Lama :

Till y modernise un poème intitulé „Erlkönig (« Le Roi des Aulnes »), qui est une ballade très connue de J. W. von Goethe. [Vous retrouverez facilement le texte sur le Net. Je me sers de lédition bilingue de Jean Malaplate, ed. Aubier, 1996, qui offre une traduction poétique des principaux poèmes de Goethe.]

Dans la ballade, le père est à cheval et ramène son enfant à la maison. Dans la chanson, ils y vont en avion. Dans le poème, le roi des Aulnes tente de persuader lenfant de le suivre, et lenfant panique dautant plus que son père discrédite ce que son fils entend et voit (en lui répétant que ce nest que le vent et des ombres). Dans la chanson, lavion est pris dans la tempête et la panique gagne en fait tous les passagers, doù le fils qui prie le « roi de tous les vents » de calmer la tempête et le père qui semble étouffer son propre fils à mort. A la fin du poème, par contre, le père arrive à destination et découvre son fils mort dans ses bras : on ignore pourquoi ; on sait juste que le „Erlkönig hat [ihm] ein Leids getan.

Les ressemblances textuelles se tiennent surtout aux passages où le fils sadresse à son père, par exemple :

„Mein Vater, mein Vater, und hörest du nicht,

Was Erlenkönig mir leise verspricht?

quon peut rapprocher à :

„Hörst du denn den Donner nicht

A part ça, limage démoniaque du Erlkönig, qui se sert des dons de ses filles et de sa mère pour attirer le garçon, est reprise et appliquée à un Seigneur colérique, qui naccepte pas que les humains puissent savoir voler et qui envoie ses fils (les vents) en mission pour récupérer le garçon.

Rosenrot :

Le titre rappelle un conte des frères Grimm intitulé „Schneeweißchen und Rosenrot mais la chanson est surtout influencée par le poème de Goethe „Heidenröslein (« La rose de la lande »).

Le poème commence sur :

„Sah ein Knab ein Röslein stehn

La chanson, par contre, commence sur :

„Sah ein Mädchen ein Röslein stehn

Dailleurs, le thème est à peu près le même : la fleur symbolise la fille que le garçon convoite/veut séduire, mais cette séduction est douloureuse. La différence tient au fait que dans le poème, le garçon sadresse directement à la fleur, qui se refuse à lui mais na pas le choix et doit céder malgré la douleur (pour les deux - la rose pique celui qui la cueille, mais souffre dêtre arrachée) dans la chanson, cest une fille qui demande à son bien-aimé daller chercher la fleur, mais escalader savère trop risqué pour les deux, puisquils tombent ensemble dans le ravin.

Dans le poème, la rose est le symbole classique de la défloration charnelle. Dans la chanson, difficile de décider sûrement le désir féminin qui savère être dangereux.

Cest dailleurs ainsi que le clip interprète les paroles, en revisitant le thème de la Lolita (« nymphette » ou jeune fille démoniaque qui envoûte certains hommes de plus de 35 ans) et en lassociant à limage de lEsmeralda de Hugo (bohémienne qui charme tous les hommes, même un prêtre). Dailleurs, la scène où Till est réveillé par la petite villageoise qui samuse avec une rose (rouge) me rappelle un passage de la nouvelle de Heinz von Lichberg, „Lolita (extraite du recueil Die verfluchte Giaconda La Joconde maudite), où la narrateur, à son réveil, découvre une fleur rouge-sang déposée par Lolita sur son oreiller mais en se rapprochant, il se rend compte que cest en fait une fleur blanche trempée dans du sang. (Dailleurs, dans le conte de Grimm cité ci-dessus, Schneeweißchen et Rosenrot sont appelées ainsi à cause des deux rosiers que possède leur mère : un blanc, un rouge.) Peu avant, lorsque le narrateur de la nouvelle lui annonce quil compte partir (pour échapper à ses charmes), Lolita le mord jusquau sang dans le clip de Rosenrot, la gamine se sert de la rose pour mutiler les mains de Till-prêtre pédophile, symboliquement pour sceller un pacte (celui dassassiner ses parents).

Evidemment, ces dernières influences portent surtout sur le travail de Zoran Bihac, mais comme je vois toujours Rammstein comme un tout… ^_^

Hilf mir :

Une grande partie des paroles reprennent un conte de Hoffmann, intitulé „Die gar traurige Geschichte mit dem Feuerzeug, extrait du Struwwelpeter.

Lhistoire, cest celle de Pauline qui, pendant labsence de ses parents, décide de jouer avec des allumettes comme sa « mère la souvent fait ». Deux chats veulent len dissuader, lui rappellent que ses parents linterdisent et quelle risque de se brûler. Mais elle ne les écoute pas. Finalement, sa robe prend feu et elle finit en cendres tandis que les deux chats se lamentent et se demandent où sont donc les parents.

A mon avis, les paroles de Hilf mir reviennent à du plagiat, même si Till adopte une narration à la première personne du singulier (le conte de Hoffmann est un récit hétérodiégétique). Ci-dessous, jai mis en évidence les vers repris presque mot pour mot par Till :

Paulinchen war allein zu Haus,

Die Eltern waren beide aus.

Als sie nun durch das Zimmer sprang

Mit leichtem Mut und Sing und Sang,

Da sah sie plötzlich vor sich stehn

Ein Feuerzeug, nett anzusehn.

„Ei, sprach sie, „ei, wie schön und fein!

Das muß ein trefflich Spielzeug sein.

Ich zünde mir ein Hölzchen an,

Wies oft die Mutter hat getan.

[...]

Paulinchen hört die Katzen nicht!

Das Hölzchen brennt gar hell und licht,

Das flackert lustig, knistert laut,

Grad wie ihrs auf dem Bilde schaut.

Paulinchen aber freut sich sehr

Und sprang im Zimmer hin und her.

[...]

Doch weh! Die Flamme faßt das Kleid,

Die Schürze brennt; es leuchtet weit.

Es brennt die Hand, es brennt das Haar,

Es brennt das ganze Kind sogar.

[...]

Verbrannt ist alles ganz und gar,

Das arme Kind mit Haut und Haar;

Ein Häuflein Asche bleibt allein

Und beide Schuh, so hübsch und fein.

[…]

(NB: Ne sont omises que les strophes où les chats interviennent.)

Waidmanns Heil:

Ici, on a un cas dauto-plagiat. WH est presque mot pour mot un poème de Till, intitulé „Sautod. (Les différences interviennent surtout dans les deuxième, cinquième et sixième strophes). Pour que vous puissiez comparer vous-mêmes (si vous navez pas le Messer), voici le texte complet de „Sautod :

Ich bin in Hitze schon seit Tagen

so wird ich mir ein Kahlwild jagen

und bis zum Morgen sitz ich an

damit ich Blattschuß geben kann

Eine Ricke hochbeschlagen

wird sich bald zum Setzen tragen

so muß ich auf Beschlag verzichten

kann es nicht zu Holze richten

Ein Schmaltier auf die Läufe kommt

hat sich im hohen Ried gesonnt

macht gute Fährte tief im Tann

der Spiegel glänzt ich backe an

Der Wedel zuckt wie Fingeraal

die Flinte springt vom Futteral

ich fege mir den Bast vom Horn

und geb ihr ein gestrichenes Korn

Sie spürt die Mündungsenergie

roter Schweiß tropft ihr vom Knie

ich kessel sie zum Luderplatz

und verblase dann die Hatz

Von ihrer Schnalle tropft der Schmalz

ich röhre auf die gute Balz

dann zerre ich es in die Ecke

und schlage sie aus ihrer Decke

Haifisch :

Le refrain reprend en partie un extrait de lacte I de Die Dreigroschenoper (LOpéra de QuatSous) de Bertolt Brecht, plus précisément de „Die Moritat von Mackie Messer (« La complainte de Mackie le Surineur ») [NB : le texte est de Brecht ; la musique de Kurt Weill.]

Comme on trouve facilement le texte (et même des extraits chantés) sur le Net, je copie ici uniquement ce qui nous intéresse :

Und der Haifisch, der hat Zähne

Und die trägt er im Gesicht

Und Macheath, der hat ein Messer

Doch das Messer sieht man nicht.

(Traduction:

Le requin, il a des dents

Et il les montre bien

Macheath, lui, il a un couteau

Mais le couteau, on ne le voit pas.)

Macheath, cest le nom dun criminel, surnommé Mackie Messer. La complainte sert à présenter le personnage et fait la liste de tous ses méfaits, allant du vol au meurtre en passant par le viol. Ce qui est surtout intéressant dans lOpéra de QuatSous, cest la critique sociale derrière. Lhistoire est celle dune guerre de gangs menée par deux « hommes daffaires » : Peachum qui dirige les mendiants dun côté, Mackie le criminel de lautre. Mackie est le méchant dont tout le monde veut se débarrasser, mais au final, cest lui qui finit par gagner puisque la reine dAngleterre lanoblit.

Le point commun quon peut trouver entre la Complainte et Haifisch, cest le fait que Till semble se servir du requin comme métaphore pour le groupe (exprimé par les « nous » répétés inlassablement), qui formerait une communauté à part, sorte de gang qui soppose aux « vous » et aux « on ».

Liese :

Lexpression „liebe Liese est reprise dans une chanson pour enfants intitulée

„Wenn der Pott aber nun Loch hat.

La chanson est en fait un dialogue entre Liese et Heinrich: Liese lui demande comment réparer son pot Heinrich lui répond dutiliser de la paille. Liese lui demande ensuite comment faire si la paille est trop longue, ce à quoi Heinrich répond quil faut la couper avec une hache. La chanson continue sur le même schéma : si la hache est usée, il faut laiguiser. Pour laiguiser, il faut une pierre. Si la pierre est sèche, il faut la mouiller avec de leau. Mais pour aller chercher leau ? Bah ! il faut le pot. Sauf quil est troué.

Heinrich répond donc « lass es sein » (que je traduirais par « laisse tomber »), ce qui rappelle les paroles de Till (« Lass die Gänse »)

Autre théorie (qui est sûrement liée à la première) : La Gänseliesel (gardeuse doies) est un thème quon retrouve souvent dans la peinture et la sculpture, ainsi que dans larchitecture allemandes, notamment à Göttigen, où une fontaine représente une fillette et ses oies. Elle rappelle surtout la vie rurale.

Dans les paroles de Till, on retrouve justement un style pastoral, sauf que le « bonheur dans le pré » vire probablement au cauchemar pour Liese.

Un lien wiki en allemand sur la Gänseliesel.

Je le répète : ceci n'est probablement pas exhaustif; j'ai repris les influences qui sont intéressantes pour interpréter les paroles.

Edited by LudicrousC

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@ Jamie: mici, mais à part le lien entre von Lichberg et le clip Rosenrot, tout le reste a déjà été dit sur ce forum. ;) J'ai juste tout compiler en trouvant les raisons qui auraient pu motiver Till parfois....

Maintenant, je me demande ce que va bien sortir acer...une faute que j'ai faite quelque part sûrement. :ph34r:

Edited by LudicrousC

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Merci pour tes analyses c'est très interessant :)

Mais après recherche, je n'ai rien trouver sur Ankon, aurais tu un lien s'il te plaît?

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Maintenant, je me demande ce que va bien sortir acer...une faute que j'ai faite quelque part sûrement. :ph34r:

Non mais la majorité des références était déjà connue, en gros ce que tu dis, on le savait déjà. Mais bon, c'est intéressant quand même.

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Merci d'avoir tout compilé Ludi, ça mériterait presque une page sur Rammsteinworld ;)

Un étudiant Allemand a fait une thèse (enfin, de ce que j'ai pu trouver sur le net, c'est très court) sur les liens entre les textes de Rammstein et la littérature allemande. Jamais eu le courage d'essayer de le lire.

Si je trouve le temps, j'essaierai de ramener tous les messages postés dans divers topics qui ont un rapport avec celui-là, dans l'idée de faire une grosse base de données.

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