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« Nuits silencieuses » publié le 7 octobre 2021 : Till traduit pour la première fois en français !


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Le 06/09/2021 à 17:49, Ein kleiner Mensch a dit :

Je comprends que ça puisse plaire à ceux qui ne connaissent pas du tout la langue et veulent avoir accès à ce qui est dit, mais pour moi ça n'a que très peu d'intérêt.

 

Ma citation non tronquée. 

 

A-t-on encore le droit de donner un avis sur la traduction en poésie (et merde, la littérature et la traduction, c'est quand même mon domaine !) ou est-on obligé d'écrire "ah oui c'est trop bien" uniquement parce que certains préfèrent lire des poèmes traduits, ne comprennent pas l'allemand ou parce que la traductrice est "une amie de" ?

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Permettez-moi de me joindre à votre conversation. Je suis la poète ( pas poètesse beurkh!!) qui a traduit le livre de Till. Dans les cours de français de mes années Collège ou Lycée, il étai

On parle quand même de ce genre de poèmes (j’ai pris le premier du bouquin). Alors je veux bien que vous soyez à cheval sur le fait de traduire la poésie, mais perso je pense pas qu’on perde tant que

Franchement il faut pas exagérer, on parle de Till. Le sens et les subtilités de beaucoup de ses poèmes peuvent être largement retranscrits avec une bonne traduction (et c'est plutôt le cas à mon avis

Donc autant se passer de traduction de poésie ? Et pourquoi pas se passer de traduction de prose à ce niveau-là ? Et de cinéma ? Et de ne s'intéresser aux œuvres artistiques d'autre pays que lorsqu'on connaît la langue sur le bout des doigts ? 

 

Tout le monde n'est pas prêt, ni n'a les moyens, à consacrer 5, 10, 15 ans à l'apprentissage d'une langue étrangère pour lire un recueil de poésie une fois de temps en temps. 

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Les gens, vous dites presque la même chose :rolleyes: (Enfin pour la plupart) Kleine a dit que ça ne l'intéresse pas parce que la poésie perd trop à la traduction, moi et d'autres disons que ça nous intéresse quand même pour avoir la structure et les images malgré tout (encore une fois, j'ai pu apprécier des poèmes traduits dans d'autres cas) quand on ne bite rien à la langue d'origine, voilà, c'est tout.

Edited by Mitth'raw Nuruodo
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Il y a 3 heures, Amaranth_ a dit :

Donc autant se passer de traduction de poésie ? Et pourquoi pas se passer de traduction de prose à ce niveau-là ? Et de cinéma ? Et de ne s'intéresser aux œuvres artistiques d'autre pays que lorsqu'on connaît la langue sur le bout des doigts ? 

 

...

Bon.

Depuis le début, je parle de P O É S I E. 

La prose, ce n'est pas de la poésie, parce que c'est de la prose.

Au cinéma, ils ne font en général pas des vers, parce que parler en vers, c'est un peu moins naturel.

Dans les œuvres artistiques, ben en fait je ne sais pas de quelles autres œuvres artistiques tu parles, et je n'ai pas trop envie de le savoir car je n'en parle pas non plus.

 

Il y a 3 heures, Amaranth_ a dit :

Tout le monde n'est pas prêt, ni n'a les moyens, à consacrer 5, 10, 15 ans à l'apprentissage d'une langue étrangère pour lire un recueil de poésie une fois de temps en temps.

 

D'accord. Ça n'enlève rien au fait que la poésie perd de sa poésie en traduction. 

 

Et ça suffit maintenant ! Fallait écouter les cours de français à l'école, comme Adios, Vlad et DickInSon ! Et Mitth', avec un peu de distraction. :ph34r:

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On va être honnête, acheter cette trad, ce n'est pas pour amour de la poésie, mais simplement parce qu'on apprécié Lindemann. 

 

Ça se joue ! Ça se tient. 

 

C'est pas une critique, simplement que quand ce qui fait la substance même de l'intérêt de l'œuvre est dénaturé par le processus, ça fait questionner sur la pertinence du procédé sur certains points de vue. Pas tous, c'est ce qu'on dit. 

 

Mais un poème traduit, c'est quand même ponctionner dans l'os. 

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Il y a 3 heures, Ein kleiner Mensch a dit :

 

Et ça suffit maintenant ! Fallait écouter les cours de français à l'école, comme Adios, Vlad et DickInSon ! Et Mitth', avec un peu de distraction.

 

Eh bien justement, j'ai toujours détester les cours de français où le prof expliquait que l'auteur, qui avait vécu 2 siècles auparavant, a voulu dire ceci ou cela parce qu'à un moment de sa vie il vivait ceci ou cela. Cela ne laissait aucune place à l'imagination et/ou à l'émotion personnelle. 

 

Il y a 3 heures, DickInSon a dit :

On va être honnête, acheter cette trad, ce n'est pas pour amour de la poésie, mais simplement parce qu'on apprécié Lindemann. 

 

ça vaut ce que ça vaut, mais quand j'ai acheté ce recueil à Berlin, donc en version originale, je l'ai trouvé au rayon poésie. Les livres de Flake, eux, je les ai trouvé au rayon musique.

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Il y a 2 heures, Los123 a dit :

Eh bien justement, j'ai toujours détester les cours de français où le prof expliquait que l'auteur, qui avait vécu 2 siècles auparavant, a voulu dire ceci ou cela parce qu'à un moment de sa vie il vivait ceci ou cela. Cela ne laissait aucune place à l'imagination et/ou à l'émotion personnelle. 

 

Dans une analyse de texte telle qu'elle devrait être pratiquée, on examine les signes textuels révélant telle ou telle intention de l'auteur. Il y a des éléments qui transparaissent, que l'écrivain en ait eu conscience ou non d'ailleurs, des images qui reviennent. C'est comme ausculter un corps vivant et faire des déductions à partir de signes cliniques. Alors bien sûr, on ne pourra jamais savoir si "l'auteur a vraiment voulu dire ça". Mais il peut quand même y avoir de sérieux indices, et si ceux-ci sont plus discrets, alors on analyse au conditionnel. 
L'imagination et l'émotion sont évidemment primordiales (on ne choisit pas d'étudier la littérature si on n'aime pas lire), mais analyser un texte, c'est avant tout chercher à comprendre ce qu'un auteur a voulu exprimer et construire. Tu es là pour rendre sa voix à celui qui l'a perdue deux siècles plus tôt, pas pour imposer ta vision des choses si celle-ci ne rencontre aucun signe textuel. 

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Permettez-moi de me joindre à votre conversation.

Je suis la poète ( pas poètesse beurkh!!) qui a traduit le livre de Till.

Dans les cours de français de mes années Collège ou Lycée, il était rarement évoqué  le fait que les livres de poèmes sont presque toujours traduits par des poètes et non pas par des traducteurs professionnels.  Pour les Allemands francophones, les meilleures traductions de Goethe sont celles faites par Gérard de Nerval car un poète traduit par un autre poète ne donne pas forcément un poète au carré mais, en tout cas, on a de forte chance d'obtenir de la poésie. Et certes, si la traduction de Gérard de Nerval contient des inexactitudes,  il n'en reste pas moins que le souffle, la puissance et le Romantisme de Goethe sont restitués par Nerval. Bref son essence, sa poésie.

 

Loin de moi l'idée de me comparer avec G de N mais je vous encourage à lire ce merveilleux poète.

 

 Till m'a demandé de traduire In Stillen Nächten parce que, après des années à échanger, il me connait plutôt bien et je pense plutôt bien le comprendre. De plus, Till connait ma poésie et l'apprécie.

Pour lui, il était indispensable d'être traduit par un poète qui connait et comprend bien son univers.

Je suis très flattée de la confiance qu'il m'a faite.

Je lui ai envoyé, à plusieurs reprises ma traduction, donc il la connait et la valide.

Till ne m'avait pas fixé d'échéance et, de ce fait, j'ai pu investir tout le temps nécessaire.

Dans mes traductions, j'ai essayé d'être au plus prêt du texte et du sous-texte de Till. J'ai essayé de suggérer les doubles sens (parfois il y a même des triples sens et là je devenais dingue).

Je trouve la poésie de Till extraordinaire et que son talent de poète est sous-estimé. Je suis en particulier sidérée de la  force de ses images et de la musicalité de ses textes (on voit que c'est un musicien).

Traduire Till  a été un travail titanesque. Souvent ses poèmes sont dans un tel jeu de sonorités que le poème entendu à l'oral, sans voir le texte, n'a pas le même sens que le poème écrit sous nos yeux. Et puis, il y a constamment un jeu de sonorités, de rythmes qui se renvoient la balle.

J'ai essayé autant que possible de rendre compte de l'harmonie ou de la dissonance des textes de Till car elles sont tout autant porteuses de sens que les mots. Même si la musicalité de la langue française est différente de celle de la langue allemande.

Un des points important pour moi était ce que j'appellerais le dosage.

Till est le roi des fausses pistes et des jeux de miroirs. Lorsque certains textes suggèrent, juste par touches, un autre sens, j'ai essayé de rester dans la même flou suggestif, de ne pas suggérer plus fortement.

Beaucoup de textes de Till  ne sont pas genrés, dans le sens où rien n'indique le sexe de la personne évoquée par Till.  Dans ce cas, j'ai essayé de ne pas genrer le texte français, ce qui n'est pas simple.

Enfin, j'ai n'ai pas censuré le texte de Till. Plusieurs textes mettent mal à l'aise et j'ai tenté de restituer toute la noirceur suggestive des écrits de Till.

J'espère avoir restitué la puissance de ses textes ainsi que leur charge émotionnelle.

La poésie s'adresse avant tout aux sens, au coeur et à l'âme avant même  de produire un sens.

 

Ah, vous devez vous demander pourquoi je n'ai pas traduit "Messer". Tout simplement parce que Till m'a demandé de traduite ISN en premier.

 

Je finis mon long message en disant que ce livre voit le jour grâce au formidable investissement d'Alexandre Bord l'éditeur d'Iconopop. Car publier une méga-star avec un méga-management c'est méga-pas-simple. En outre, Till adore la France (comme tous les poètes allemands) et donc  la publication française avait une valeur symbolique  toute spécifique. De ce fait,  le cadre régissant la publication française était d'autant plus exigeant.

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il y a 17 minutes, Ein kleiner Mensch a dit :

Encore moins convaincue. :unsure:

 

On attendra volontiers tes contre-propositions sur certains poèmes, si tu penses que le travail de @Tüftelchen est perfectible. Et je dis ça sans aucune agressivité, ça peut être intéressant de créer un topic similaire à celui des traductions de chansons.

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il y a 4 minutes, Pierrick a dit :

On attendra volontiers tes contre-propositions sur certains poèmes, si tu penses que le travail de @Tüftelchen est perfectible. Et je dis ça sans aucune agressivité, ça peut être intéressant de créer un topic similaire à celui des traductions de chansons.

 

Alors non, parce que je ne sais pas si je te l'ai déjà dit mais selon moi, la poésie ne gagne pas à être traduite. :ph34r:

Mais merci (sans ironie) pour la proposition non agressive ! 

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Navrée, on ne se rend pas forcément compte du travail qu'il y a derrière. 

Je pense que je l'achèterais, parce que même si je ne reviens pas sur mon pdv concernant la traduction des poésies, l'ensemble du travail ne peut pas être ignoré -et surtout parce que je suis impressionnée par la capacité à écrire un pavé sans animosité après des commentaires comme les miens :ph34r:

 

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Il y a 21 heures, Los123 a dit :

 

Eh bien justement, j'ai toujours détesté les cours de français où le prof expliquait que l'auteur, qui avait vécu 2 siècles auparavant, a voulu dire ceci ou cela parce qu'à un moment de sa vie il vivait ceci ou cela. Cela ne laissait aucune place à l'imagination et/ou à l'émotion personnelle. 

 

J' avais un peu le même problème à partir de la Seconde.

Le français, qui jusqu' alors avait été mon point fort, est devenu un point faible 😪

Je séchais souvent devant ma feuille, ne comprenant pas trop le mode d' emploi de la fiche de lecture/commentaire composé, trouvant cela trop compliqué et fastidieux...

Est-ce que l' auteur avait la même "grille de lecture", que celle qui est attendue de l' élève dans le commentaire composé etc..., de son propre texte ? En plus à la fin des années 90 Internet n' était pas comme mtn...

Mauvais souvenirs...

Edited by Lina-Tillina
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@mad max Difficile de te répondre car je ne suis pas Till.

 

En fait, Till connait bien mon écriture, mon style  et il m'a fait confiance dès le départ. Je pense que c'est une qualité des Ex-RDA, lié à leur approche du monde du travail et aussi à leur culture germanique : quand ils confient un travail à quelqu'un, ils lui font confiance et le laisse mener sa tâche à sa façon.

Comme je savais que certains travaux confiés par Rammstein, notamment à des vidéastes, ne leur avait pas tant  plu que ça à l'arrivée, et, surtout, du fait que j'avais conscience de l'enjeu important de ma traduction, à savoir qu'une mauvaise traduction peut tuer un livre, je tenais Till informé très régulièrement de l'avancée de mes traductions, de ma façon de travail, de ma démarche etc...

 

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