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Niania Mufti

Réécriture des textes de rammstein

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Pour faire simple : je prend les traductions des chansons et je les retravaille de telle manière à ce qu'elles riment. Pour certaines, ce sont de vrai réécriture et je reste très proche du sens premier..pour d'autres, je me suis un peu laissée aller à l'invention :unsure: Enfin, vous verrez bien.

Adios

Il enfonce l’aiguille dans sa veine.

La mélodie entre sans grande peine.

Maintenant, entre son cou et sa main

Joue tout un bataillon de musiciens.

Les troupes défilent dans ses entrailles

Et dans ses tripes se livrent bataille.

Les yeux clos, il sent sous sa peau qui crame

Le feu de leurs guitares-lance-flammes.

Il retire l’aiguille de son bras,

Prie que la musique ne parte pas.

Mais la symphonie n’a que trop durée,

Et le rythme se fait plus saccadé.

Les harpes se consument dans son sang.

Les violons flambent avec criaillement.

Il n’arrive plus à fredonner l’air.

L’orchestre est en train de quitter sa chair.

Alors que meurent tous les instruments,

Il fait l’effort d’ouvrir les yeux bien grands.

Encore une fois, le rideau est tombé.

Mais cette fois, il ne s’est pas réveillé.

Amour

L’amour est une bête sauvage

Qui attaque tout être à tout age…

Elle te suit, te traque, te poursuit

Dans la nuit, t’attrape sans un bruit,

Se love contre toi, féline,

Et te cajole et te câline.

Toi, tu repousses ses avances

Avec grande véhémence.

Mais avec elle, la lutte est veine

Car des humains elle est la reine…

Elle te fait ramper à ses pieds

Au point que tu fasses pitié,

Et t’entraîne dans une danse,

T’épuise, te laisse sans défenses.

Puis, elle joue un peu, te taquine,

Sort ses griffes, t’ouvre la poitrine,

S’entortille dans les entrailles

Qui s’échappent de ton poitrail.

Puis, aussi lente qu’élégante,

Entre tes côtes elle serpente.

Car quelque chose en toi attise

Son insatiable convoitise :

Elle est avare des sentiments

Dont seul ton cœur est le régent…

Et elle embrasse l’organe qui bât,

L’enlace de ses milles bras,

Telle une cruelle ventouse,

Fougueuse passionnée et jalouse.

L’amour est une bête sauvage.

Dans son piège tu tomberas.

A l’étroit dans sa noire cage,

Alors tu la regarderas

Belle, irréelle tel un mirage.

Et finalement tu seras,

Passée la colère et la rage,

Heureux d’avoir été sa proie.

Herzeleid

Gardez-vous bien de vivre ensemble

Car courts vous sembleront les ans

Des innocents amusements

Car quand les années vous rassemblent

Comme des journées elles vous semblent

Gardez vous bien de vivre ensemble

Car longs vous paraîtront les temps

Que l’on doit passer sans amant

Quand honte et haine vous assemblent

Un an comme un siècle vous semble

Morgenstern

Elle est si laide que s’en est épouvantable.

Pour le ciel sa présence n’est pas supportable.

A peine son visage lui dévoile-t-elle

Que le soleil cesse de briller : il gèle.

Aussi doit elle se cacher de la lumière,

Attendre chaque jour la venue de la nuit

Amenant avec elle, sœur de l’astre solaire

La lune, et son cortège de mélancolie.

Elle sort. Ce soir aucun nuage. Le ciel est clair,

Si bien qu’elle sent sur son visage la lumière

Futile d’une étoile cachée par les arbres.

Honteuse, elle pose ses mains sur sa peau de marbre,

Et s’affale sur le sol. Face contre terre,

Elle ne se retient plus et pleure sa colère.

Puis, les yeux embués elle se met à genoux

Et supplie : « Peint moi de la beauté sur les joues !

Etoile du matin, ah ! Scintille pour moi !

Montre moi que je ne suis pas seule ici bas.

Donne moi une véritable identité.

Je voudrais tellement pouvoir enfin m’aimer ! »

Mais jamais l’étoile n’entend sa triste prière

Et son appel s’éteint lentement dans les airs.

Je suis allé seul dans la fraîcheur de la nuit.

Les oiseaux du soir ne chantaient plus. Pas un bruit.

Et soudain, j’ai aperçu l’enfant de l’aurore

Parmi la foule. J’ai alors crié au rond d’or :

« Etoile du matin, brille pour ma chérie !

Je t’en prie, fait la exister pour moi aussi !

Illumine cet être, offre lui la beauté.

L’obscurité même commence à la rejeter !

Ô Etoile du Matin ! Toi, Reine du Ciel,

Toi qui donne à l’aube cette couleur de miel,

Réchauffe mon âme ! Prête attention à un cœur

Qui s’est lassé des larmes, qui n’en peut plus des pleurs.

L’homme est quand même un animal qui sait voir.

Et elle qui est reniée de tous les miroirs,

Elle est laide! Je veux de belles choses pour moi,

Mais cette femme, belle ? Jamais elle ne le sera… »

L’étoile comprend et veut briller sur ma chérie.

Elle réchauffe sa poitrine qui tremble et gèle,

Là où est l’émotion et là où bat la vie.

Voir avec le cœur : elle a toujours été belle.

Spring

Là haut, sur le géant de fer,

Un homme se tient les bras levés.

Ses pensées ne sont pas très claires,

Il paraît encore hésiter.

Le peuple autours de lui se presse :

Les gens l’ont vite remarqué.

Je me mêle à la foule en liesse,

Espérant pouvoir regarder.

Mais les spectateurs se déchaînent,

Car l’homme ne veut plus sauter,

Et commencent à hurler leur haine

En formant un cercle serré.

Il ne peut descendre du pont,

Et doit à nouveau remonter.

Je suis en première ligne de front

Et me met à vociférer :

« Saute, ne regarde pas en bas !

Libère moi, ne me déçois pas !

Vois l’astre solaire qui t’éclaire,

Saute pour moi dans la lumière ! »

A présent, ses yeux sont humides.

Il se demande : « Qu’est-ce que j’ai fait ?

Je voulais juste voir le vide,

Et le soleil se coucher… »

Un nuage passe lentement

Et le ciel commence à geler.

Les gens se dispersent en courant

Tout en continuant à crier.

Alors je me glisse derrière lui,

Et lui donne un grand coup de pied

Pour le faire tomber dans la nuit

Et de sa honte le libérer.

Wilder wein

Encore essoufflé, je la vois sur l’autre berge.

J’ai traversé le bois guidé par son odeur

Bien plus douce et subtile que celle des fleurs.

Et j’ai enfin trouvé ma belle vigne vierge !

Maintenant qu’elle est là, l’émotion me submerge.

Les oreilles dressées et la joie dans le cœur,

Je plonge. L’eau glisse sur mon pelage avec douceur,

Et je suis tout joyeux lorsqu’à ses pieds j’émerge.

« Vigne vierge, aimes-tu ma douce fourrure grise ?

Ou frémis-tu à cause de la légère brise ?

Non, ce n’est pas le vent qui fait trembler tes branches »

Et je sens couler sa sève sous ses veinures.

Puis, aidée par le vent, elle se courbe et se penche

Pour me laisser goûter sa grappe de fruits mûrs.

(croyez moi ou pas, mais la dernière et entièrement de l'invention. Je ne me suis inspirée que des mots "vigne vierge" pour l'écrire. A l'époque, je n'avais pas encore lu la traduction de "du riechst so gut", ni vu le clip...

Je voudrais par ailleurs vous faire remarquer le chiasme( :D ) dans l'avant dernière strophe :

frémis / brise

Vent / trembler)

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Guest rosenrot

carrément ouais.... Superbe boulot et écriture...

Es-tu une fille ?

On dirait d'après le style...

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en un mot: bravo :goooddd::goooddd:

EDIT: maintenant que Niania et moi en avons fait beaucoup, un petit sommaire pour que vous vous y retrouviez :D

Wollt ihr das Bett sehen: n'existe pas encore

Der Meister: page 10

Weisses Fleisch: page 15

Asche zu Asche: n'existe pas encore

Seeman: Page 7

Du riechst so gut: page 12

Das alte Leid: page 8

Heirate mich: page 2

Herzeleid: page 1

Laichzeit: n'existe pas encore

Rammstein: idem

Sehnscucht: page 7

Engel: page 6

Tier: page 15

Bestrafe mich: page 6

Du hast: page 8

Bück dich: page 4

Spiel mit mir: page 6

Klavier: page 10

Alter Mann: page 7

Eifersucht: n'existe pas encore

Küss mich: idem

Mein Herz bernnt: page 11

Links 234: n'existe pas encore

Sonne: page 16

Ich will: n'existe pas encore

Feuer frei! :page 9

Mutter: page 10

Spieluhr par Niania Mufti:page 6

Spieluhr par Pandora: page 2

Zwitter: page 16

Rein Raus: page 4

Adios: page 1

Nebel: page 3

Reise Reise: page 11

Mein Teil: page 6

Dalai Lama: page 13

Keine Lust: n'existe pas encore

Los: idem

Amerika: idem

Moskau: page 14

Morgenstern: page 1

Stein um Stein: page 1

Ohne dich: page 5

Amour: page 1

Benzin: n'existe pas encore

Mann gegen Mann: idem

Rosenrot: page 9

Spring: page 1

Wo bist du?page 9

Stirb nicht vor mir: page 11

Zerstören: n'existe pas encore

Hilf mir: page 2

Te quiero puta!: n'existe pas encore

Feuer und wasser: page 3

Ein Lied: n'existe pas encore

Feuerräder: page 8

Wilder Wein: page 1

Das Modell: n'existe pas encore

Kokain: idem

Stripped: page 10

Halleluja:page 14

Pet Sematary: page 12

Schwarzes Glass: n'existe pas encore

Jeder lacht: idem

Schtiel: page 7

voilà. Ce sera mis à jour quand de nouvelles viendront ;):)

A vous de trouver le post correspondant sur la page^^

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Ouais ba enfait, c'est pas spielhur qui m'a inspiré, mais plutôt stein um stein...

Stein um stein

J’ai des projets, de très grands projets.

Je vais te construire une bâtisse.

Tu n’en déménageras jamais

Et en animeras chaque vis.

Ho oui, je vais te construire un gîte

Qui n’aura ni portes ni fenêtres

Dans un lieu que tout le monde évite.

Même la lumière ne peut pas y être.

Oh oui, je vais te faire un logis.

Pierre par pierre, je vais t’emmurer.

Ainsi, tu en seras une partie,

Et auprès de toi je resterai.

Sans chaussures et sans vêtements,

Tu me regarderas travailler.

Les pieds entravés par le ciment,

Tu ne pourras pas t’en échapper.

Dehors, il y aura un jardin

Plein de senteurs et de rosiers.

A l’intérieur, tout est éteint.

Et personne ne t’entend crier.

Que de martèlements, que de coups !

Dehors, il fait déjà nuit et froid.

Et bien durs et droits son les clous

Que j’enfonce dans ton corps de bois.

Je l’ai enfermé dans la maison.

Elle sera à moi à jamais.

Elle a embelli les fondations.

Dehors, personne ne l’entend crier.

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il y a beaucoup de travail la dedans

mais je comrpend pas prk il faut que sa rimes?

perso j'écris beaucoup de chanson mais sa rimes pas forcement

mais enfin voila

superbe travail y'en faut du courage quand meme

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La rime rend le texte plus fluide, plus joli à l'écoute..imagine les textes de rammstein sans aucunes rimes...ça rendrait pas pareil.

Un grand débat de poète : doit on, lorsque l'on écrit, faire passer la forme avant le fond, où le contraire??

C'est une question de point de vue après... mais pour moi le travail de la forme est très important... Ca m'est égal même d'abandonner un super phrase tout ça parce qu'il y a une syllabe de trop lol

merci pour les encouragements :)

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Niania, j'ai déjà eu l'occasion de te le dire mais je te le redis: tes textes sont supers :goooddd::goooddd:

Particulièrement Morgenstern et Stein um Stein, j'adore.

Ensuite, savoir si le plus important est le fond ou la forme....question difficile :huh::unsure:

Un poème sans forme réelle serait très fade....mais à l'inverse si je lis un texte où le fond est maigre voire quasi inexistant je trouve que ça manque vraiment...

Après comme tu dis c'est subjectif

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Spieluhr

Un petit etre simule la mort

Il voulait etre en paix dans la solitude, ainsi a t il décidé de son sort

Le petit coeur ne battait plus depuis des heures

Alors l'a ton déclaré mort dans une grande clameur

Il sera enterée sous le sable humide aux grains fins

Avec une boite à musique entre les mains

Les premières neiges en recouvrant sa tombe

Ont doucement tiré l'enfant d'un sommeil de plomb

Ainsi dans cette froide nuit d'hiver

Le petit coeur est sorti de sa torpeur de fer

Le cercueil ayant gelé

L'enfant sa boite à musique a démarré

Une mélodie portée par le vent

Et sous terre chante l'enfant

"Hue hue cavalier"

Et aucun ange ne descend ici bas

"Mon coeur ne bat plus désormais"

Seule la pluie pleure sur sa tombe sur laquelle personne ne s'appietoira

"Hue hue cavalier"

Une mélodie portée par le vent

"Mon coeur ne bat plus désormais"

Et sous terre chante l'enfant

La lune froide brillant de mille feux

Entend dans la nuit résonner des cris évoquant un macabre jeu

Et aucun ange ne descend ici bas

Seule la pluie pleure sur sa tombe sur laquelle personne ne s'appietoira

Entre les dures planches de chêne

Il jouera avec sa boite à musique pour tromper sa peine

Une mélodie portée par le vent

Et sous la terre chante l'enfant

Le dimanche des morts ils entendirent cette mélodie

Venant tout droit du champ de Dieu où n'est accepté aucun impie

Alors ils l'ont déterré

Et ont sauvé le petit coeur de cette caisse enterrée

"Hue hue cavalier"

Et aucun ange ne descend ici bas

"Mon coeur ne bat plus désormais"

Seule la pluie pleure sur sa tombe sur laquelle personne ne s'appietoira

"Hue hue cavalier"

Une mélodie portée par le vent

"Mon coeur ne bat plus désormais"

Et sur terre chante l'enfant

Désolée, je m'ennuyais tout à l'heure, j'ai donc tenté une réecriture de Spieluhr. Certains vers sont restés identiques, j'ai rajouté des choses enlevé d'autres....

Je suis vraiment désolée, ma réecriture est nulle comparée aux tiennes Niania :mdrrrrrr:

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Ca à le mérite d'être une vrai réécriture :D contrairement aux miennes..mis à part stein um tein et spring, c'est beaucoup de l'inventions les autres...

Mais j'aiiiime ton texte Pandora.. comme d'hab lol

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Je viens juste de la finir :)

Heirate mich

Il se glisse furtivement près de l’église.

Cela fait un an qu’il va -être solitaire

Que le deuil a rendu fou- là où les morts gisent.

Chaque nuit, il reste près de la grise pierre.

Tout là bas près des cloches, sommeille une stèle.

Seul moi peut en déchiffrer toute la douleur.

Et le coq dont les plumes rouges s’emmêlent

Se tient sur la clôture : il fut autrefois ton cœur.

La peur sur ce triste parapet embrochée,

Chaque nuit dans la terre je m’en vais fouiller

Pour voir les restes tous morts et décomposés

De ce visage qui avant me souriais.

Tout là bas près des cloches, chaque soir je suis.

Là, parmi les escargots, le sol je frappe.

Le jour, je ne fais que courir après la nuit.

Ma chérie, une seconde fois tu m’échappes…

« Je t’en pris, épouse-moi encore une fois ! »

Avec mes mains je creuse profondément,

Pour retrouver ce qui me manque tellement,

Comme la lune dans ces plus beaux vêtements.

J’ai embrassé ta bouche froide tendrement.

Je te prend et te serre doucement dans mes bras.

Mais ta peau se déchire comme du papier,

Et des morceaux et des lambeaux tombent de toi.

Encore une fois, tu m’échappes mon aimée…

« Je t’en pris, épouse-moi encore une fois ! »

Alors de toi j’ai emporté les résidus.

La nuit est chaude et nous sommes tous les deux nus.

Malédiction ! Le coq salue le matin !

Je lui ai tranché la tête de mes deux mains.

« Epouse-moi ! »

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:o:o:o

Vraimment BRAVO! J'aime beaucoup Amour, surtout

"L’amour est une bête sauvage.

Dans son piège tu tomberas.

A l’étroit dans sa noire cage,

Alors tu la regarderas

Belle, irréelle tel un mirage.

Et finalement tu seras,

Passée la colère et la rage,

Heureux d’avoir été sa proie."

C'est vraimment très beau! :goooddd: Encore Felicitations!

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