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Débats politiques et sociétaux


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il y a une heure, DarthSyphilis a dit :

Ah et si vous voulez vraiment ouvrir un débat sur la nocivité du porn, je vous invite à le mener sur le 18-25, ils sont particulièrement sensibilisé à ce problème (ils glorifient le nofap et organisent des nofap challenge)

Vous êtes au courant qu'on peut se branler sans porno ? 

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Perso au bout de deux semaines faut que je lâche de la pression, j'ai les couilles tellement pleines que j'entends des voix!

Aucune disposition n’interdit à un ministre de mentir à la télévision.

Merci, j’ai pas voulu perdre mon temps à répondre mais ça résume à peu près ma pensée. J’ajoute que le harcèlement ciblé donc a fait preuve une personne avec la réaction 🤢 est incomparable.

Il y a 2 heures, Ein kleiner Mensch a dit :

C'est vrai qu'un adolescent qui regarde du porno commence sa vie sexuelle avec les femmes à un stade "pire que zéro", c'est bien dit. Non seulement il va apprendre des gestes qui ne feront jamais plaisir à une femme (ou en tout cas à la plupart des femmes), mais en plus il va croire devoir fournir une performance qui lui semble forcément inaccessible (et qu'il est contre-productif d'atteindre en plus, cf. le début de ma phrase). Je me suis toujours dit que ça devait pas être facile d'être un jeune mec dans ce domaine, et avec le porno, c'est pire.

 

Oui, d'autant plus que le porno est avant tout une industrie qui prospère du fait que le sexe reste un tabou dans l'immense majorité des sociétés. Imaginons une société sans ce tabou, et il serait envisageable de produire des films remplissant les fonctions d'un porno (apprentissage de la sexualité, divertissement, compensation en cas de manque, etc.) mais libérés des enjeux marchants (surenchère qui peut mener à l'addiction et aux troubles) et - je sais, je sais, je reviens encore à mon sujet favori - du virilisme exacerbé de ces films, qui est toujours une charge pour l'homme (performance, physique, etc.).

 

Bon, en réalité, la nature humaine est bien étrange, donc ça n'arrêterait pas la production de films porno qui ne correspondraient pas aux critères d'un comité d'éthique imaginaire - et ça serait pas non plus le but d'en arrêter la production, de toute façon. Mais j'en viens quand même à penser que le seul moyen de lutter contre le problème des jeunes non prévenus qui matent des porno, c'est leur permettre un accès à une sélection de films qui rempliraient certains critères, une liste en mode "pratique acceptable".

 

C'est sûr que c'est infantilisant (mais bon, on parle de jeunes entre 8 et 14 ans, là - normal que ça le soit un peu) mais ça diffère pas tant que ça de ma propre découverte du porno. Quand j'avais 15 ans (eh ouais - c'est là que je vois que j'appartiens à une tout autre génération!), un de mes frères de plus de 10 ans mon aîné avait compilé ses scènes préférées sur des VHS qu'il me passait ensuite: ce n'est rien d'autre que du tri, en fait.

 

(D'ailleurs petite anecdote: il avait foutu un bêtisier à la fin, avec les acteurs qui se cassent la gueule ou la préparation d'une omelette sur le dos d'une actrice, et j'avoue que je matais surtout cette partie! :lol: )

 

 

Citation

Il y a aussi cette partie sur laquelle on peut bien méditer je pense : "on crée du porno qui répond aux besoins du plaisir masculin tout en érotisant la souffrance de la femme, et après on philosophe sur la libido basse de la femme. Les hommes ont appris à être excités par la souffrance féminine, et les femmes s'attendent à être excitées par leur propre souffrance".
J'aime bien parce qu'elle ne dit pas seulement : "les hommes sont nuls, honte à eux". Il y a aussi le côté féminin du problème, parce qu'on peut être conditionnées de la même manière.

 

Exactement, sa conclusion est très bien vue d'ailleurs: le fait que les femmes contrôlent la sexualité parce que 1/ on leur nie le plaisir, elles sont donc en position maîtresse (on leur assigne le rôle de donner du plaisir, les hommes en deviennent donc dépendants); et 2/ la sexualité devient un outil pour obtenir ce qu'elles ne peuvent pas obtenir par l'état de droit.

A partir du moment où on commence à s'interroger sur la représentation du plaisir féminin, on libère l'homme du carcan pornophile mais on résout un problème crucial d'égalité femme/homme: l'égalité face au plaisir, qui doit être réciproque pendant l'acte.

 

 

Il y a 1 heure, DarthSyphilis a dit :

Mmmh je n'en serai pas si certain. Etre né avec une tablette dans les mains ne signifie pas savoir l'utiliser. Regarde les millenials ( les 2000): à part aller sur youporn, instagram fb et co et jouer à COD 5 et Fortnite tu les vois avoir une utilisation plus avancée des outils informatiques?   Si je mets une règle dans le routeur qui blacklist les pages web contenant par exemple les mots (liste non-exhaustive hein )  "porno sex shemale gangbang boobs tits dicks BBC interracial cunni lesbian bukkake ebony hentai creampie",  tu crois franchement qu'ils arriveraient à contourner ce problème?

 

Si toi, tu te démerdes bien en informatique, tu peux trouver des moyens qui limiteront la majorité des gamins (mais pas tous - certains seront aussi des cracs). Mais les parents n'auront pas les mêmes connaissances en informatique et n'auront pas forcément le temps de se renseigner non plus, parents de la nouvelle génération y compris. D'ailleurs, il sera toujours plus facile pour les gamins de se passer les bons tuyaux pour contourner les limites (ils consacrent déjà énormément de leur temps à ça) que pour les parents de s'envoyer les bonnes pratiques pour limiter leurs gosses.

 

Cela touche à l'éducation, et sur ce point, les parents sont très individualistes et acceptent peu les conseils d'autrui.

 

il y a 21 minutes, Spooky Kid a dit :

 

Entre ça et "balade", je crois que je vais boycotter ses pavés. :(

 

Oh t’exageaires! :lol: 

 

 

 

Edited by LudicrousC
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@LudicrousC    Y aura toujours des parents qui accorderont plus d'intérêt à leurs enfants que d'autres, et ceux-là feront les efforts nécessaires pour donner à leur progéniture toutes les chances d'être meilleurs que leurs camarades aux parents plus .... laxistes dirons-nous.

 

  Ce n'est pas une question de moyens financiers ou de connaissances techniques (voir même culturelles) mais juste de la volonté.  Il y a d'un côté les parents qui préfèrent mettre leur gosse devant un écran pour être tranquille et s'en foutre de ce qu'ils y font, et de l'autre des parents qui  travaillent au succès de leurs enfants même si évidemment cela est plus contraignant. 

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il y a 38 minutes, LudicrousC a dit :

Bon, en réalité, la nature humaine est bien étrange, donc ça n'arrêterait pas la production de films porno qui ne correspondraient pas aux critères d'un comité d'éthique imaginaire - et ça serait pas non plus le but d'en arrêter la production, de toute façon. Mais j'en viens quand même à penser que le seul moyen de lutter contre le problème des jeunes non prévenus qui matent des porno, c'est leur permettre un accès à une sélection de films qui rempliraient certains critères, une liste en mode "pratique acceptable".

 

Le problème, c'est que beaucoup d'ados voudront de toute façon voir au-delà de la "pratique acceptable". Peu importe ce que tu leur montres, il voudront toujours voir "ce qui existe aussi et qui est interdit".
D'ailleurs moi ce qui m'interpelle, c'est : le porno tel qu'il est décrit dans ton article (scènes de torture pour la femme, basiquement, même si ça n'en a pas l'air), ça marche. Et je ne pense pas qu'il n'y ait que les dégénérés (et c'est quoi, un dégénéré ?) qui soient excités par le fait de voir une femme se faire baiser dans tous les sens (désolée :ph34r:) et d'une manière qui nie complètement son plaisir. Pourquoi on ne pourrait pas avoir des pornos dans lesquels les gens ont des relations sexuelles en prenant leur pied, simplement, sans humiliations, pilonnages de compétition et tout le bordel ? Parce que c'est comme une drogue à laquelle on s'habitue et qu'il en faut toujours plus ? Ou est-ce que ça répond à un fantasme / un besoin qu'on ne s'avoue pas ou pas toujours ?

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il y a 3 minutes, Ein kleiner Mensch a dit :

Pourquoi on ne pourrait pas avoir des pornos dans lesquels les gens ont des relations sexuelles en prenant leur pied, simplement, sans humiliations, pilonnages de compétition et tout le bordel ?

 

La catégorie Amateurs est là pour ça.

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il y a 2 minutes, DarthSyphilis a dit :

Perso au bout de deux semaines faut que je lâche de la pression, j'ai les couilles tellement pleines que j'entends des voix!

Amis de la poésie et du bon goût bonsoir :)

 

En vrai ça m'a fait rire, tu gagne un pins 

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C'est agréable de lire ces derniers post à 6h du mat' 😂

La journée s'annonce bien !

(Merde j'croyais être sur le topik à flood)

Edited by Cynique
Mince alors !
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Il y a 8 heures, Cynique a dit :

C'est agréable de lire ces derniers post à 6h du mat' 😂

La journée s'annonce bien !

(Merde j'croyais être sur le topik à flood)

 

Un état des lieux sur les couilles de DarthSyphilis et un petit café, je vois pas où est le problème. 
À partir de maintenant je vais l'appeler l'ami Ricoré.

https://www.youtube.com/watch?v=afdOxgqyx6o

Edited by Ein kleiner Mensch
Avec la chanson c'est mieux.
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Le 04/12/2019 à 21:19, DarthSyphilis a dit :

  Ce n'est pas une question de moyens financiers ou de connaissances techniques (voir même culturelles) mais juste de la volonté.  Il y a d'un côté les parents qui préfèrent mettre leur gosse devant un écran pour être tranquille et s'en foutre de ce qu'ils y font, et de l'autre des parents qui  travaillent au succès de leurs enfants même si évidemment cela est plus contraignant. 

 

Là tu ouvres la voie vers un immense débat concernant la parentalité. Les études montrent bien qu'il est beaucoup plus facile d'éduquer pour donner les meilleures chances de réussite à ses enfants quand on a soi-même eu la chance d'être éduqué selon ces principes-là.

Il est indéniable que la plupart des parents, même à l'avenir, n'auront pas les connaissances en informatique nécessaires pour interdire formellement la pornographie à leurs enfants - mais en plus de cela, même en ayant les connaissances nécessaires, ils ne contrôleront pas les téléphones, les tablettes, les ordis des copains, sur lesquels leurs enfants pourront accéder au porno.

Il n'y a pas d'autre choix que de passer par la discussion et le développement du regard critique à un plus jeune âge.

 

Le 04/12/2019 à 22:05, Ein kleiner Mensch a dit :

Le problème, c'est que beaucoup d'ados voudront de toute façon voir au-delà de la "pratique acceptable". Peu importe ce que tu leur montres, il voudront toujours voir "ce qui existe aussi et qui est interdit".

 

Ah mais je suis parfaitement d'accord mais il y aura toujours la possibilité - et même plus de facilité - pour les jeunes qui le veulent de revenir à la pratique "filtrée" si celle-ci est davantage mise en avant, si la production de ce type de films est boostée. Aujourd'hui, si tu veux mater un porno qui n'humilie pas les femmes et fait la part belle à son plaisir à elle, il faut fouiller, fouiller longtemps. Cela en est vraiment désespérant d'ailleurs, ce manque cruel de pornographie "pour les femmes" (et je mets des guillemets car en réalité, il s'agit de pornographie équitable où les hommes pourraient aussi y trouver leur compte - probablement même davantage - en y visionnant des pratiques qui ont plus de chances de marcher IRL).

 

Citation

D'ailleurs moi ce qui m'interpelle, c'est : le porno tel qu'il est décrit dans ton article (scènes de torture pour la femme, basiquement, même si ça n'en a pas l'air), ça marche. Et je ne pense pas qu'il n'y ait que les dégénérés (et c'est quoi, un dégénéré ?) qui soient excités par le fait de voir une femme se faire baiser dans tous les sens (désolée :ph34r:) et d'une manière qui nie complètement son plaisir.

 

La société a construit les rapports femme/homme selon un modèle de domination pseudo biologique où la femme doit rester passive pendant l'acte sexuel - elle ne doit pas prendre d'initiative, elle doit subir, et si elle a le droit d'agir, c'est uniquement dans le but de stimuler son partenaire.

On élimine ainsi de la carte le désir et le plaisir féminin pour garantir le pouvoir, l'initiative et l'action principale, aux hommes - cela leur simplifie la tâche et, par la même occasion, cela cautionne des formes de violences.

 

C'est ainsi qu'on a presque toutes (je parle des femmes et personnes s'identifiant comme femmes hétéros) été au moins une fois dans la situation de devoir accepter un rapport "juste pour lui faire plaisir à lui" ou "parce qu'il insistait trop", ou alors de devoir répéter plusieurs fois non à ses demandes ou de lutter face à ses caprices et menaces, alors qu'il ne nous viendrait jamais - JAMAIS - à l'esprit d'insister auprès de lui s'il refuse un acte spécifique qui nous ferait plaisir (que ce soit nous lécher, se soumettre, se faire triturer l'anus, ou tout autre chose du même genre).

 

Citation

 Parce que c'est comme une drogue à laquelle on s'habitue et qu'il en faut toujours plus ? Ou est-ce que ça répond à un fantasme / un besoin qu'on ne s'avoue pas ou pas toujours ?

 

Pour moi, ce fantasme est donc issu d'une construction sociale. A force de construire les rapports femme/homme selon le modèle dominée/dominant, on assigne aux hommes le besoin de virer aux extrêmes pour garantir leur désir - représentation de la violence et soumission de la femme pendant l'acte.

 

Il existe effectivement une issue pour eux vers la représentation de la Domina mais en réalité, cette inversion de la soumission est très souvent accompagnée d'un autre concept, le fétichisme qui est, en soi, en contradiction avec l'idée d'une domination féminine - le fétichisme annule l'effet en réduisant à nouveau la femme à un objet qu'on contemple.

 

Fondamentalement, il s'agit toujours du plaisir et désir féminins dont l'existence est niée.

Edited by LudicrousC
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Le 04/12/2019 à 22:05, Ein kleiner Mensch a dit :

Ou est-ce que ça répond à un fantasme / un besoin qu'on ne s'avoue pas ou pas toujours ?

 

Il y a 8 heures, LudicrousC a dit :

Pour moi, ce fantasme est donc issu d'une construction sociale. A force de construire les rapports femme/homme selon le modèle dominée/dominant, on assigne aux hommes le besoin de virer aux extrêmes pour garantir leur désir - représentation de la violence et soumission de la femme pendant l'acte.

 

On aura beau jouer autant qu'on veut les blanches colombes, je pense que concernant le sexe on a tous un désir de soumettre d'un côté et un désir d'être soumis de l'autre (soumission qu'on pourrait qualifier de factice cela dit, à partir du moment où on en tire une satisfaction personnelle) qui sont tous les deux plus ou moins profondément enfouis dans un petit coin de notre tête. Ce qui relèverait plus de l'inné du coup.

 

Là où influe la construction sociale, c'est plutôt dans notre capacité à assumer notre volet "dominant" ou notre volet "soumis" et à l'exprimer, et il est vrai qu'il y a tout un contexte qui fait qu'il est sans doute moins facile pour une femme d'assumer et exprimer son côté dominant et prédateur au pieu qu'un homme, et à l'inverse plus difficile pour un homme d'assumer et exprimer son côté docile et servile au pieu qu'une femme, en cela je ne suis pas fondamentalement en désaccord avec Ludi. Même si encore une fois aussi bien dans le cas d'un homme que d'une femme, le concept de "soumission" perd tout son sens dès lors que le statut de "soumis" nous procure un plaisir personnel.

 

Il y a 8 heures, LudicrousC a dit :

Aujourd'hui, si tu veux mater un porno qui n'humilie pas les femmes et fait la part belle à son plaisir à elle, il faut fouiller, fouiller longtemps. Cela en est vraiment désespérant d'ailleurs, ce manque cruel de pornographie "pour les femmes" (et je mets des guillemets car en réalité, il s'agit de pornographie équitable où les hommes pourraient aussi y trouver leur compte - probablement même davantage - en y visionnant des pratiques qui ont plus de chances de marcher IRL).

 

Là je te comprends pas trop, ce genre de démarche c'est aussi cohérent que faire sciemment une sélection de 5 films dans la catégorie "horreur interdit aux moins de 16 ans", les regarder tous, et ensuite se plaindre qu'il n'y a pas eu assez de comédie ou de scènes romantiques dans ces 5 films visionnés : tu n'as pas trouvé ce que tu cherchais parce que tu t'es plantée de genre cinématographique tout simplement.

 

Peut-être que je suis trop inculte sur ce genre de films pour pouvoir en saisir toutes les "subtilités", mais j'ai sincèrement l'impression que de tout temps le porno n'a jamais eu la prétention d'être autre chose qu'une simple machine à mettre en images les fantasmes masculins les plus bruts et tordus qui soient afin de pimenter les instants branlette des hommes. C'est précisément pour cela d'ailleurs que les esprits trop immatures et trop incultes sur le plan sexuel pour pouvoir appréhender la vraie nature du porno, et ainsi prendre le recul critique nécessaire vis-à-vis de ce dernier, doivent absolument être préservés de ce genre "cinématographique". Bref, les tutos sur "comment faire et se faire plaisir sur le plan sexuel de façon saine et équitable", c'est certainement pas du côté du porno qu'il faut les chercher puisque ce dernier par son essence même n'aura jamais cette vocation-là.

 

Sans nier le fait que certaines femmes peuvent sans doute trouver leur compte dans certains types de porno par un heureux hasard, je pense quand même que plus que le contenu, c'est le matériau même qui fait que le porno est fondamentalement bien plus taillé pour les hommes que pour les femmes, et donc bien plus attractif pour ces derniers que pour ces dernières. Pourquoi ça ? Et bien tout simplement parce que le nec plus ultra de la masturbation masculine en solo passe exclusivement par la capacité à imaginer et visionner les images qui vont venir titiller nos fantasmes les plus chers, ce qui n'est pas le cas du nec plus ultra de la masturbation féminine, qui est moins tributaire du pouvoir de l'image et de l'imaginaire puisqu'il peut passer plus efficacement par des moyens autres que celui-ci.

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Il y a 7 heures, Spooky Kid a dit :

On aura beau jouer autant qu'on veut les blanches colombes, je pense que concernant le sexe on a tous un désir de soumettre d'un côté et un désir d'être soumis de l'autre (soumission qu'on pourrait qualifier de factice cela dit, à partir du moment où on en tire une satisfaction personnelle) qui sont tous les deux plus ou moins profondément enfouis dans un petit coin de notre tête. Ce qui relèverait plus de l'inné du coup.

 

Je ne suis pas du tout d'accord sur ce point, mais on a déjà débattu de cette idée absurde qui consiste à ramener toutes les différences femme/homme à une nature, à de la biologie, à l'inné.

Il n'est clairement pas inné pour une femme de vouloir se soumettre. Dès qu'on sort de ce carcan, c'est un éventail de désirs et de plaisirs qui apparaissent comme des évidences; et c'est pas une question d'être anormale ici - n'importe quelle femme s'accorderait sur ce point dès qu'elle réussit à en sortir.


D'ailleurs, je te signale que partir du principe que le désir de soumission est inné, et donc de même pour le désir de domination chez l'homme, c'est sous-entendre que ce rapport de domination est normal et c'est cautionner toutes les violences contre les femmes - celles qu'on qualifie comme telles mais aussi celles que j'ai mentionnées plus haut (le continuum de violence) qui sont simplement des exemples de soumission de la femme dans l'esprit de malheureusement trop d'hommes encore.

Or, il est anormal de battre sa femme, de l'obliger à avoir des rapports sexuels dans une position qu'elle ne veut pas, de faire un caprice pour obtenir un rapport, de se plaindre d'avoir des pulsions qu'il faut à tout prix assouvir, etc, etc...

 

Ici, on parle d'un cercle vicieux de conditionnement social, pas de l'inné: La femme, dès son plus jeune âge, doit apprendre à contrôler et dissimuler son désir (sinon elle n'entre pas dans la définition conventionnelle du féminin). Ceci est devenu le prétexte pour dire qu'elle n'a pas de désir, donc qu'elle doit être soumise face à un homme qui, lui, est tout désir. Ce qui cautionne par la suite des pratiques qui ne lui procurent pas ou peu de plaisir et qui annulent son désir... Je pense que tu le vois bien, là, le cercle vicieux.

 

La frigidité féminine, ce n'est pas l'absence de désir féminin - c'est la non conformité de ce désir féminin aux exigences masculines - c'est une nuance qui fait toute la différence.

 

 

Il y a 7 heures, Spooky Kid a dit :

Peut-être que je suis trop inculte sur ce genre de films pour pouvoir en saisir toutes les "subtilités", mais j'ai sincèrement l'impression que de tout temps le porno n'a jamais eu la prétention d'être autre chose qu'une simple machine à mettre en images les fantasmes masculins les plus bruts et tordus qui soient afin de pimenter les instants branlette des hommes.

 

Je ne suis pas d'accord là-dessus. Il est vrai que le porno a toujours été conçu pour plaire davantage à un public masculin qu'un public féminin, mais quand j'étais jeune, je matais les vieux porno (les trucs produits dans les années 70s0 / 80s) - j'avoue que je préférais quand même l'érotique, mais le porno ne me dérangeait pas plus que ça et fonctionnait peut-être une fois sur deux.

 

Depuis 5-10 ans, le dégoût prime quand je mate un porno. (Il y a quand même un fossé entre l'indifférence et le dégoût.)

 

La surenchère de violence dans le porno, qui à l'époque était une niche, est devenue la norme aujourd'hui.

 

Il y a 7 heures, Spooky Kid a dit :

C'est précisément pour cela d'ailleurs que les esprits trop immatures et trop incultes sur le plan sexuel pour pouvoir appréhender la vraie nature du porno, et ainsi prendre le recul critique nécessaire vis-à-vis de ce dernier, doivent absolument être préservés de ce genre "cinématographique". Bref, les tutos sur "comment faire et se faire plaisir sur le plan sexuel de façon saine et équitable", c'est certainement pas du côté du porno qu'il faut les chercher puisque ce dernier par son essence même n'aura jamais cette vocation-là.

 

Mais deux problèmes se posent:

- C'est pourtant la fonction qu'on lui a assigné depuis des siècles, depuis que l'humain est capable de produire des images et de les partager.

- On ne peut plus "absolument préserver" les esprits trop immatures de nos jours - il suffit de voir ce que les collégiens foutent en premier sur les tablettes fournies par les établissements (c'est la première raison pour laquelle ils craquent les sécurités des tablettes, foutre des porno dessus - ensuite viennent les jeux vidéos).

 

Il y a 7 heures, Spooky Kid a dit :

Et bien tout simplement parce que le nec plus ultra de la masturbation masculine en solo passe exclusivement par la capacité à imaginer et visionner les images qui vont venir titiller nos fantasmes les plus chers, ce qui n'est pas le cas du nec plus ultra de la masturbation féminine, qui est moins tributaire du pouvoir de l'image et de l'imaginaire puisqu'il peut passer plus efficacement par des moyens autres que celui-ci.

 

Quels autres moyens plus efficaces? Je ne nie pas l'existence d'autres moyens mais je me demande lesquels ils peuvent être si tu les trouves plus efficaces...

 

 Quand tu interroges les femmes, elles disent qu'elles font appel à leur imaginaire très souvent visuellement. Elles imaginent des choses qui peuvent très bien être restranscrites en images pour se stimuler.

 

C'est d'ailleurs pour cette raison que les femmes, face à une industrie du porno qui ne fait rien pour inclure les femmes dans leur public, optent pour une forme de pornographie alternative (BD, romans, etc.)

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Il y a 1 heure, LudicrousC a dit :

Il n'est clairement pas inné pour une femme de vouloir se soumettre. Dès qu'on sort de ce carcan, c'est un éventail de désirs et de plaisirs qui apparaissent comme des évidences; et c'est pas une question d'être anormale ici - n'importe quelle femme s'accorderait sur ce point dès qu'elle réussit à en sortir.

 

Mais c'est même pas ce que j'ai dit.:o

 

Je disais seulement qu'aussi bien chez les femmes que les hommes, on a tous vis-à-vis du sexe des fantasmes "dominant" et des fantasmes "dominé" plus ou moins profondément enfouis dans un petit recoin de nos têtes. Des fantasmes qui peuvent d'ailleurs se manifester par des désirs et des pratiques beaucoup plus softs et inoffensives que les exemples extrêmes (viol, tabassage, etc...) que tu as cités.

Bref, je n'ai en aucun cas dit que par nature la femme a un désir de soumission sexuelle plus développé que l'homme.

 

Il y a 1 heure, LudicrousC a dit :

Il est vrai que le porno a toujours été conçu pour plaire davantage à un public masculin qu'un public féminin

 

Bah si t'es d'accord avec moi du coup, ça n'est pas parce que c'est conçu pour un public masculin que ça anéantit toutes chances qu'un certain nombre de femmes, même marginal, puisse y trouver en partie leur compte.

 

Il y a 2 heures, LudicrousC a dit :

Quels autres moyens plus efficaces? Je ne nie pas l'existence d'autres moyens mais je me demande lesquels ils peuvent être si tu les trouves plus efficaces...

 

Quand tu interroges les femmes, elles disent qu'elles font appel à leur imaginaire très souvent visuellement. Elles imaginent des choses qui peuvent très bien être restranscrites en images pour se stimuler.

 

Leur stimulation peut certes être modulée par l'image, mais elle peut l'être aussi par le degré de sophistication de l'outillage utilisé. Pour ça que je parle d'une stimulation moins tributaire de l'image et de l'imaginaire chez la femme que chez l'homme.

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Elle est où l'étude qui démontre que les meufs regardent plus du porno brutal type forced gangbang que les hommes ? 

Parce que niveau consommation de porno problématique, jcrois que les hommes ne sont pas les pires. Enfin selon ce qui est dit;

 

Après j'ai eu le coup d'une meuf qui voulait se rendre intéressante, type "ouiii heu j'aime bien les trucs brutaux la meuf qui se prend des claques et plusieurs mecs en même temps et se fait dominer je regarde des trucs trash en fait" 

Ok vous vous rendez compte que aujourd'hui ça c'est devenu le degré 0 du porno violent, c'est juste du porno routinier, pratiquement celui conçu pour la ménagère ? 

 

C'est simple de toutes façons, si ça se trouve sur you porn ou pornhub, c'est que c'est soft par rapport à ce qui se fait ailleurs 🤢

À mon avis soit les femmes regardent effectivement plus de porno violent, ce qui est possible, soit regarder du porno violent est devenu tendance sauf qu'il y a violent et violent et entre ceux qui en mattent vraiment au point d'en avoir honte et ceux qui veulent paraître cool, ya des menteurs. 

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Intéressant tout ça. Je tenterai une réponse demain, du haut de ma légitimité quasi-inexistante sur certains points (les films pornos j'en vois jamais, je suis la seule ici ou quoi ? :ph34r:).

Ah, juste @DickInSon, je comprends rien aux deux premières lignes de ton dernier commentaire, il me semble que c'est pas logique, c'est moi ou...?

Edited by Ein kleiner Mensch
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Il y a 4 heures, Ein kleiner Mensch a dit :

Intéressant tout ça. Je tenterai une réponse demain, du haut de ma légitimité quasi-inexistante sur certains points (les films pornos j'en vois jamais, je suis la seule ici ou quoi ? :ph34r:).

 

Il fut un temps où j'en matais pas mal - autant par curiosité que pour le plaisir perso (inassouvi pour le coup) ainsi que pour comprendre pourquoi certains que je connais en sont accros. Et puis, ça m'a passé - la violence systématique devient insupportable au bout d'un moment...

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Tu veux de la violence et de l'humiliation? Va voir des vidéos de Pascal Bukkake, cet enfant du démon!    Après, on regarde pas ses vidéos pour se branler mais pour rire, il a su créé un nouveau sous-genre, le porno burlesque, il a toujours le bon mot.

 

  Et même si c'est certes choquant et dégradant pour les femmes, il ne faut pas oublier que son travail a un intérêt social: il permet à de pauvres jeunes de banlieue souffrant de misère sexuelle de se vider, ce qui évite des viols dans les caves, et les femmes de petite vertu reçoivent un petit billet pour leur permettre de payer le loyer. Tout le monde est gagnant.

 

Les inrocks l'avaient d'ailleurs interviewé où il décrit le profil des gens qui viennent:

http://www.noelshack.com/2015-31-1438123056-capture-d-ecran-2015-07-29-a-00-31-02.png
http://image.noelshack.com/fichiers/2015/31/1438123049-capture-d-ecran-2015-07-29-a-00-31-28.png
http://www.noelshack.com/2015-31-1438122959-capture-d-ecran-2015-07-29-a-00-32-13.png
http://www.noelshack.com/2015-31-1438122944-capture-d-ecran-2015-07-29-a-00-32-40.png

 

CharlieHebdo lui a aussi consacré un article:

https://charliehebdo.fr/2017/04/politique/moi-jaime-quand-les-filles-se-prennent-du-sperme-sur-la-figure/

Edited by DarthSyphilis
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Il y a 14 heures, Ein kleiner Mensch a dit :

(les films pornos j'en vois jamais, je suis la seule ici ou quoi ? :ph34r:).

 

Non tu n'es pas la seule. Mais en même temps, je lis beaucoup de thriller où les descriptions sont bien crues. Après c'est plus l'imaginaire qui joue.

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Il y a 10 heures, DarthSyphilis a dit :

souffrant de misère sexuelle

 

Elle m'étonne toujours autant cette expression. Déjà, on l'utilise quasi exclusivement pour les hommes - comme si les femmes ne pouvaient pas en souffrir - mais en plus, elle ne désigne pas des hommes qui seraient réellement en "misère" (handicap, physique ingrat, population masculine en surnombre...) mais bien potentiellement n'importe quel homme.

 

Cela nous ramène du coup au lien que j'ai posté plus tôt sur pourquoi les hommes sont mauvais au lit - que j'aurais pu aussi formulé: "pourquoi les hommes croient souffrir de misère sexuelle," ce serait pareil.

 

La libération sexuelle des hommes ne sert à rien si on ne libère pas celle des femmes par la même occasion - à moins évidemment d'être gay.

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