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Débats politiques et sociétaux


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Ouais vous avez bien de la chance. Ici on a eu droit à un couvre feu annoncer la veille du nouvel an, pour le nouvel an. 

Notre ministre de la santé à démissionner tellement il faisait nimp, et alors que beaucoup de pays commencent à deconfiner et à aller vers l'avant, ici on reste bloquer comme des cons comme si c'était mars 2020. 

On en est à un stade où les restau sont encore fermés ! 

Du coup bah ils vont reouvrir "clandestinement" le 31 et honnêtement je les comprends. 

J'ai vraiment envie de revenir au pays en ce moment ... 

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Perso au bout de deux semaines faut que je lâche de la pression, j'ai les couilles tellement pleines que j'entends des voix!

Aucune disposition n’interdit à un ministre de mentir à la télévision.

Il y a 4 heures, Ale a dit :

Je commence à privilégier la politique du "vivre avec" aussi. Sinon on risque pas de s'en sortir. 

 

I agree with this 

 

Mais tout le monde le sait déjà 

 

Je considère toutefois-et toujours- qu'on a perdu énormément de temps et de moyens financiers à tout miser sur le vaccin. 20 balles de bénéfice minimum par dose je le rappelle. Recherches financées par les impôts (par ailleurs merci Sanofi de n'avoir rien foutu malgré les millions alloués), brevets toujours non levés ce qui est pourtant nécessaire à l'éradication d'une pandémie mondiale. J'imagine qu'ils le seront quand ce ne sera plus rentable, et que finalement la situation ne doit pas être si tendue que cela.

 

 

Pour l'hôpital public, je croirais le gouvernement quand il prétendra vouloir améliorer la situation, quand les gens aisés s'y feront soigner. 

 

Évidemment, t'es loin de tous ces problèmes quand tu vas en clinique privée. 

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Le 20/01/2022 à 08:33, Tillicious a dit :

On va vraiment l'emmerder parce qu'il a publier des consignes depuis Ibiza ? 

 

Je vais me permettre de paraphraser Jean Massiet: Blanquer, c'est le pire ministre de l'EN depuis Claude Allègre.

 

On s'en fout de ses vacances à Ibiza. Le mec est un technocrate borné qui s'enorgueillit de garder "l'école ouverte" quand les profs font face à des classes dont une partie des élèves est absente. (Quand il annonçait 50'000 contaminations chez les élèves, on était en réalité à 850'000 élèves covidés. Il est peut-être pas très bon en maths?)

 

Rien qu'aujourd'hui, 20 élèves absents dans les 4 classes que j'ai eues (sur la semaine j'en ai 6 au total, soit 135 élèves normalement, mais en moyenne, il en manque toujours une trentaine à l'appel depuis fin novembre) - et sur ces 20 absents d'aujourd'hui, seulement un 3eme en rattrapage de stage (pour cause de covid avant) - tous les autres sont donc des testés positifs. (Les cas contacts, les parents nous les renvoient "par erreur" parce qu'ils comprennent rien au protocole... en même temps, ça se comprend: le protocole a changé 3 fois en même pas un mois.)

 

 

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J'attendais pire comme réponse connaissant les macronnards, mais elle a quand même trouvé moyen de sous-entendre que la meuf est dans cette situation parce qu'elle sait pas gérer :rolleyes:

 

T'as ça et puis t'as Julie l'architecte qui se plaint au Parisien de la "sobriété forcée" de son train de son train de vie et qu'elle ne peut pas partir en vacances avec 2500€ par mois parce qu'elle a "une montagne de dépenses" alors qu'elle a mis ses gosses dans le privé et qu'elle a fait un crédit pour acheter un logement afin d'avoir des locataires, et surtout, qu'il lui reste HUIT CENT BALLES PAR MOIS...

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Le 29/01/2022 à 20:39, mad max a dit :

Ca serait drôle si c'était pas un sujet dramatique :

 

C'est quand même hallucinant comment Pannier-Runacher déballe son discours rénovation comme solution miracle, en partant du principe que la retraitée est propriétaire de son logement, alors qu'elle vient de dire "Mon loyer dépasse 50% de mes revenus". :rolleyes: (Elle est sourde la ministre, ou bien?)

 

Quand on est locataire, on fait pas des travaux pour changer de système de chauffage à ses frais - on est pas là pour valoriser le patrimoine des rentiers à leur place!

 

Le 29/01/2022 à 23:03, Mitth'raw Nuruodo a dit :

mais elle a quand même trouvé moyen de sous-entendre que la meuf est dans cette situation parce qu'elle sait pas gérer :rolleyes:

 

Ouais, ça aussi, putain. :rolleyes:

 

Le 29/01/2022 à 23:03, Mitth'raw Nuruodo a dit :

T'as ça et puis t'as Julie l'architecte qui se plaint au Parisien de la "sobriété forcée" de son train de son train de vie et qu'elle ne peut pas partir en vacances avec 2500€ par mois parce qu'elle a "une montagne de dépenses" alors qu'elle a mis ses gosses dans le privé et qu'elle a fait un crédit pour acheter un logement afin d'avoir des locataires, et surtout, qu'il lui reste HUIT CENT BALLES PAR MOIS...

 

'Tain, ça m'énerve, ça! Quand je croise une collègue comme ça, dont l'époux est cadre dans le privé - donc ils sont à 4500 balles pour un couple et un enfant - elle arrive à se plaindre parce qu'il ne lui reste "que" l'équivalent du minimum retraite à la fin du mois.

"Ouais mais tu comprends, ça paye pas les vacances au ski!"

:mellow:

Pff. Au moins, Julie l'architecte n'a pas un métier de gauche, on peut limite l'excuser d'être conne.

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Plus sérieusement, c'est quand même un problème qui m'a toujours turlupinée. Comment les gens font-ils pour ne pas se rendre compte que plus ils augmentent leurs revenus, plus ils ont tendance à augmenter leurs dépenses, s'enfermant dans l'illusion qu'ils ne sont "pas si riches que ça", qu'ils sont juste "de classe moyenne", quand ils font déjà partie des 30 ou 20% les plus riches?

 

C'est peut-être mon logiciel de prolo qui veut ça, je sais pas? Ce réflexe de clairement délimiter les dépenses nécessaires des autres, je l'ai gardé même quand j'ai été embauchée prof, à toucher le salaire le plus élevé de ma fratrie (1600 net au départ car j'ai bénéficié de la réforme "entrée à l'échelon 3"). Mais ça me semble tellement intuitif que j'ai l'impression qu'il faut être complètement con pour dire "je ne peux pas me faire plaisir" quand on touche plus de 2500 balles par mois (personne seule).

 

Si on y arrive pas, c'est qu'il faut changer de plaisirs, hein, c'est pas compliqué! La piscine non déclarée dans le jardin, le pull en cachemire, ou le 4x4 qui affiche désormais plus de 70 balles à la pompe, c'est peut-être pas une nécessité pour "bien vivre", mais bon, j'dis ça, j'dis rien. -_-

 

 

 

Edit: Aïe, déso pour le double post, j'ai merdé.

Edited by LudicrousC
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Le 02/02/2022 à 11:39, LudicrousC a dit :

(Elle est sourde la ministre, ou bien?)

 

Quand on est locataire, on fait pas des travaux pour changer de système de chauffage à ses frais - on est pas là pour valoriser le patrimoine des rentiers à leur place!

 

Ou peut-être qu'elle n'a pas l'habitude d'être locataire, elle sait pas très bien comment ça marche...

 

Le 02/02/2022 à 11:39, LudicrousC a dit :

'Tain, ça m'énerve, ça! Quand je croise une collègue comme ça, dont l'époux est cadre dans le privé - donc ils sont à 4500 balles pour un couple et un enfant - elle arrive à se plaindre parce qu'il ne lui reste "que" l'équivalent du minimum retraite à la fin du mois.

"Ouais mais tu comprends, ça paye pas les vacances au ski!"

:mellow:

Pff. Au moins, Julie l'architecte n'a pas un métier de gauche, on peut limite l'excuser d'être conne.

 

Awi, quand même :mellow: Ce ne sont pas vraiment les salariés payés à ce niveau qui me dérangent, mais quand même, s'ils pouvaient éviter de se plaindre trop fort, ça favoriserait l'unité des luttes salariales...

 

Le 02/02/2022 à 12:12, LudicrousC a dit :

Plus sérieusement, c'est quand même un problème qui m'a toujours turlupinée. Comment les gens font-ils pour ne pas se rendre compte que plus ils augmentent leurs revenus, plus ils ont tendance à augmenter leurs dépenses, s'enfermant dans l'illusion qu'ils ne sont "pas si riches que ça", qu'ils sont juste "de classe moyenne", quand ils font déjà partie des 30 ou 20% les plus riches?

 

Je ne saurais pas te dire, je ne connais pas vraiment ce milieu, mais sans doute en partie parce qu'ils fréquentent principalement des gens leur milieu et y ont souvent leurs origines familiales, et aussi parce que la production culturelle, notamment cinématographique, est largement centrée sur eux. De toute façon, "classes moyennes", ça ne veut pas dire grand chose : si on décide que ça comprend tous les gens qui gagnent mieux leur vie que la grande masse des ouvriers et des employés mais moins bien que les quelques centaines de famille qui possèdent les grands leviers de l'économie française, forcément, ça en fait, du monde, y compris des gens dans les derniers déciles.

 

Note qu'il y a aussi le contraire, les gens qui veulent désespérément se rattacher à "la classe moyenne" alors qu'ils gagnent deux cent balles de plus que le SMIC et sont sur des postes d'employés... Je comprends, c'est une façon de se rassurer sur sa situation, et là encore ça marche d'autant mieux quand on connaît surtout des gens de son milieu social d'origine ce qui prive de point de comparaison, mais le problème, c'est que ça a tendance à dissuader les solidarités.

 

Tu as vu la dernière vidéo du Stagirite, à ce sujet ? Elle est pas mal.

 

Tant que j'y suis, je vais encore me moquer, pardon, mais, quand t'es une cadre de Place publique et que tu sors les rames pour convaincre que la mesure de Taubira sur les héritages est de gauche :

 

Révélation

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:lol:

 

C'est encore plus fort que Zemmour qui parlait de lutter contre la précarité des jeunes en les exonérant de frais de notaire, c'est incroyable. Je sens qu'elle va être encore longue, cette campagne.

Edited by Mitth'raw Nuruodo
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Le 02/02/2022 à 23:36, Mitth'raw Nuruodo a dit :

Awi, quand même :mellow: Ce ne sont pas vraiment les salariés payés à ce niveau qui me dérangent, mais quand même, s'ils pouvaient éviter de se plaindre trop fort, ça favoriserait l'unité des luttes salariales...

 

Grave! -_-

 

 

Tiens, ça me fait aussi penser au dernier article sur le bloc bourgeois dans le Monde Diplo. C'est peut-être à cause de mon biais cognitif, mais en gros, j'ai compris: les luttes seront féministes ou ne seront pas. ^_^ 

 

Citation

Quand les partis de gauche se lancent dans la reconquête des classes populaires, ils ne s'adressent pas majoritairement à des ouvriers licenciés, tentés par le repli identitaire, mais à des travailleuses des services essentiels, qui forment la colonne vertébrale de la société.

 

Pour revenir à ce que tu disais:

 

Le 02/02/2022 à 23:36, Mitth'raw Nuruodo a dit :

Je ne saurais pas te dire, je ne connais pas vraiment ce milieu, mais sans doute en partie parce qu'ils fréquentent principalement des gens leur milieu et y ont souvent leurs origines familiales, et aussi parce que la production culturelle, notamment cinématographique, est largement centrée sur eux. De toute façon, "classes moyennes", ça ne veut pas dire grand chose : si on décide que ça comprend tous les gens qui gagnent mieux leur vie que la grande masse des ouvriers et des employés mais moins bien que les quelques centaines de famille qui possèdent les grands leviers de l'économie française, forcément, ça en fait, du monde, y compris des gens dans les derniers déciles.

 

Yep, c'est pour ça que j'aime pas le terme, sauf en anglais à la rigueur - middle class s'oppose à la fois à working class et à upper middle class: à mes yeux, ça fait sens de diviser en cinq grandes catégories (avec the poor et upper class) puisqu'il y a un glissement de style de vie de la classe des richissimes à la classe moyenne supérieure, avec une classe moyenne qui fait tampon, qui ne souffre pas des mêmes difficultés que la classe ouvrière, mais qui craint pourtant le déclassement en permanence.

Un peu comme ma collègue contractuelle qui va dénigrer la proposition électorale d'augmenter le SMIC à 1400 ou 1500 balles uniquement parce que ça lui rappelle qu'elle-même ne touche pas beaucoup plus que le SMIC actuel pour faire exactement le même boulot que moi. Elle en vient à voir le problème à l'envers, à se dire que si on augmente le salaire des plus pauvres, son niveau de vie aura l'air de baisser de manière relative (l'écart entre elle et ceux qui "doivent" être plus pauvres qu'elle s'amenuise - elle est "quand même bac+5") - en oubliant au passage que si on augmente le SMIC, l'Etat sera contraint d'augmenter son salaire de contractuelle - et on lui fait croire aussi que son niveau de vie baissera de manière absolue (augmentation du SMIC = augmentation des prix).

Et au fond, est-ce bien étonnant? Elle ne fréquente que des profs, majoritairement titulaires, donc de cette classe moyenne tampon. Elle se sent appartenir plus à eux qu'à des AESH ou des AED qui sont pourtant tout aussi proches de nous et, de facto, d'une précarité, d'une insécurité de l'emploi plus proches des siennes.

Comme tu dis,

 

Le 02/02/2022 à 23:36, Mitth'raw Nuruodo a dit :

c'est une façon de se rassurer sur sa situation

 

en entretenant le sentiment qu'il y a une justification derrière cette appartenance de classe.

 

Le 02/02/2022 à 23:36, Mitth'raw Nuruodo a dit :

et là encore ça marche d'autant mieux quand on connaît surtout des gens de son milieu social d'origine ce qui prive de point de comparaison, mais le problème, c'est que ça a tendance à dissuader les solidarités.

 

Ou alors, il y a ce réflexe de se comparer sans cesse à une image du plus pauvre que soi (pas toujours proche de la réalité cependant), dont la précarité serait justifiée par le mérite. Même si la méritocratie est une connerie et qu'elle n'a jamais existé, elle a formaté les esprits au point d'abandonner totalement l'idée de solidarité.

 

Pour ça que je citais l'article ci-dessus. Les mouvements qui jouent pleinement la carte de la solidarité, c'est juste les mouvements anti-racistes et féministes en fait. Dans le domaine du travail, c'est devenu impossible car l'idée de mérite a empoisonné le discours à gauche et à droite. (Si tu travailles dur, tu mérites ta promotion; si tu fais un travail pénible, tu mérites une retraite plus tôt...)

 

 

Le problème aussi, c'est que l'expression classe ouvrière est désuète pour désigner des personnes ne se voient pas comme des ouvriers - et dans le fond, ils ont pas tort: cette "petite classe moyenne" a souvent fait des études avant de finir employés; ils ont l'impression de se distinguer de leurs propres parents ouvriers sur plein d'aspects autres que le niveau de vie, ils n'ont pas les mêmes centres d'intérêt, etc...

 

Je sais plus qui proposait l'expression classe laborieuse. Je trouve que ça correspond bien car ce qui les unit, c'est le labeur, le travail pénible. Et puis, ça traduit bien mieux working class.

 

 

Le 02/02/2022 à 23:36, Mitth'raw Nuruodo a dit :

Tu as vu la dernière vidéo du Stagirite, à ce sujet ? Elle est pas mal.

 

Yep! D'ailleurs, tu remarqueras qu'il fait lui aussi le constat qu'à l'origine chacun peut voir les inégalités qui nous entourent. Donc le point de comparaison, on l'a en permanence sous les yeux. (Ceci dit, Savidan oublie l'effet de l'intelligence des foules - pour estimer les revenus des catégories sociales, plus ton groupe sondé est grand, plus la moyenne des propositions sera proche du chiffre réel - et ça marche pour tout, de la taille d'un bâtiment au nombre de bonbons dans un bocal: la connaissance de chacun est complètement accessoire ici puisqu'une foule compense automatiquement les erreurs individuelles.) Mais sinon, je suis entièrement d'accord avec le propos solidarité directe vs solidarité indirecte. Quand la classe moyenne craint le déclassement, c'est le sauve-qui-peut généralisé, où même ceux qui n'auraient aucune raison de se plaindre optent pour des techniques de survie qui entérinent leurs privilèges là où ils croient être solidaires envers leurs proches ou leur groupe.

Ceci dit, je n'arrive quand même pas à comprendre comment on peut s'enfermer dans ce cercle vicieux sans s'en rendre compte, et je parle pas des classes laborieuses qui se laissent tenter par les discours identitaires - leur préoccupation, c'est de réussir à boucler les fins de mois donc ils n'ont pas trop le temps d'analyser les mécanismes qui les conduisent à la précarité. Je parle des classes moyennes et classes moyennes sup' qui optent pour la fuite en avant (vacances au ski, 4x4 ou pull en cachemire) tout en sachant qu'ils ne peuvent pas trop se le permettre mais trouvent quand même moyen de justifier tout ça par un argument débile (les enfants adorent le ski; le 4x4 c'est plus sûr en cas d'accident; le pull n'était qu'à 30 euros sur Vinted). Pas une seule seconde ils n'admettront qu'ils veulent vivre comme des riches alors que leurs actes ne signifient rien d'autre que ça. :rolleyes:

 

Le 02/02/2022 à 23:36, Mitth'raw Nuruodo a dit :

 

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:lol:

 

Oh putain! mais quelle connerie! :lol:

 

Le 02/02/2022 à 23:36, Mitth'raw Nuruodo a dit :

C'est encore plus fort que Zemmour qui parlait de lutter contre la précarité des jeunes en les exonérant de frais de notaire, c'est incroyable. Je sens qu'elle va être encore longue, cette campagne.

 

Et désespérante. -_-

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Il y a 5 heures, LudicrousC a dit :

Grave! -_-

 

 

Tiens, ça me fait aussi penser au dernier article sur le bloc bourgeois dans le Monde Diplo. C'est peut-être à cause de mon biais cognitif, mais en gros, j'ai compris: les luttes seront féministes ou ne seront pas. ^_^ 

 

Oui, je m'en rappelle ! L'inverse est aussi vrai : le fait que les femmes soient maintenant massivement présentes dans le salariat au point de représenter la majorité des actifs des catégories populaires condamne le féminisme bourgeois.

 

Il y a 5 heures, LudicrousC a dit :

Yep, c'est pour ça que j'aime pas le terme, sauf en anglais à la rigueur - middle class s'oppose à la fois à working class et à upper middle class: à mes yeux, ça fait sens de diviser en cinq grandes catégories (avec the poor et upper class) puisqu'il y a un glissement de style de vie de la classe des richissimes à la classe moyenne supérieure, avec une classe moyenne qui fait tampon, qui ne souffre pas des mêmes difficultés que la classe ouvrière, mais qui craint pourtant le déclassement en permanence.

 

Bah disons que s'il faut évidemment distinguer dans les "classes moyennes" et d'ailleurs au sein des catégories populaires et des classes supérieures, le problème de la terminologie anglo-saxonne, c'est que la middle class worke aussi^^

 

Le découpage fait par Bourdieu en fonction du volume de capital mais aussi et surtout du type de capital dominant (économique ou culturel) et de l'évolution de la classe dans le temps (on ne vit et on ne pense pas pareil suivant que sa classe a un avenir radieux ou est en déclin) est assez opératoire encore aujourd'hui, je trouve, à condition de prendre compte le fait que le capital culturel a beaucoup (beaucoup) moins de valeur de nos jours. Évidemment, ça ne recouvre jamais toutes les situations existantes (sophisme du tas de grains : personne ne sait à partir du combientième grain il faut commencer à parler de tas de grains, faut-il en conclure qu'un tas de grains, ça n'existe pas... ?) mais ça rend bien compte des oppositions dans la société et des attitudes adoptées dans le mode de vie.

 

Il y a 5 heures, LudicrousC a dit :

Un peu comme ma collègue contractuelle qui va dénigrer la proposition électorale d'augmenter le SMIC à 1400 ou 1500 balles uniquement parce que ça lui rappelle qu'elle-même ne touche pas beaucoup plus que le SMIC actuel pour faire exactement le même boulot que moi.

 

Ah mais il y a encore pire, hein : j'ai des collègues qui se plaignent que si on augmente le SMIC, notre niveau de salaire "se rapprochera du SMIC" : les gens, on revient sur Terre, on est payés 1300 BALLES PAR MOIS, putain :mdrrrrrr: Et puis c'est pas la question, si on tient absolument à être payés plus que le SMIC et que le SMIC est augmenté d'autant ou plus que notre salaire actuel, eh bah on se mobilise pour l'exiger, voilà. Ça me fait penser à mon ancien responsable qui m'avait sorti qu'il ne fallait pas revendiquer une augmentation de salaire pour notre service parce que "il faudrait que ce soit replanifié à l'échelle de la boîte en entier, parce que par exemple, le service X tient à être payé plus que les autres" : mais on s'en branle, putain, si le service X estime que son travail vaut plus que le nôtre (c'est peut-être vrai, j'en sais rien, moi) et que nous obtenons une augmentation, eh ben ils n'ont qu'à bouger leurs culs pour se faire augmenter à leur tour en conséquence, c'est pas notre problème, ça !

 

Il y a 5 heures, LudicrousC a dit :

(l'écart entre elle et ceux qui "doivent" être plus pauvres qu'elle s'amenuise - elle est "quand même bac+5")

 

Oui, alors vu le nombre de bac+5 au SMIC ou juste au-dessus, ou tout bonnement au chômage, sans commentaire.

 

Il y a 5 heures, LudicrousC a dit :

et on lui fait croire aussi que son niveau de vie baissera de manière absolue (augmentation du SMIC = augmentation des prix).

 

Ce n'est pas impossible dans l'absolu, mais ça nécessiterait que le capital et le travail disponibles pour produire les biens et services qui intéressent le plus les catégories populaires, c'est à dire surtout des produits de première nécessité, soient pleinement employés : sinon, les employeurs pourraient se contenter d'en produire plus pour garder des prix compétitifs les uns avec les autres. Bon, là, de fait on est dans un contexte inflationniste, notamment avec les problèmes d'approvisionnement en matières premières et de ruptures dans les circuits de production internationaux alors même que les banques centrales augmentent la masse monétaire, donc ça nécessite aussi de bloquer les prix de certains produits pour éviter ce type d'effets.

 

Il y a 5 heures, LudicrousC a dit :

Les mouvements qui jouent pleinement la carte de la solidarité, c'est juste les mouvements anti-racistes et féministes en fait. Dans le domaine du travail, c'est devenu impossible car l'idée de mérite a empoisonné le discours à gauche et à droite. (Si tu travailles dur, tu mérites ta promotion; si tu fais un travail pénible, tu mérites une retraite plus tôt...)

 

Bof : ce sont des oppositions qui existent aussi dans les mouvements féministes et antiracistes, le féminisme bourgeois est vieux comme Olympe de Gouges (le droit de vote pour les femmes riches en plus des hommes riches, génial), et dans l'antiracisme, outre que là aussi, il y a des oppositions de classes, il y a aussi souvent concurrence des uns contre les autres suivant qu'on s'en sort mieux ou non -les Juifs ne sont pas toujours solidaires de l'exclusion vécue par les Arabes, les Berbères ou les noirs (et vice-versa, d'ailleurs, mais pour d'autres raisons), et idem vis-à-vis des Asiatiques... Pour ne rien dire des immigrés d'origine européenne.

 

On pourrait aussi parler des minorités d'orientation sexuelle et de genre, avec la biphobie et la transphobie qui existent chez les homos, enfin bref... Je ne crois pas à un mouvement épargné par ces problématiques, quel qu'il soit.

 

Il y a 6 heures, LudicrousC a dit :

Le problème aussi, c'est que l'expression classe ouvrière est désuète pour désigner des personnes ne se voient pas comme des ouvriers - et dans le fond, ils ont pas tort: cette "petite classe moyenne" a souvent fait des études avant de finir employés; ils ont l'impression de se distinguer de leurs propres parents ouvriers sur plein d'aspects autres que le niveau de vie, ils n'ont pas les mêmes centres d'intérêt, etc...

 

Très juste, et ce n'est pas une impression, et ça génère des problèmes autres que de mobilisation politique, avec le fait pour les parents de ne plus pouvoir transmettre ce qu'ils savent de leur métier et de leur milieu professionnel à leurs enfants.

 

Il y a 6 heures, LudicrousC a dit :

Je sais plus qui proposait l'expression classe laborieuse. Je trouve que ça correspond bien car ce qui les unit, c'est le labeur, le travail pénible. Et puis, ça traduit bien mieux working class.

 

Hmpf... Le problème avec cette expression, c'est que la pénibilité nerveuse que peuvent avoir (ou pas, d'ailleurs) les métiers d'employés n'est pas vraiment comparables à la pénibilité physique des métiers d'ouvriers, les conséquences sur le santé ne sont pas les mêmes (non pas qu'il n'y en ait pas, hein, mais rien que sur le risque de mourir d'accident du travail ou d'être blessé gravement, les statistiques sont claires et l'espérance de vie l'est tout autant), et à ce compte-là, bizarrement, il y a des professions qui se rangent aisément dans les catégories supérieures ou dans les catégories moyennes qui exercent des métiers plus pénibles nerveusement et en termes d'horaires que beaucoup de postes d'employés. Là, c'est vraiment le niveau de qualification, et donc d'intérêt du poste, qui fait la différence, plutôt que la difficulté.

 

Il y a 6 heures, LudicrousC a dit :

Et désespérante.

 

Oh, je ne me pose plus de question d'espoir ou de désespoir, à ce stade : faut faire tout ce qui est possible que ça ait une chance de marcher ou non parce que sinon, on est foutu, voilà.

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Il y a 14 heures, Mitth'raw Nuruodo a dit :

Oui, je m'en rappelle ! L'inverse est aussi vrai : le fait que les femmes soient maintenant massivement présentes dans le salariat au point de représenter la majorité des actifs des catégories populaires condamne le féminisme bourgeois.

 

Le féminisme universaliste est de toute façon déjà condamné - il a été largement supplanté par plusieurs courants bien plus intéressants et bien plus riches et il n'est représenté que par des vieilles à deux pas de la tombe. Et quand on regarde les courants de la 3ème vague, il n'y a pas beaucoup de place pour les bourgeois, à part peut-être du côté du care movement (qui est de plus en plus à exclure du mouvement féministe en fait) et de l'éco-féminisme (mais comme celui-ci est largement inspiré du féminisme anticapitaliste, cf Rousseau à la primaire écolo qui reprenait la théorie du patriarcat qui exploite la Terre comme il exploite les femmes, les bourgeois se cantonnent à la version ésotérique de l'éco-féminisme et vont rarement plus loin).

 

Après tout, ce "féminisme bourgeois", c'est juste une minorité peu féministe mais bien bruyante qui a obtenu une place respectable dans les médias. On est loin d'une représentation massive ou d'un courant dynamique qui pourrait innover assez pour se renouveler.

 

Il y a 14 heures, Mitth'raw Nuruodo a dit :

On pourrait aussi parler des minorités d'orientation sexuelle et de genre, avec la biphobie et la transphobie qui existent chez les homos, enfin bref... Je ne crois pas à un mouvement épargné par ces problématiques, quel qu'il soit.

 

Perso, je trouve que là aussi, on est sur une minorité bruyante sur les réseaux. Après, je suis d'accord que ça reste un problème car cette minorité a une grande capacité d'organisation (comme on peut le voir dans les pride et manifs où des lesbiennes anti-sex viennent régler leurs comptes en s'attaquant aux TDS et aux trans) mais il suffit de voir la polémique Rowling pour se rendre compte assez vite qu'il s'agit bien d'une toute petite minorité vouée à s'effacer, ce qui semble assez logique car les TERF sont avant tout des réac'; elles ne se raccrochent pas à un courant féministe spécifique, ne partagent pas une ligne commune et se contentent de discuter les méthodes (transphobie et non-mixité). Un peu comme les trad wives, cette coquille vide du care movement, qu'on met sous respiration artificielle dès qu'un gouvernement conservateur prend le pouvoir dans le monde anglophone...

 

Il y a 14 heures, Mitth'raw Nuruodo a dit :

Bah disons que s'il faut évidemment distinguer dans les "classes moyennes" et d'ailleurs au sein des catégories populaires et des classes supérieures, le problème de la terminologie anglo-saxonne, c'est que la middle class worke aussi^^

 

Ouais, c'est vrai. Bon, c'est quand même chiant, cette terminologie imparfaite car sans mots précis et exacts, on est engouffré par la terminologie de l'adversaire. -_-

 

 

Il y a 14 heures, Mitth'raw Nuruodo a dit :

Ah mais il y a encore pire, hein : j'ai des collègues qui se plaignent que si on augmente le SMIC, notre niveau de salaire "se rapprochera du SMIC" : les gens, on revient sur Terre, on est payés 1300 BALLES PAR MOIS, putain :mdrrrrrr: Et puis c'est pas la question, si on tient absolument à être payés plus que le SMIC et que le SMIC est augmenté d'autant ou plus que notre salaire actuel, eh bah on se mobilise pour l'exiger, voilà. Ça me fait penser à mon ancien responsable qui m'avait sorti qu'il ne fallait pas revendiquer une augmentation de salaire pour notre service parce que "il faudrait que ce soit replanifié à l'échelle de la boîte en entier, parce que par exemple, le service X tient à être payé plus que les autres" : mais on s'en branle, putain, si le service X estime que son travail vaut plus que le nôtre (c'est peut-être vrai, j'en sais rien, moi) et que nous obtenons une augmentation, eh ben ils n'ont qu'à bouger leurs culs pour se faire augmenter à leur tour en conséquence, c'est pas notre problème, ça !

 

Et la solidarité? Mm?  :lol:

 

Plus sérieusement, c'est tellement pathétique le coup du "il faudrait que ça soit replanifié à l'échelle de la boîte" - bah ouais, et le patron attend quoi du coup? le déluge? Faut pas se leurrer, un patron n'aura pas de lui-même l'idée de rogner sur ses bénéfices pour augmenter les salaires.  Il aura toujours besoin de rappels. Genre une 'tite chemise déchirée, ou une 'tite séquestration dans son bureau... :D

 

Nan le mieux encore, c'est de virer les chefs. Auto-gestion et basta.

 

:lol:

 

 

Il y a 14 heures, Mitth'raw Nuruodo a dit :

 il y a des professions qui se rangent aisément dans les catégories supérieures ou dans les catégories moyennes qui exercent des métiers plus pénibles nerveusement et en termes d'horaires que beaucoup de postes d'employés

 

Perso, je trouve que la tendance aux coupés chez les employés, c'est plus pervers que les horaires à rallonge des cadres. Quand tu es payé 8h pour faire 8h-12h/14h-18h, ou 10h-14h/16h-20h, tu passes en réalité 11h au taff: les deux heures libérées où tu n'as pas le temps de rentrer faire quoi que ce soit chez toi + 1h passée à te changer avant et après. Par ailleurs, je n'ai pas envie de sous-estimer la pénibilité nerveuse de certaines catégories sup' mais la soumission au petit chef, la gestion des rush, la répétition inlassable de mêmes gestes ou protocoles et l'absence de pauses que le système en coupés instaure, c'est aussi abrutissant que le travail d'ouvrier d'usine. A côté, j'ai peu envie de compatir pour le CSP+ qui doit attendre jusqu'à 21h pour prendre un verre avec sa direction et ainsi garantir sa promotion à la fin du mois, et ce, même s'il a dû cruncher pour pondre des dossiers à la pelle pendant 15 jours avant. Les horaires à rallonge des cadres, c'est une spécificité française qui s'explique autant par le zèle des cadres eux-mêmes que par la pression des chefs. Ailleurs, on ne retrouve ça que dans certains corps de métier où la pression de l'offre est hyper forte...

 

Il y a 14 heures, Mitth'raw Nuruodo a dit :

Oh, je ne me pose plus de question d'espoir ou de désespoir, à ce stade : faut faire tout ce qui est possible que ça ait une chance de marcher ou non parce que sinon, on est foutu, voilà.

 

Face aux anti-Méluche qui s'organisent pour faire perdre la gauche, t'as bien du courage. -_-

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Il y a 12 heures, LudicrousC a dit :

Après tout, ce "féminisme bourgeois", c'est juste une minorité peu féministe mais bien bruyante qui a obtenu une place respectable dans les médias. On est loin d'une représentation massive ou d'un courant dynamique qui pourrait innover assez pour se renouveler.

 

Il y a 12 heures, LudicrousC a dit :

Perso, je trouve que là aussi, on est sur une minorité bruyante sur les réseaux. Après, je suis d'accord que ça reste un problème car cette minorité a une grande capacité d'organisation (comme on peut le voir dans les pride et manifs où des lesbiennes anti-sex viennent régler leurs comptes en s'attaquant aux TDS et aux trans) mais il suffit de voir la polémique Rowling pour se rendre compte assez vite qu'il s'agit bien d'une toute petite minorité vouée à s'effacer, ce qui semble assez logique car les TERF sont avant tout des réac'; elles ne se raccrochent pas à un courant féministe spécifique, ne partagent pas une ligne commune et se contentent de discuter les méthodes (transphobie et non-mixité). Un peu comme les trad wives, cette coquille vide du care movement, qu'on met sous respiration artificielle dès qu'un gouvernement conservateur prend le pouvoir dans le monde anglophone...

 

Oui et non, ça dépend de quoi on parle : si on parle des acteurs organisés, oui, c'est minoritaire, mais dans ce cas-là, pas sûr que la crainte d'une augmentation du salaire minimum par crainte de ne plus se distinguer de ceux qui le touchent soit très répandue dans les syndicats non plus, encore moins dans les partis issus du mouvement ouvrier ; si on parle simplement des gens concernés, en revanche, les choses sont moins tranchées, plus par manque d'intérêt pour ces question qu'autre chose.

 

Il y a 12 heures, LudicrousC a dit :

Plus sérieusement, c'est tellement pathétique le coup du "il faudrait que ça soit replanifié à l'échelle de la boîte" - bah ouais, et le patron attend quoi du coup? le déluge? Faut pas se leurrer, un patron n'aura pas de lui-même l'idée de rogner sur ses bénéfices pour augmenter les salaires.  Il aura toujours besoin de rappels. Genre une 'tite chemise déchirée, ou une 'tite séquestration dans son bureau...

 

Oui. Et c'est d'autant plus pathétique que les responsables de son niveau ne sont pas spécialement bien payés non plus, surtout pour le travail qu'ils font.

 

Il y a 12 heures, LudicrousC a dit :

Perso, je trouve que la tendance aux coupés chez les employés, c'est plus pervers que les horaires à rallonge des cadres. Quand tu es payé 8h pour faire 8h-12h/14h-18h, ou 10h-14h/16h-20h, tu passes en réalité 11h au taff: les deux heures libérées où tu n'as pas le temps de rentrer faire quoi que ce soit chez toi + 1h passée à te changer avant et après.

 

Ah, oui, ça, on est d'accord, c'est n'importe quoi. Mais ce n'est pas général aux employés : un poste comme le mien, on n'a pas ce problème pour l'instant, c'est juste que c'est overchiant, qu'il y a des moments très pénibles nerveusement, par ailleurs la sédentarité est nuisible pour la santé, mais c'est tout.

 

Il y a 12 heures, LudicrousC a dit :

A côté, j'ai peu envie de compatir pour le CSP+ qui doit attendre jusqu'à 21h pour prendre un verre avec sa direction et ainsi garantir sa promotion à la fin du mois, et ce, même s'il a dû cruncher pour pondre des dossiers à la pelle pendant 15 jours avant. Les horaires à rallonge des cadres, c'est une spécificité française qui s'explique autant par le zèle des cadres eux-mêmes que par la pression des chefs.

 

C'est plus compliqué que ça : si ta boîte ou ton service ne tourne qu'à condition que tu fasses beaucoup plus d'heures qu'il ne serait raisonnable, parce que les étages supérieurs ne font pas leur job ou ne recrutent pas assez de gens à ton niveau, ou parce que c'est tout connement mal organisé, tu peux les faire non pas pour avoir une promotion mais tout simplement pour que les salariés puissent bosser et que les clients soient correctement traités.

 

Là, on parle de cadres, mais je pense aussi aux enseignants-chercheurs : alors ils ont de la chance au niveau de l'intérêt de leur métier, j'envie leur position mais, tonnerre, point de vue pénibilité, faut bien dire que je branle rien à côté de mes amies doctorantes.

 

Bref. Tout ça pour dire que sur la pénibilité, autant pour les ouvriers la distinction est très claire, autant les situations sont plus diverses chez les employés, qui ne se distinguent pas toujours de certains segments des classes moyennes et supérieures sur ce plan.

 

Il y a 12 heures, LudicrousC a dit :

Face aux anti-Méluche qui s'organisent pour faire perdre la gauche, t'as bien du courage.

 

J'avoue, ils sont gratinés. Leur aigreur est d'autant plus forte qu'ils savent très bien ce qu'ils devraient logiquement faire si l'objectif d'avoir la gauche au second tour passait vraiment avant tout pour eux comme ils le disent. M'enfin, Taubira est déjà en train de faire pschiiit, Montebourg est hors d'état de nuire probablement pour toujours (bien qu'il parle maintenant de créer "une fédération des partis qui l'ont soutenu", non mais lol, c'est vrai que ça a tellement bien marché et qu'il y en a tellement que ce serait dommage de ne pas donner suite à ça :lol:), Hidalgo n'a plus d'électeurs et bientôt plus de parti non plus (la moitié du PS veut rejoindre Taubira, maintenant), il n'y a plus que Roussel (2%, certes, mais 2% d'électeurs compatibles) et Jadot qui me font chier.

 

Nan, le vrai problème, c'est encore et toujours Macron. Il s'en sort bien, mine de rien : c'est le chaos aussi bien à sa gauche qu'à sa droite.

Edited by Mitth'raw Nuruodo
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Ah ? Bon, si t'as pas envie, peu importe, mais pour info, il est encore possible de s'inscrire sur les listes électorales jusqu'au 4 mars et il est possible de voter sans carte d'électeur (c'est juste que ça prend un peu plus plus de temps pour nous les assesseurs parce qu'il faut retrouver avec le nom).

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Il y a 11 heures, Mitth'raw Nuruodo a dit :

J'avoue, ils sont gratinés. Leur aigreur est d'autant plus forte qu'ils savent très bien ce qu'ils devraient logiquement faire si l'objectif d'avoir la gauche au second tour passait vraiment avant tout pour eux comme ils le disent.

 

De toute évidence, leur principal objectif, c'est de sauver leur peau aux législatives. (La primaire populaire prévoyait déjà ses petits arrangements pour ça avant même les résultats...)

 

Il y a 11 heures, Mitth'raw Nuruodo a dit :

M'enfin, Taubira est déjà en train de faire pschiiit

 

Je m'attendais pas à ce que ça se dégonfle aussi vite, mais tant mieux. Je commençais à en avoir sérieusement marre de mes collègues qui la voient comme Jésus (Macron étant particulièrement discrédité chez les profs, notamment à cause du maintien de Blanquer au ministère, on pouvait s'attendre à ce qu'une Macron bis comme Taubira pût récupérer la mise, d'autant plus que le survote des profs pour Macron était vraiment hallucinant - un truc comme 34 ou 38% au premier tour disait le Monde Diplo - vraiment la merde -_- ). Or, à se planter comme elle le fait sur le mal logement ou l'héritage*, c'est vite vu: elle risque d'obtenir un score encore plus bas qu'en 2002! :lol:

 

 

[*Même si, à mon avis, Taubira a opté pour le flou sur l'héritage car ça colle mieux à l'électorat gauche bourgeoise qu'elle vise: la question rejoint un peu l'idée exposée par la vidéo du Stagirite que tu as postée, ou encore plus récemment la pastille d'Usul et Cotentin - c'est plus populaire de défendre l'héritage car c'est une forme de solidarité directe qui arrange bien plus les intérêts des plus aisés que ceux des plus modestes, mais ces derniers la défendront quand même sous prétexte de défendre la valeur Famille, donc juste sur une position purement morale. On retrouve le même schéma qu'aux States à la fin des années 90, une position morale similaire, où les Républicains ont rebrandé les taxes sur l'héritage en "death tax" - pour désigner à la fois la estate tax et la inheritance tax (les deux sont des taxes sur la succession en fait, la première est déduite du patrimoine par le gouvernement fédéral et la deuxième est payée par l'héritier à l'Etat avant la succession) - car ils savaient qu'ils obtiendraient le vote des plus modestes plus facilement comme ça, à leur faire croire que les Démocrates voulaient les taxer "jusque dans leur tombe", et ce, alors même que la majorité d'entre eux ne payeraient de toute façon aucune taxe à la succession. L'héritage, au final, c'est la parfaite entourloupe électorale.]

 

Il y a 11 heures, Mitth'raw Nuruodo a dit :

Montebourg est hors d'état de nuire probablement pour toujours (bien qu'il parle maintenant de créer "une fédération des partis qui l'ont soutenu", non mais lol, c'est vrai que ça a tellement bien marché et qu'il y en a tellement que ce serait dommage de ne pas donner suite à ça :lol:)

 

Sérieux? :lol: 'Tain, mais quel nigaud!

 

 

Il y a 11 heures, Mitth'raw Nuruodo a dit :

Nan, le vrai problème, c'est encore et toujours Macron. Il s'en sort bien, mine de rien : c'est le chaos aussi bien à sa gauche qu'à sa droite.

 

Et comme il refuse de jouer le jeu du débat, il ne prend pas le risque de révéler qu'il est au final sur la même ligne que Pécresse et il ne sacrifie aucun jeton. Ceci dit, nos présidents qui remettaient leur titre en jeu n'ont jamais vraiment participé aux débats. Rien de nouveau sous notre monarchie présidentielle...

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il y a 2 minutes, LudicrousC a dit :

d'autant plus que le survote des profs pour Macron était vraiment hallucinant - un truc comme 34 ou 38% au premier tour disait le Monde Diplo - vraiment la merde -_- ). 

Marrant, j'avais gardé l'image des profs votant à gauche, tu l'expliques comment ? 

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il y a 48 minutes, Buffalo Biffle a dit :

Marrant, j'avais gardé l'image des profs votant à gauche, tu l'expliques comment ? 

 

Les profs, c'est un bastion de gauche qui se dépolitise progressivement. Difficile de savoir quelle est la vraie raison (faut que je retrouve l'article du Monde Diplo, il était court et pas mal), mais je pense qu'il y a :

 

- le nombre de syndiqués qui a largement baissé (puisque la principale fonction des syndicats aux yeux de beaucoup, c'est le conseil voire forcing pour les mutations - or, leur représentation dans les commissions a été finalement réduite à quasi rien du tout);

- le nombre de profs encartés qui a aussi baissé (ils ne sont plus tentés par un parti, difficile pour eux de s'impliquer suffisamment par rapport à des ingénieurs, des patrons ou d'autres professions intellectuelles, faute de temps libre et d'argent);

- le recours systématique aux contractuels* pour combler les manques de personnels, qui a conduit à moins de solidarité (guéguerre sur les heures sup', dynamique de projets qui met les profs en concurrence entre eux...) mais aussi à une méconnaissance de ce qu'est l'école à la base;

- et l'école elle-même qui a été formatée selon des logiques néo-libérales qui changent la conception du monde qu'avaient les profs (et leur vision des élèves au passage).

 

Ah ça y est, j'ai retrouvé l'article (le titre déprimant aussi -_- ) - je mets la conclusion qui est pas mal:

 

Citation

Mais, en tout état de cause, une grande partie des enseignants, par conformisme ou par conviction, se sont mis en rangs derrière le candidat de l’« extrême centre ». Leur extraction, de plus en plus bourgeoise (17), plus nettement encore avec le recrutement à bac + 5 des nouveaux entrants, n’y est sans doute pas pour rien. Après quatre ans de vexations et de démolitions, il y a fort à parier qu’ils ne voteront pas dans les mêmes proportions pour le président sortant. Une chose est sûre : dans les salles des professeurs, la voie reste ouverte pour un avatar de M. Macron.

 

 

 

 

[Précision pour clarifier:

*Je suis pas sceptique envers les contractuels eux-mêmes, qui font un bon travail pour la majorité d'entre eux mais plus sur le principe même de contractualiser les profs.

Prof-fonctionnaire, ça veut dire salaire à la personne - les considérations de mérite, de rendement, d'efficacité, etc. n'avaient pas leur place chez nous (en tant que TZR, mon salaire de base reste le même, peu importe si je suis en collège avec des 6e, 5e et 4e ou au lycée avec des Spé et des BTS, peu importe si on me laisse un mois sans remplacement ou pas, peu importe si je fais mes 18h face-élèves ou moins) mais ces considérations ont fini par polluer l'école (c'est pour cela que, par ex., l'apprentissage "par compétences" a été finalement très bien intégré - alors même que le terme de "compétence", à comprendre comme savoir-faire et savoir-être, s'oppose frontalement à l'idée du partage de savoirs et de développement de l'esprit critique) jusqu'à en oublier que l'école n'est pas là pour trier les élèves et les préparer à être de bons employés plus tard.

En traitant les profs comme de simples employés dociles, on les incite à considérer les jeunes comme de futurs employés dociles et à les former en fonction. Et c'est pour ça que je vois la contractualisation des profs - ainsi que les histoires de primes "au mérite" (les profs sont les fonctionnaires qui bénéficient le moins de primes) - comme un problème grave pour l'école entière.]

Edited by LudicrousC
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